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Formation continue: Les dispositifs sous utilisés

Par L'Economiste | Edition N°:1764 Le 10/05/2004 | Partager

. Taux de pénétration dans les entreprises: Moins de 3%. En cause: Manque d’information et de communication . Rôle des associations professionnelles à renforcer Les programmes et mécanismes pour inciter et soutenir les actions de formation continue ne manquent pas. Mieux, ils ne cessent de se multiplier pour toucher le maximum d’entreprises. Contrats spéciaux de formation, tiers payant, formations sectorielles… Mais les entreprises sont peu enclines à envoyer leurs salariés en formation continue. En témoigne le faible taux de pénétration dans l’entreprise: Moins de 3%. Ou encore le nombre des bénéficiaires: 160.000 salariés, soit à peine 15% des effectifs globaux déclarés à la CNSS (chiffres 2002). Selon Hafid Kamal, directeur de la Formation en cours d’emploi à l’OFPPT, ce taux grimpera à 25% dans trois ans. Mais ce sera encore maigre, déplore-t-il en comparaison par exemple avec les pays asiatiques. «Vu le nouveau contexte économique dans lequel évolue l’entreprise marocaine et les différents défis auxquels elle doit faire face, beaucoup reste à faire», souligne, pour sa part, Michel Devalland, expert français. Ce constat réitéré lors du forum FormAction(1), a focalisé les discussions et suscité de vives réactions parmi l’assistance. Pourquoi les entreprises marocaines, et particulièrement les PME/PMI qui constituent l’essentiel du tissu économique, boudent-elles toujours la formation continue? Pourquoi les mécanismes et dispositifs de financement sont-ils peu utilisés? Aujourd’hui, sur les 60.000 adhérents de la CNSS, seuls 1.230 bénéficient des actions de formation dans le cadre des contrats spéciaux de formation (CSF). Parmi eux, 570 sont des grandes entreprises et 660 des PME, souligne Mustapha El Baze, consultant et DG du Cabinet Focs qui a mis l’accent sur la faible utilisation de la taxe de formation professionnelle (TFP, elle équivaut à 1,6% de la masse salariale). Celle-ci n’est utilisée aujourd’hui qu’à hauteur de 20%. Sur 760 millions de dirhams, les CSF n’absorbent en effet que 150 millions. «Non seulement la TFP est peu utilisée, déplore l’intervenant, mais elle est aussi inégalement utilisée selon les secteurs et les régions. Ainsi, par secteur, ce ne sont pas toujours les gros contributeurs qui sont les mieux servis, souligne El Baze. En effet, alors que les textiliens ne contribuent qu’à hauteur de 12%, leur consommation via les CSF s’élève à 22%. En revanche, celle du tertiaire, le plus gros contributeur avec 52%, n’est que de 30%. Comme il fallait s’y attendre, la majorité des entreprises bénéficiaires (85%) est concentrée sur l’axe Casablanca-Rabat-Tanger. L’explication de Hafid Kamal: Ces entreprises sont peut-être mieux informées. Le déficit en communication et le manque d’information ont été particulièrement montrés du doigt lors de FormAction, d’où le rôle des associations professionnelles. Intervenants et assistance étaient unanimes. . Des freins multiplesLes chefs d’entreprise sont très peu sensibilisés sur les programmes et dispositifs institutionnels mis en place pour renforcer la formation continue au sein de la PME/PMI. «Le dirigeant est souvent victime de la carence en informations», martèle Mustapha El Baze. Le directeur de l’Institut de l’OCP, Hassan Hakim, abonde dans le même sens. «De par notre expérience avec nos fournisseurs, nous constatons chaque jour la faible prise de conscience des patrons des PME de l’importance de la formation continue», souligne-t-il. Les freins sont multiples et en grande partie liés à des caractéristiques inhérentes à la nature même de la PME. Généralement, soulignent des intervenants, ce sont des structures familiales où le patron estime que son grand mérite réside dans la création de l’entreprise, et son ambition s’arrête là.


Deux tiers des opérateurs dans le privé

Alors que les entreprises, et particulièrement les PME qui représentent le plus gros du tissu économique, rechignent à s’engager dans des actions de formation continue, le nombre des prestataires ne cesse, lui, de progresser. En l’espace de six ans, le marché s’est enrichi de nouveaux opérateurs. Leur nombre est ainsi passé d’une soixantaine en 1996 à environ 600 en 2002, indique Hafid Kamal, directeur de la Formation en cours d’emploi à l’OFPPT. C’est le privé qui se taille la part du lion avec 68%. Arrive en deuxième position le public avec seulement 16%. Les prestataires étrangers s’adjugent 7% et la formation en interne 9%. Khadija EL HASSANI----------------------------------------(1) Celui-ci a été organisé à Casablanca du 22 au 24 avril 2004

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