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Economie

Dix ans de politique monétaire
L’inflation terrassée

Par L'Economiste | Edition N°:1906 Le 30/11/2004 | Partager

. Elle est tombée à 2% contre 12% en 1982. Le loyer de l’argent suit la même tendance. La balance des paiements excédentaire depuis 3 ansBank Al-Maghrib dresse un bilan plutôt positif de la politique monétaire menée depuis plus d’une décennie. Les instruments utilisés sont aux standards internationaux et les mesures engagées depuis 1991 ont porté leurs fruits. Baisse du loyer de l’argent, maîtrise du taux d’inflation et de la création monétaire, amélioration du compte courant de la balance des paiements. Reste à traiter la surliquidité du marché interbancaire. Celle-ci résulte du flux de devises généré par les opérations de privatisation et la croissance soutenue des transferts des MRE ainsi que des recettes touristiques. Pour affiner le cadre de la politique monétaire, la Banque centrale a lancé plusieurs études qui sont actuellement en cours de finalisation. L’objectif recherché est de mieux cerner l’analyse et la prévision des prix ainsi que les mécanismes de transmission de la politique monétaire, sans oublier les relations entre la monnaie et les diverses variables économiques.En attendant l’adoption du nouveau cadre législatif qui prévoit la possibilité d’émettre des titres pour renforcer son dispositif d’intervention, BAM continue de recourir aux outils de régulation dont elle dispose. En septembre, elle a résorbé les excédents de liquidités en recourant à la facilité de dépôts pour près de 5,3 milliards de DH en moyenne quotidienne et aux reprises de liquidités (519 millions de DH). Le taux interbancaire a fléchi de 12 points de base à 2,27% en moyenne, niveau légèrement supérieur au taux plancher de la facilité de dépôt (2,25%). Parallèlement, les taux d’intérêt, à l’exception des taux de rémunération des dépôts à terme, se sont inscrits en baisse.• Le niveau des taux d’intérêt n’a cessé de baisser du fait des mesures d’assouplissement des conditions de financement. Le taux débiteur est ainsi passé de 14 à 16% au cours de la première moitié des années 90 et s’établit actuellement à 8% en moyenne. Cependant, cette baisse ne semble pas profiter à l’ensemble de la clientèle. Une catégorie de PME se voit facturer des taux de 12 à 13%, voire tout simplement refuser l’octroi de crédit. Cette situation paraît d’autant plus paradoxale que les banques, dans un contexte d’abondance de liquidités, sont prêtes à placer leurs excédents auprès de BAM à un taux de 2,25% au titre de la facilité de dépôts à 24 heures. Elle tient en fait au manque de transparence des situations comptables des entreprises et à l’ampleur du portefeuille de créances en souffrance, détenu par les banques notamment.Le problème se trouve donc ailleurs. Cependant, la banque centrale n’y est pas restée insensible. Elle a initié récemment une série d’actions visant à améliorer la visibilité sur les PME et donc à réduire le risque de crédit auquel s’exposent les banques.• Le taux d’inflation est inférieur à 2% contre 12,5% en 1982. La politique monétaire a en partie contribué à cette décrue. Mais l’effort de l’Etat pour contenir le déficit budgétaire y est également pour beaucoup. De même, les réformes structurelles engagées dans le cadre du PAS ont amélioré la concurrence sur le marché intérieur. A en croire les analystes de la banque centrale, l’impact de la flambée du cours du pétrole sur les prix intérieurs dépendra de l’évolution du marché mondial en 2005 mais également de la politique de soutien des prix qui sera menée par l’Etat. • Le solde du compte courant de la balance des paiements est excédentaire pour la troisième année consécutive. En 2003, il était de 3,6% du PIB. Une performance qui compense l’aggravation du déficit commercial. Les disponibilités en devises représentent, elles, une année d’importation de marchandises.


Les MRE dopent la masse monétaire

Les agrégats monétaires sont en léger dépassement par rapport aux objectifs annuels (6,5 à 7,5%). Mais ce dépassement est lié à la hausse continue des flux de devises suite à la bonne tenue des transferts MRE et des recettes touristiques. D’après les chiffres de l’Office des Changes à fin septembre, les premiers ont progressé de 7,2% à 28,5 milliards de DH et les secondes de 9,7% à 26,7 milliards de DH.En revanche, le crédit intérieur augmente modérément. A fin septembre, les concours à l’économie ont atteint 258,2 milliards de DH, en hausse de 5% depuis le début de l’année et de 8,7% sur une base annuelle. Ce rythme est supérieur à celui de la croissance économique (environ 5% à prix courants). Les créances nettes sur l’Etat se sont, quant à elles, inscrites en repli de 6,8 milliards de DH, suite à l’amélioration de la position nette du Trésor auprès de BAM de 1,7 milliard et à la diminution de ses recours aux banques de 5 milliards de DH. M. K.

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