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Développement humain: Le Maroc peut mieux faire

Par L'Economiste | Edition N°:1667 Le 22/12/2003 | Partager

. Les disparités régionales sont les principales entraves à l’évolution de l’IDH. La déconcentration est limitée et la décentralisation manque d’autonomie Le Maroc est-il sur la bonne voie pour rattraper le retard en matière de développement humain? Est-il en progression ou en régression par rapport aux pays arabo-africains? Le rapport sur le développement humain au titre de 2003 qui a été présenté jeudi dernier à Rabat lève le voile sur les avancées réalisées dans certains domaines et des déficits qui persistent dans d’autres.Le Maroc revient de loin en matière de développement humain. Il est en train son rattraper le retard de manière régulière. Selon le PNUD, les progrès enregistrés dans le domaine de la scolarisation à l’enseignement fondamental et de la couverture médico-sanitaire rurale conduiraient à la réalisation des valeurs cibles (en éducation et santé) du plan de développement économique et social 2000-2004. L’estimation de l’indice de développement humain (IDH) pour 2002, sur la base de l’avancée récemment réalisée par les indicateurs élémentaires, montre en effet que cet indicateur se fixerait à un niveau de l’ordre de 0,63, permettant ainsi au Maroc de mieux avancer dans l’échelle du développement humain. Ces nouvelles données n’ont pas été toutefois prises en considération dans le rapport, puisqu’il a été préparé sur la base des statistiques disponibles en 1999. Le travail du comité chargé de l’élaboration du rapport avait commencé en 2000, date de la déclaration éponyme adoptée par 191 pays dont le Royaume du Maroc. “Il faut attendre les résultats de l’enquête sur la consommation qui est en cours et celle sur le niveau de vie des ménages pour avoir une idée précise de l’évolution de l’indice de développement à la lumière des efforts consentis par le gouvernement ces dernières années”, a insisté Ahmed Lahlimi, haut-commissaire au Plan.Les disparités régionales et la problématique de l’allocation des ressources sont les principales entraves à la progression de l’ IDH. Son évolution au Maroc a été de 1,4% entre 1975-1998 et de 2% entre 1993-1999. La progression de cette tendance au rythme de cette dernière période se traduirait selon les experts du PNUD par un éventuel recul du pays, sauf si l’avancée récemment enregistrée est consolidée et soutenue pour permettre d’entretenir un progrès rapide en matière d’évolution de l’IDH.Les disparités sociales du développement humain dégagent deux tendances. La première est liée à la faiblesse relative de la scolarisation de la fille rurale en situation de pauvreté. La seconde montre qu’il existe un important potentiel d’enfants ruraux dont la scolarisation peut être motivée par la contribution des pouvoirs publics et de la société civile à la réduction des coûts de l’éducation. L’indice le plus élevé en milieu rural a été enregistré dans la zone de Guelmim Essemara et dans la zone de Laâyoune-Boujdour-sakia El Hamra en milieu urbain.Le rapport montre également que, quel que soit le niveau de revenu au Maroc, la femme observe un déficit systématique en développement humain. “L’écart est appelé toutefois à se rétrécir davantage si le Maroc se montre en mesure de réaliser les objectifs du plan et dans la perspective de l’application du nouveau code de la famille”, affirme le rapporteur du rapport.Au niveau de la gouvernance du développement humain local, qui constitue le thème central, le rapport a notamment appelé à la nécessité de rénover le financement du développement local, en raison du faible rendement des impôts, à la rationalisation de l’utilisation des ressources financières et à la mise à disponibilité à temps des ressources auprès des collectivités locales. Le rapport a conclu également que la démocratisation du processus de décentralisation est un enjeu capital. L’expérience marocaine a montré que la tutelle n’a pas rénové ses instruments. Il est donc devenu indispensable d’alléger la tutelle financière et de renforcer le contrôle a posteriori ainsi que le sous-encadrement des collectivités locales.La déconcentration demeure également bien limitée, malgré toutes les actions entreprises pour sa réalisation. D’où une administration locale à deux vitesses: une administration locale décentralisée en expansion et disposant de compétences de plus en plus larges, et une autre insuffisamment déconcentrée, sous-dotée de moyens humains et matériels.


Innovations du rapport

Le nouveau rapport 2003 présente beaucoup d’innovations par rapport aux deux précédents rapports (1997 et 1999). Les conclusions du premier rapport 1997 sur le développement humain consacré au diagnostic des secteurs sociaux, avaient apporté un certain nombre d’éclairages sur les progrès et les déficits sociaux, notamment le retard accusé dans le monde rural et la faiblesse du processus participatif. Le second rapport avait recommandé la mise en place de partenariats pour rattraper le retard du développement du monde rural mais avec un grand déficit dans le domaine de la gouvernance. C’est pourquoi le troisième rapport a mis l’accent sur la gouvernance et le développement humain local. Le rapport 2003 a également innové pour la première fois, avec le calcul de l’indice de développement humain par région. Cette méthode a montré que la scolarisation et l’alphabétisation sont des facteurs déterminants dans l’évolution de l’IDH.Noureddine FASSI

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