×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Des idées pour le tourisme
Le mode de classement des hôtels est caduc

Par L'Economiste | Edition N°:1848 Le 07/09/2004 | Partager

. Une nouvelle procédure est prévue pour 2005. Objectif: Assurer une adéquation entre les prestations et le standing Surclasés ou sous-classés… tels sont les commentaires qui reviennent souvent au sujet des établissements hôteliers au Maroc. Car l’écart est généralement flagrant lorsque l’on compare des unités étrangères à des hôtels de la même catégorie au Maroc. La solution serait de revoir les normes de classement afin d’améliorer la qualité de service, préconisent des professionnels du tourisme. Il s’agit, selon eux, d’un moyen de relancer le processus de mise à niveau de l’environnement de l’activité touristique (animation, amélioration de la qualité des prestations, entretien, équipements…). L’enjeu est de taille, car il va falloir ériger les établissements hôteliers en tant que vecteur de développement de l’activité touristique. Selon des professionnels relevant de centres régionaux d’investissement, il faut revoir le système actuel d’évaluation et de classement des structures hôtelières. Une doléance qui tombe à point nommé puisque le Souverain a exhorté le département de tutelle à revoir le système actuel. Aujourd’hui, le système de classement des établissements fonctionne et évalue ces unités hôtelières selon des critères bien déterminés et arrêtés par le ministère de tutelle. Communément appelés critères 5, 4, 3, 2 et villages de vacances, lesdits indices consistent à confirmer ou infirmer le classement. Autrement dit, après inspection, la commission délivre à chaque établissement visité une notification. Il s’agit aussi bien de déclassement que de promotion. Ainsi, au terme de l’évaluation, un rapport détaillé sur les conclusions de la commission et une série de recommandations sont délivrés pour accélérer la mise à niveau. Parmi les motifs récurrents de déclassement, figurent notamment les dégradations de standing ainsi que de multiples défaillances relevées à différents niveaux, tels que la qualité de service, l’état des locaux et l’équipement, la restauration… mais surtout le manque d’entretien et le nombre élevé de plaintes sur la qualité de service, ou encore l’inadaptation des équipements aux standards requis. Aujourd’hui, les opérateurs souhaitent que la commission nationale pour le reclassement des unités hôtelières, relevant du ministère du Tourisme, revoie ses normes. Et ce, par un cahier des charges plus strict. “Il serait judicieux que la commission d’évaluation locale puisse être parrainée par un bureau d’expertise neutre”, préconisent des professionnels du secteur hôtelier. Et d’ajouter qu’en tant que sous-traitant du ministère, le bureau technique pourrait servir de garde-fou à la commission locale. Autrement, les hôtels vont tirer vers le bas la stratégie du tourisme et contrecarrer les efforts entrepris en termes de commercialisation et promotion. En général, jusque-là, des opérations coup de poing de classement sont souvent menées de manière inopinée, mais a priori, elles butent sur la problématique de mise à niveau. Des cas de déclassement d’hôtels ont eu lieu, ces derniers temps, à Marrakech, Casablanca mais aussi dans le nord, à Tanger et Tétouan. . Plans de formationAutre inquiétude des professionnels hôteliers, la politique tarifaire menée par certains établissements. “Il est impératif que la politique tarifaire des unités soit compatible avec leur classement”, précise un hôtelier, dénonçant des 5 étoiles qui bradent leurs tarifs et s’alignent sur ceux des 3 étoiles. Selon ce dernier, en procédant ainsi, les hôtels sont incapables d’assurer des services et le standing pour lesquels ils sont autorisés. Enfin, les professionnels restent unanimes sur l’amélioration de la qualité. Selon le responsable d’un CRT, “il va falloir obliger tous les hôteliers à instaurer des règles d’hygiène strictes dans leurs cuisines”. La logique veut, ajoute-t-il, que les normes soient certifiées par des organismes extérieurs, parallèlement à des plans de formation pour améliorer la qualité de service.Dans le même esprit, de nouvelles procédures de classement sont prévues par le département du Tourisme. Elles seront opérationnelles à partir de l’année prochaine. L’objectif étant d’assurer une adéquation entre les prestations offertes et le niveau de classement des établissements. In fine, l’intérêt, selon un opérateur, est de disposer de normes qualitatives nationales en conformité avec les standards internationaux.Pour l’heure, les pouvoirs publics veulent consolider les acquis basés sur l’amélioration des résultats pour augmenter le nombre de touristes. Ainsi, au terme de l’année 2004, franchir le cap des 5 millions de touristes… c’est désormais chose réalisable au terme de celle en cours. A en croire la dernière sortie du ministre du Tourisme, la hausse enregistrée durant les 7 premiers mois de l’année conforte cette donne. Plus qu’un souhait, “nous prévoyons de franchir le niveau des 5 millions de touristes”, a déclaré Adil Douiri lors d’une séance de travail présidée par le Souverain la semaine dernière à Ifrane. Consacrée à l’étude des résultats réalisés par le secteur durant les 7 premiers mois de l’année, la séance de travail a également permis d’évaluer les résultats des investissements touristiques ainsi que l’état d’avancement des nouvelles stations balnéaires programmées dans le cadre du plan Azur. En termes de bilan, c’est un satisfecit qui se dégage compte tenu des croissances réalisées en nombre de touristes, de nuitées ou encore les recettes générées. Les résultats sont le fruit d’une synergie marquée par l’intensification des efforts d’un ensemble d’intervenants, du transport aérien à la tarification des services en passant par la commercialisation.


Plus de 3 millions de touristes en 7 mois

Selon les statistiques du ministère, durant les 7 premiers mois de l’année, ce sont quelque 3,16 millions de touristes qui ont visité le Maroc. Ce qui correspond à une hausse de 19% par rapport à la  même période de l’année dernière. Même trend haussier pour le secteur hôtelier, qui a enregistré une variation de 17%. Chiffres à l’appui, les établissements hôteliers ont été nombreux à afficher complet cet été. En témoignent les 7,37 millions de nuitées enregistrées entre les mois de janvier et juillet 2004, contre 6,32 millions au titre de la même période de l’année dernière. Naturellement, les recettes touristiques se sont également inscrites à la hausse. Toujours à fin juillet dernier, les recettes ont été de 17,53 milliards de DH, soit une hausse de 4,5% par rapport à la même période de l’an dernier.Même tendance haussière enregistrée au niveau du trafic global des passagers. Ce dernier s’est accru de 12,9% dans les principaux aéroports au cours des sept premiers mois de l’année 2004, indique le ministère de l’Equipement et du Transport.Les hausses les plus significatives ont été enregistrées au niveau des aéroports de Fès 53%, Marrakech 17% et Agadir 14,8%, précise une note du ministère sur la libéralisation du transport aérien au Maroc. Amin RBOUB

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc