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Corruption: La dégringolade du Maroc

Par L'Economiste | Edition N°:1880 Le 21/10/2004 | Partager

. Il est classé 77e dans le dernier rapport de Transparency International. Alors qu’il était 52e en 2002 et 70e en 2003 LE Maroc s’illustre encore parmi les pays les plus corrompus. Il est classé 77e dans le monde avec un petit 3,2 d’indice de perception de corruption tel que le dévoile le rapport annuel de Transparency International, rendu public le 20 octobre dernier. Faisant pâle figure par rapport aux Emirats arabes unis, la Jordanie ou encore la Tunisie, son rival de toujours, le Royaume se contente de jouer dans la même cour que l’Egypte, le Bénin ou la Turquie. Grosse surprise provenant de la Chine qui elle n’affiche pas un glorieux score. Avec un indice qui ne dépasse pas les 3,4 et une position peu enviable (71e), la Chine a encore beaucoup de chemin à faire pour honorer la place qu’on lui attribue déjà sur l’échiquier mondial. Toujours est-il, c’est la place du Maroc et surtout sa dégringolade (le Royaume était 52e en 2002 et 70e en 2003) qui retiennent le plus l’attention et interpellent Transparency Maroc. Celle-ci appelle, une fois de plus, les pouvoirs publics et tous les acteurs concernés «à s’engager d’urgence dans l’élaboration et la mise en place d’une stratégie nationale de lutte contre la corruption», est-il indiqué auprès du bureau exécutif de Transparency Maroc. Pour ce faire, l’ONG propose un manifeste de 15 mesures de lutte contre la corruption, pour servir de base «de dialogue afin d’initier une dynamique et une mobilisation nationale contre le phénomène de la corruption». Le tout, «avec une initiation rapide des réformes juridiques, institutionnelles et éducatives». Bachir Rachdi, ancien directeur de Transparency Maroc, pense qu’au-delà de la sanction morale du classement, celui-ci nuit gravement à l’investissement. «Si le Maroc n’arrive pas à redresser cette image de pays corrompu, nous atteindrons difficilement les objectifs fixés. Les investisseurs étrangers ne suivront pas tant que le climat des affaires n’est pas rassurant», s’indigne-t-il. Rachdi explique cette dégringolade par un recul de la lutte contre ce fléau. «L’historique du classement montre que le Maroc a pu en 2000 redresser la barre et gagner quelques places dans le classement. Ce qui était dû à un engagement ferme et sans équivoque de la part des pouvoirs publics et de la société civile pour lutter activement contre la corruption». En effet, l’année 2000 a connu la création du Comité national de lutte contre la corruption qui s’était fixé des objectifs à court et moyen termes. «Aujourd’hui, ce comité est caduc. Il a été transformé en commission de moralisation de la vie publique qui a été vidée de son sens de lutte. Et ce mal endémique résiste au discours de moralisation», souligne Rachdi. Selon lui, il est plus qu’urgent de «planifier les actions de lutte contre la corruption, fixer des échéances de réalisation à court, moyen et long termes, mettre en place des systèmes d’évaluation périodiques et réguliers». La création d’une instance indépendante fait également partie des doléances des professionnels. Celle-ci serait une force de proposition et de développement d’une véritable stratégie nationale pour la lutte contre la corruption, dans le cadre d’une large concertation entre les différents acteurs impliqués dans ce processus. A commencer par les pouvoirs publics, le monde des affaires et la société civile. La justice n’est pas en reste. Et malgré les efforts conjugués de l’appareil judiciaire marocain et de la Banque Mondiale afin de moderniser les tribunaux de commerce, la justice nationale n’en reste pas moins peu convaincante, surtout par rapport aux investisseurs étrangers.Naoufal BELGHAZI

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