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Coface: Attention aux dérives des finances publiques!

Par L'Economiste | Edition N°:1817 Le 22/07/2004 | Partager

. La dette intérieure pèse lourd sur le budget. Le Royaume maintient tout de même sa note A4 . Redressement des comptes publics, réduction de la pauvreté… les chantiers “Si la bonne tenue du secteur agricole a permis à l’économie marocaine de renouer avec des taux de croissance élevés, le comportement de paiement des entreprises, notamment dans les secteurs du textile et de l’agroalimentaire où les retards de paiement restent importants, est le même”, estiment les experts de la Coface, dans leur dernier rapport publié début juillet 2004. N’ayant pas subi de grands changements depuis l’année dernière, aux yeux de la Coface, le Maroc se voit attribuer la même note, A4. Le Royaume fait donc toujours partie de la dernière tranche des bons risques. Selon les experts, «le comportement de paiement des entreprises est assez moyen et les délais ne sont pas toujours respectés”. Le rapport ajoute que le pays pourrait en outre être affecté par un environnement économique et politique susceptible de se détériorer, la probabilité que cela conduise à un défaut de paiement reste acceptable”.Sur les opérations d’investissement, le Maroc représente, toutefois, un risque “modérément élevé, jugé acceptable”, précise la Coface. Sur ce plan, le Royaume se retrouve sur un pied d’égalité avec la Tunisie, l’Afrique du Sud ou encore le Mexique. Dans son analyse, qui présente de nombreuses similitudes avec les rapports de la banque centrale, ou encore celui du Centre marocain de conjoncture (voir aussi pages précédentes), l’assureur français relève des facteurs de fragilisation du pays: une économie trop dépendante de l’agriculture, un taux de chômage et une pauvreté encore élevés, et une dette intérieure qui pèse trop lourd sur la marge de manoeuvre budgétaire.En revanche, le Royaume dispose de plus d’un atout pour booster son économie. Les experts de la Coface citent, entre autres, les richesses potentielles du pays (ressources naturelles, tourisme, population) ainsi que l’accélération du rythme des réformes structurelles. La proximité avec l’Union européenne, est un avantage considérable qui dynamise l’économie. Autre atout, la réduction de la dette extérieure. “Le besoin de financement faible tend à diminuer et la politique menée par les autorités a réduit l’endettement extérieur”, argumentent les analystes de la Coface. Côté politique, le Maroc jouit toujours d’un a priori positif en dépit des fâcheux évènements du 16 mai 2003. “Sa stabilité politique et son évolution démocratique lui assurent le soutien des bailleurs de fonds”, selon le rapport. De plus, le Maroc bénéficie de la confiance des marchés internationaux de capitaux ainsi que du soutien politique et financier des pays occidentaux et des institutions multilatérales.L’accent est également mis sur l’accélération des réformes structurelles pour pouvoir réduire la dépendance agricole. Les taux de croissance élevés tirés de ce secteur ne reflétant en aucun cas la croissance réelle.Outre la poursuite des réformes (privatisations, réforme bancaire, code du travail), les experts de la Coface recommandent au gouvernement de redresser les comptes publics, dont les déficits engendrent une dette publique importante. “L’Etat doit également, avec une marge de manœuvre faible, engager des programmes hardis de lutte contre la pauvreté”, expliquent-ils. L’aggravation des tensions sociales et leur dérive vers l’extrémisme politique risquent, en effet, d’avoir un impact négatif sur les investissements étrangers et les recettes du tourisme. Par ailleurs, le problème, non résolu du Sahara, continue d’affecter les relations avec l’Algérie.


Que vaut le A4?

La grille de notation de la Coface est répartie sur sept échelles, allant de A1 à A4 pour les risques investissement et B, C, D pour les risques spéculatifs. Ainsi, le A1 qui équivaut à une situation politique et économique très stable, influe favorablement sur le comportement de paiement des entreprises généralement bon. La probabilité de défaut est très faible. Le A2 implique une probabilité de défaut faible même si l’environnement économique et politique du pays ou le comportement de paiement des entreprises du pays est un peu moins bon. Le A3, quant à lui, fait état d’un comportement de paiement généralement moins bon que les catégories précédentes, et qui pourrait être affecté par une modification de l’environnement économique et politique du pays. La probabilité que cela conduise à un défaut de paiement reste peu élevée. Le A4, note du Maroc, fait état d’un comportement de paiement souvent assez moyen et qui pourrait en outre être affecté par l’environnement économique et politique. La probabilité que cela conduise à un défaut de paiement reste acceptable. Fedoua TOUNASSI

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