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Economie

Casablanca: Le CHU externalise la collecte des déchets

Par L'Economiste | Edition N°:1918 Le 16/12/2004 | Partager

. C’est la société espagnole Athisa qui a remporté le marché. Elle se mettra au travail à partir de févrierLe CHU Ibn Rochd de Casablanca vient d’externaliser ses déchets. C’est la société espagnole Athisa Maroc qui a remporté le marché. “Dès qu’on a lancé l’appel d’offres début septembre, il y a eu un engouement de la part des entreprises spécialisées”, affirme Mohamed El Andaloussi, directeur du CHU Ibn Rochd. En fait, 5 sociétés étaient en course: 2 françaises, 1 espagnole, 1 autrichienne et 1 marocaine. Finalement, c’est Athisa qui a remporté la partie “pourvu qu’elle soit en mesure de traiter les déchets hospitaliers dans une usine dans laquelle la société doit investir au Maroc”, explique El Andaloussi. L’opérateur doit être à pied d’oeuvre, dès février prochain, pour une durée d’une année renouvelable par tacite reconduction pendant 3 ans. Il a pour mission, selon le cahier des charges, la collecte, le transport et la destruction des déchets. Des services qui coûteront entre 1,8 et 2,5 millions de DH en fonction de la quantité des déchets collectés. Les déchets d’activité de soins sont essentiellement composés de matières infectées (sang, aiguille…) tandis que les déchets anatomiques se constituent surtout de parties de corps amputées. Ces dernières doivent êtres manipulées séparément et traitées par ensevelissement. C’est Tit Mellil qui fera office de site où les déchets seront détruits par la méthode de broyeur et stérilisation.Dans l’ensemble, l’activité hospitalière au CHU génère près de 70% d’ordures ménagères et assimilables (hébergement, restauration, jardinage, balayage, déchets de travaux…) et 30% de déchets d’activité de soins. Les déchets spécifiques en représentent 25%. Ils sont, dans une large mesure, produits au niveau des unités médico-techniques (pansements, tubulures, compresses, cotons, plâtres…). Les 5% restant sont constitués de déchets à risque occasionnés par les blocs opératoires, les laboratoires, les services de dialyse et de radiologie (sang et dérivés, lames, tissus…). Notons au passage que les déchets radioactifs sont régis par une réglementation spécifique élaborée par le Centre national de radioprotection. Selon une estimation approximative, le CHU produit 3 kg de déchets par jour et par lit. Ayant une capacité d’hospitalisation de 1.700 lits, le centre génère 5.100 kg d’ordures par jour. Du reste, la formation est l’épine dorsale de tout ce dispositif. La direction s’y investit d’ailleurs à fond en collaboration avec le CLIN (Comité de lutte contre les infections nosocomiales). Selon El Andaloussi, “la formation du personnel en gestion des déchets de soins a pour but d’avancer significativement dans la collecte correcte à l’intérieur de l’hôpital”. Objectif qui ne peut être atteint qu’avec l’implantation des méthodes de conditionnement, de mise en conteneurs et de transport qui respectent rigoureusement les “circuits propres et sales”. Sont ainsi concernés par cette formation les infirmiers, les médecins et les techniciens d’hygiène. Il s’agit de les sensibiliser à l’importance du triage des groupes de déchets. Triage qui pourrait réduire les déchets à risque de 15% et, partant, la facture à payer par le centre. La société Athisa, attributaire de la gestion des déchets hospitaliers pour le compte du CHU, a ficelé un programme de formation. Les modules le composant diffèrent selon le groupe cible et en fonction de l’objectif escompté. Au niveau des comportements, il s’agit d’initier les stagiaires à l’acquisition de nouveaux réflexes. Sont ainsi visées des valeurs comme “la responsabilisation de la gestion et la valorisation de l’effort collectif”. Le programme entend également imprégner au personnel hospitalier des habitudes adéquates à même d’optimiser la gestion des déchets. L’objectif cognitif fait de la connaissance des facteurs impliqués dans la gestion des déchets hospitaliers le leitmotiv de la réussite. Le personnel est appelé à s’investir dans l’apprentissage des caractéristiques de chaque type de déchets, des critères de séparation et des diverses variantes de conditionnement. Tout cela pour garantir un stockage approprié avant le transport vers le site de destruction. Les infirmiers, les médecins et les techniciens d’hygiène sont sollicités pour apprendre, en dernier lieu, les principes d’une bonne “psychomotricité” ou encore d’habileté. En fait, ils doivent connaître le circuit de la collecte, du transport et de stockage. Des points de “situation” des conteneurs seront ainsi délimités, les groupes de déchets identifiés et les “circuits propres et sales” décrits minutieusement. Des couleurs différentes faciliteront la reconnaissance des conteneurs affectés aux déchets à risque (rouge) et autres réservés aux déchets ménagers et assimilables. Ces volets de formation, une fois bien assimilés, permettront au CHU Ibn Rochd de faire des économies. Une application rigoureuse des critères de triage pourrait réduire la quantité des déchets à risque de près de 20%. Ce qui allégera énormément la facture à payer. Côté logistique, les camions de transport sont équipés de balances de pesage et d’un lecteur de code à barres. Ils disposent aussi d’un système d’émission de fiches qui identifient, entre autres, les lieux d’enlèvement, la date, l’heure et le poids.


Le mieux disant

C'est la méthode du “mieux disant” qui a prévalu dans la passation du marché des déchets hospitaliers. Le cahier des prescriptions spéciales (CPS) tient compte à la fois de la notation technique et financière. La première récompense l’expérience, l’effectif à mettre en place, la logistique, les références dans le domaine et le programme de formation. L’offre technique occupe 30 à 40% de la note finale et l’offre financière s’arroge 60 à 70%.Ali JAFRY

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