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Politique

Budget 2005
Le record de l’investissement public

Par L'Economiste | Edition N°:1884 Le 27/10/2004 | Partager

. Il totalisera 70,07 milliards de DH contre près de 65 milliards l’année en cours. Un fonds de restructuration de 200 millions de DH pour l’endettement des PME. Le départ volontaire pour rajeunir la fonction publiqueLe Premier ministre respecte les formes. Driss Jettou a attendu que son ministre des Finances présente le projet de budget au Parlement, pour rencontrer la presse, chez lui, pour un ftour lundi soir. Il aurait même souhaité que Fathallah Oualalou soit à ses côtés, mais des obligations au Parlement l’en ont empêché. Au cours de cette rencontre, le Premier ministre a insisté sur le caractère volontariste de sa troisième loi de Finances (voir entretien en page 4). Les priorités de son gouvernement y sont tracées. Ainsi, il a cherché à mettre en relief trois éléments qualifiés d’importants. Le premier concerne le niveau de l’investissement public considéré comme un record. Il totalisera 70,07 milliards de DH contre près de 65 milliards l’année en cours. Sur ce chapitre, il a invité l’assistance à pousser l’analyse pour comparer les prévisions avec les réalisations de cette rubrique. “Quand nous consommions 60% du budget, cela était considéré comme un bon rendement. Aujourd’hui, les choses se passent autrement, les administrations et les établissements publics consomment totalement leur budget”, a rappelé Jettou. Deuxième élément important, le caractère social prononcé du budget. Les arbitrages ont été faits en faveur des départements sociaux: Education, Habitat, Santé… Dernier élément à mettre en relief: la prise en compte des demandes des PME et PMI. Force est de constater que la mise à niveau n’a pas été à la hauteur des ambitions. “Nous avons pris du retard, particulièrement dans l’industrie. Les outils existants n’ont pas fonctionné. Les entreprises sont très endettées et manquent de fonds de roulement. Et c’est à ce niveau qu’il faut intervenir. “Nous mettons en place un fonds de restructuration de 200 millions de DH pour traiter l’endettement des PME”, a annoncé le Premier ministre.Ce dernier est également revenu sur la refonte totale de la fiscalité locale. Dans ce sens, un projet accompagne la loi de Finances. Sur le chapitre de la TVA et l’IS, “beaucoup de trous”, selon son expression, existent dans la législation, permettant à nombre de secteurs d’échapper à ces deux impôts. A cette occasion, il a fait référence aux coopératives en affirmant qu’il n’a jamais été question de les taxer. Elles continueront à bénéficier des exonérations. Cependant, celles qui passent au stade industriel, c’est-à-dire font de la transformation et ont un chiffre d’affaires de 2 millions de DH, seront fiscalisées. “Dans cette affaire, le gouvernement ne vise pas les recettes. Il s’agit d’assurer l’égalité de traitement”, souligne-t-il. Les hammams ou les auto-écoles ne sont pas concernés. Ce n’est pas le cas pour les bougies de luxe. Les professionnels ont demandé que ces produits de décoration soient taxés à 7%. Ils pourront récupérer ce montant. Les bougies ordinaires, par contre, ne sont pas concernées. Pour Jettou, “le courage exige d’avoir une fiscalité adaptée à tous les secteurs au lieu de laisser des trous béants”. Sa démarche pour élargir l’assiette fiscale est pédagogique. Pour intégrer l’informel dans le formel, il est vital de traiter certaines catégories échappant à la fiscalité d’une manière légale. Donc, la stratégie est de démarrer par l’uniformisation et la simplification des procédures. En outre, les Chambres de commerce, d’artisanat peuvent jouer un rôle déterminant pour attirer vers le formel. Une commission composée de trois ministres (Adil Douiri, Salaheddine Mezouar et Rachid Talbi El Alami) travaille pour apporter assistance aux commerçants afin de les intégrer dans le formel. Les demandes de cette profession concernent notamment l’accès simple au crédit, la couverture sociale, médicale et la formation.La réforme de l’administration a été également au centre des préoccupations de Jettou. Deux ministères travaillent sur la question: la Modernisation des secteurs publics et les Finances. A ce stade, trois grands dossiers sont actuellement prioritaires. Le premier concerne le redéploiement. En effet, dans la fonction publique, certains ministères sont en sous-effectif, d’autres ont des pléthores de fonctionnaires. Il s’agira de trouver des passerelles entre les différents départements. Le deuxième dossier porte sur la décentralisation. Actuellement, les compétences se sont concentrées au niveau central, délaissant les régions.Enfin, troisième dossier et non des moindres: le départ volontaire à la retraite. Il est pratiquement ficelé, dira Jettou, avant de rappeler la volonté du gouvernement d’attirer vers la fonction publique des profils pointus et des jeunes. Il est également revenu sur l’horaire continu, actuellement en discussion. Le gouvernement le reprend, mais avec un calendrier pour préparer tout le monde à l’échéance. Pour lui, deux années seront largement suffisantes.Mohamed CHAOUI

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