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Benguérir: Bras de fer entre des agriculteurs et un promoteur italien

Par L'Economiste | Edition N°:1785 Le 08/06/2004 | Partager

. A l’origine du conflit, des arriérés de loyer non encore payés Un conflit oppose, depuis quelques jours, des promoteurs italiens à des propriétaires d’un domaine de près de 350 hectares dans la région de Benguérir. En effet, 80 propriétaires de N’zalat Laâdam réclament à la société agricole “Orziagri”, le paiement des arriérés de loyer dus au titre des années 2002 et 2003. Ils ont choisi comme moyen d’action pour se faire payer l’organisation d’un sit-in sur les terres objet du loyer. Or, la société italienne est aujourd’hui en pleine récolte de betteraves. Ces dernières ont été semées sur une superficie de 312 des 350 hectares de terres collectives louées à des tiers par l’intermédiaire des autorités locales. Auprès des dirigeants d’Orziagri, on reconnaît la dette de la société envers ces propriétaires. “On leur doit encore 870.000 DH représentant 18 mois de loyer et que nous allons leur verser dès que la récolte de betterave est achevée”, indique un responsable d’Orziagri. La récolte est régulièrement achetée par la Sucrerie de Tadla (SUTA). Cette dernière “ne peut payer une marchandise qu’elle n’a pas encore reçue et il faut, après livraison, attendre entre 15 et 20 jours pour pouvoir encaisser”, affirme-t-il. “Nous avons pu difficilement sauver la récolte de cette saison étant donné la saisie qui avait frappé le matériel de l’exploitation et nous allons régler tous les arriérés de location”, souligne-t-il (cf.www.leconomiste.com)Mais, du côté des propriétaires, on craint que “la récolte ne soit détournée pour le règlement d’autres arriérés” alors que “ce sont eux qui doivent bénéficier des premières recettes”. En attendant, ils sont décidés à mener leur action jusqu’au bout. C’est-à-dire jusqu’au paiement de leurs arriérés.Il est à rappeler que la société italienne est en conflit avec un de ses fournisseurs. Ce dernier lui réclame 12.500.000 DH, “valeur des semences et autres herbicides qui ont été livrés à Orziagri”. Les dirigeants de l’exploitation agricole contestent ce montant et disent “ne jamais avoir passé des commandes d’un tel montant et qu’ils n’ont jamais été livrés”. L’affaire est encore devant la justice.J. E. HERRADI

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