×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Assises des retraites
La CIMR veut redorer son blason

Par L'Economiste | Edition N°:1664 Le 17/12/2003 | Partager

. La Caisse planche sur un projet d’entreprise. Elle entend développer le nombre d’adhérents. Pour assurer la pérennité du régime en attendant la réforme du statutLa CIMR est décidée à regagner la confiance des opérateurs privés. Elle compte mobiliser ses troupes autour d’un projet d’entreprise en 2004. L’objectif étant d’arrêter un plan d’action quinquennal et mettre en place des outils de gestion moderne. Le projet d’entreprise prévoit notamment de revigorer la démarche commerciale pour développer le nombre d’adhérents. Il y va de la pérennité de la Caisse.Le moment est jugé opportun par le management, maintenant que la réforme est sur les rails. «Cette réforme paramétrique lancée en mars 2003 permet à la CIMR d’atteindre l’équilibre actuariel, autrement dit, de payer les pensions sur le long terme et assurer un équilibre entre la contribution des cotisants et les prestations qu’ils percevront une fois à la retraite», affirme Khalid Cheddadi, directeur général de la CIMR. En clair, la pension perçue sera désormais plus en rapport avec les cotisations versées.Pour autant, il faudra augmenter la population d’actifs cotisants pour consolider la mutualisation du régime et renforcer la réserve de prévoyance. A ce niveau, la réforme du statut de la CIMR paraît incontournable. D’abord, il est nécessaire de mettre en conformité le statut de la Caisse avec le nouveau code des assurances, surtout depuis qu’elle gère la part salariale. Un amendement portant sur une dérogation de 5 ans a été présenté fin 2002 par le ministre des Finances. Il devrait être discuté au niveau du Parlement.De plus, les experts prônent l’adhésion obligatoire à la CIMR, pour assurer définitivement sa viabilité. «L’équilibre actuel est fragile car il est basé sur une hypothèse de taux de croissance du nombre de cotisants de 0,5%», reconnaît le directeur général. Il faudrait donc accélérer la croissance du nombre d’adhérents pour préserver l’équilibre du régime. Sur le plan social, cet élargissement de la couverture permettra de limiter la perte de pouvoir d’achat des retraités. En effet, un cadre qui cotise uniquement à la CNSS et perçoit en fin de carrière un salaire de 20.000 DH, se retrouvera à la sortie avec une pension plafonnée à 4.200 DH (soit 70% du salaire plafonné à 6.000 DH). Aujourd’hui, moins de 30% des entreprises de plus de 10 salariés adhèrent à la CIMR. Quant aux professions libérales, elles en sont tout simplement exclues. Ce qui en dit long sur le gisement à exploiter dans les prochaines années. Maroc Telecom a adhéré au régime en 2003. Des pourparlers sont en cours avec Barid Al-Maghrib.«Pour ne pas répéter les erreurs du passé, la réforme de la gouvernance est essentielle», enchaîne Khalid Cheddadi. Selon lui, la réussite de la réforme du secteur est liée à l’adoption de trois grandes mesures: la promotion d’une charte de gouvernance commune aux caisses de retraite, l’adoption d’une loi-cadre et la création d’un organisme de tutelle de contrôle. Enfin, un observatoire national de la retraite indépendant aurait pour mission de réaliser des études sur l’évolution des régimes et des paramètres démographiques, techniques et de gestion financière.Sur le fond, la réforme de la retraite appelle également des choix de société. Ces choix doivent s’opérer en fonction des besoins et moyens susceptibles d’être mobilisés. C’est donc à l’ensemble de la communauté de se prononcer sur la population à couvrir, le niveau de couverture, le revenu minimum vieillesse à accorder indépendamment de la durée de cotisation et sur l’âge de départ à la retraite.


Les axes de la dernière réforme

La réforme paramétrique a concerné:- Le rapatriement de la part salariale des compagnies d’assurance.- La baisse du rendement à 10% grâce au gel de la valeur du point de liquidation jusqu’en 2010 et à l’augmentation du salaire de référence de 4% par an. Au-delà de 2011, la valeur du point de liquidation suivra l’évolution du salaire de référence pour maintenir le rendement à 10%.- Suppression des majorations familiales.- Contribution supplémentaire de 20% de la part patronale non génératrice de droits à partir de 2003 et étalée sur 5 ans.- Maintien des avantages gratuitsMouna KABLY

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc