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Agadir: Le Fish Morocco s’achève sur fond de crise

Par L'Economiste | Edition N°:1662 Le 15/12/2003 | Partager

. Les difficultés de la pêche hauturière influent sur les autres filières . Malgré le climat morose, la manifestation a réuni une centaine d’exposants de 15 pays C’est sur fond de crise du secteur que s’est déroulé en fin de semaine dernière à Agadir le salon international de la pêche. La visite de Mohamed Taïb Rhafès, ministre des Pêches maritimes, était vivement attendue par les professionnels des différentes filières du secteur. Les opérateurs sont dans le doute. “2003 se termine dans un climat plutôt morose pour le secteur car la crise de la pêcherie céphalopodière déteint sur toutes les autres filières”, souligne Abdelfattah Zine, commissaire du salon. Les armateurs de la pêche hauturière n’en peuvent plus en effet des arrêts biologiques. Ils sont d’autant plus inquiets qu’ils ne savent pas s’ils reprendront l’activité à l’issue du mois de décembre. Le ministère de tutelle a annoncé lors du prolongement de l’arrêt de pêche jusqu’à décembre que la reprise est conditionnée par les résultats des prospections de l’INRH (institut national de recherches halieutiques). Tout le monde est dans l’expectative et le climat est vraiment tendu. Pourtant en dehors du poulpe qui souffre d’une surexploitation, nos eaux contiennent selon des intervenants du secteur plus de 130 espèces à pêcher. Les céphalopodes ne représentent que 3% de la biomasse. Reste que, selon un armateur, les bateaux de la pêche hauturière ne peuvent faire que de la pêche au chalut. Ces unités sont surtout dédiées à l’extraction des céphalopodes. Elles ne capturent du poisson à écailles qu’accessoirement. A noter que ces dernières années, l’activité n’a fait l’objet que d’une gestion politique. Malgré l’ambiance morose, le Fish Morocco qui a bénéficié du soutien de l’ONP, sponsor officiel de la manifestation, a réussi le pari. La Chambre des Pêches maritimes d’Agadir (CPMA), qui a confié l’organisation de l’opération à l’agence Cap Evénement, est parvenue à réunir une centaine d’exposants, originaires de 15 pays. “Les enseignes présentes à cette édition ont auguré du tournant inéluctable et déjà amorcé par le secteur: celui d’une plus grande valorisation des captures”, a indiqué Lahcen Bijdiguen, président de la CPMA.


Grogne des marins

Une manifestation des marins de la pêche hauturière a failli se déclencher lors de l’ouverture du salon jeudi dernier. Une centaine d’entre eux n’attendaient que la tenue de la conférence de presse programmée, pour commencer à protester dehors. Le départ du ministre avant cette séance a fait tomber à l’eau leur plan. Leur colère ne s’est toutefois pas calmée. A l’origine, le prolongement du repos biologique. Ils sont sans travail depuis plusieurs mois et sans visibilité pour l’avenir. Pour leurs représentants, la solution à leur problème serait dans la mise en place d’un fonds de solidarité. Mais encore faut-il que les armateurs acceptent cette mesure. De notre correspondante, Malika ALAMI

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