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“Tirons profit de la présence chinoise”

Par L'Economiste | Edition N°:1664 Le 17/12/2003 | Partager

. Il s’agit d’une aubaine selon la CGEM…. …qui multiplie les actions pour promouvoir la destination Maroc. Les entreprises chinoises prêts à investir dans plusieurs secteursAlors que pour certains la menace chinoise se précise, pour la CGEM, il s’agit de tout autre chose. Les entrepreneurs chinois en visite au Maroc sont là pour faire des affaires. “C’est d’ailleurs une opportunité qu’il faut saisir au vol et en tirer un maximum de profit”, indique Khadija Doukali, coprésidente du Conseil d’affaires maroco-chinois au sein de la CGEM. Pour elle, le Maroc a fait le choix de l’ouverture et de la libéralisation, il faut l’assumer.Il est vrai que tant que la Chine était repliée sur elle-même derrière ses frontières, elle comptait peu. Maintenant qu’elle a pris le parti de l’ouverture, en devenant membre de l’Organisation mondiale du commerce, il faut la mettre sur chaque agenda politique, économique et culturel. “Personne ne peut plus imaginer l’avenir sans se positionner par rapport à cette puissance dotée aujourd’hui d’une vitesse de croissance difficilement imaginable, particulièrement au Maroc”, explique-t-elle. La CGEM qui oeuvre depuis quelques années pour promouvoir les relations commerciales avec cette future puissance a compris que le Maroc ne pouvait en aucun cas rater le coche. “Pour faire face à la menace chinoise, nous devons nous positionner par rapport à ce pays que ce soit politiquement ou économiquement”, ajoute-t-elle. De nombreuses actions ont été entreprises dans ce sens, dont notamment la création le 21 avril 2003 du Conseil d’affaires maroco-chinois en partenariat avec le CCPIT (patronat chinois). “Ils sont prêts à investir dans plusieurs secteurs, et c’est ce que nous recherchons”. Le potentiel est grand que ce soit dans le textile, la pêche, les industries légères… “Leaders mondiaux dans le domaine du textile, les entreprises chinoises sont à la recherche de partenaires pour des projets de joint-ventures. Ce serait dommage de les laisser filer en Tunisie ou en Egypte”, affirme Khadija Doukali. La CGEM a essayé de mettre en avant la position géographique du Maroc face à l’Europe (zone franche de Tanger) et l’accord de libre-échange avec l’UE. D’ailleurs, un protocole d’accord entre la CGEM, l’Amith et le CCPIT Textile est actuellement à l’étude. Tout comme pour le textile, les entreprises chinoises opérant dans l’industrie légère sont à la recherche de partenaires marocains pour une production locale destinée aux marchés européen, américain, africain…En cas de joint-venture, il est stipulé que la partie marocaine devrait fournir le terrain ainsi que la construction. La partie chinoise prendrait en charge et l’équipement et le savoir-faire (transfert de technologie). En matière de pêche, un contrat-programme du secteur de la pêche est sur le point de voir le jour. Il prévoit la mise à niveau de la flotte notamment côtière, une meilleure valorisation du poisson ainsi que le développement de l’aquaculture. “Des entreprises chinoises sont disposées à investir au Maroc également en joint-ventures et prospecter le littoral marocain pour déterminer les sites adéquats pour l’agriculture”, explique Doukali, qui préside également la fédération de la pêche. La coopération peut englober aussi l’infrastructure. “Les Chinois sont tout autant intéressés par la construction de routes, d’hôtels, de complexes touristiques… et ce avec une technologie des plus avancées et des prix plus bas que la concurrence”, ajoute-t-elle. Et c’est justement l’objectif de l’exposition chinoise qui démarre aujourd’hui à l’OFEC: mettre en contact entrepreneurs marocains et chinois pour encourager la création de joint-ventures (www.leconomiste.com). “Il serait également intéressant que notre pays prenne part aux différentes foires organisées en Chine pour promouvoir le produit marocain mais aussi la destination marocaine”. Il y a 80 millions de Chinois qui ont de l’argent et la possibilité de voyager. “La Chine est en passe de devenir le plus grand importateur mondial, il y a de la place dans cet énorme marché pour tout ce que peut offrir notre pays, agroalimentaire, composants électroniques, chimie-parachimie, cuir, artisanat et même ressources humaines pour nos diplômés chômeurs”, indique-t-elle.


Faible volume

Même si le Maroc demeure le premier importateur mondial de thé vert de Chine, le volume d’affaires avec ce pays est encore embryonnaire. Ainsi, les transactions entre les deux pays ont atteint 573 millions de DH en 2002 et ont dépassé ce cap au terme des dix premiers mois de cette année. Comparée au volume d’échanges avec d’autres pays africains, l’évolution est certes dérisoire. Pour l’Afrique du Sud, par exemple, ce volume a atteint, à fin 2002, 2.580 millions de dollars, 1.550 millions pour le Soudan, 1.168 pour le Nigéria et 945 pour l’Egypte. Fédoua TOUNASSI

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