×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Affaires

“Notre cible est le Maroc, pas les pays de l’Est”
Francisco de la Torre, maire de Malaga

Par L'Economiste | Edition N°:1851 Le 10/09/2004 | Partager

Les entreprises marocaines doivent se montrer un peu plus entreprenantes et savoir tirer profit des occasions qui se présentent dans la région de l’Andalousie. Une foire organisée par la ville de Malaga pour les produits marocains représente l’occasion idéale pour renforcer les relations économiques- L’Economiste: Votre visite vient à un moment où les relations entre le Maroc et l’Espagne sont au beau fixe. Quel en est l’objectif? - Francisco de la Torre: Nous sommes ici pour faire la promotion de la première édition de la foire commerciale marocaine, l’Expo Hispa-Maroc qui se tiendra à Malaga du 5 au 9 décembre 2004 pendant une semaine privilégiée, étant donné que le 6 et le 8 décembre sont des jours fériés en Espagne. L’objectif de cette manifestation est d’encourager les relations commerciales entre le Sud de l’Espagne et le Nord du Maroc. Un forum permanent sera organisé annuellement en marge de cet événement en vue de consolider ces relations. Pour cette année, nous avons prévu de le tenir un peu plus tôt que la foire, le 14 septembre prochain, avec comme objectif de donner une plus grande notoriété à cette foire et aux autres événements qu’elle pourrait susciter. Organisée par le Palais des foires et des congrès de Malaga, cette expo compte avec la collaboration de nombreuses institutions des deux pays. - Pourquoi Malaga plus particulièrement? - L’Andalousie représente la région idoine pour développer cette stratégie de consolidation des relations commerciales entre les deux pays. Sachant que Malaga est une plaque tournante pour l’Europe, avec un aéroport internationale disposant d’une connexion de 67 villes européennes et 11 millions de passagers par an. Notre objectif est donc d’insuffler plus de dynamisme aux investissements espagnols et européens au Maroc. Rappelons aussi que dans le cadre de la collaboration initiée entre les différentes parties par la Commission européenne, les exposants marocains peuvent avoir un rabais de 90% du tarif des stands. - Le réchauffement politique entre le Maroc et l’Espagne est-il à l’origine de cette initiative?- On ne peut pas nier que le changement récent de gouvernement en Espagne contribuera à renforcer la coopération économique. Néanmoins, cette manifestation est plutôt le fruit d’un travail de longue haleine entre les villes de Nador et Tétouan et la région andalouse. D’ailleurs, la Chambre de commerce de Nador a mis en place depuis près de 6 mois une représentation permanente au sein du Palais des expositions de Malaga. Elle devrait permettre de mieux faire connaître les entreprises de sa région aux opérateurs espagnols. - Quels sont les secteurs qui intéressent les investisseurs andalous? - Le textile, la pêche, l’agroalimentaire et l’agriculture constituent les principaux points d’intérêt du monde économique de la péninsule ibérique. Mais d’autres devraient davantage être mis en avant. Les infrastructures, la grande distribution mais aussi le tourisme ne sont pas suffisamment exploités.- Est-ce que vous n’êtes pas plutôt tenté par l’investissement dans les nouveaux pays de l’UE? - Notre vision est très claire et catégorique par rapport à cela. Le Sud de l’Espagne est plus proche physiquement et culturellement du Maroc que de ces pays. Il est un fait que les deux pays se partagent des avantages géostratégiques: ils symbolisent tous deux la lucarne d’un continent. Ainsi, ces accidents de parcours entre les opérateurs marocains et espagnols sont dans l’ensemble jugés marginaux par rapport aux perspectives de l’épanouissement économique bilatéral et les bénéfices réciproques que les deux partenaires en tirent déjà. L’Espagne, c’est la porte de l’Europe. Le Maroc est à la croisée des chemins entre l’Europe, les Etats-Unis (voire l’Amérique latine si le Brésil et d’autres pays latins s’engagent dans des accords de libre-échange avec le Royaume) et l’Afrique. Il y a donc une dépendance réciproque entre deux voisins. Les intérêts stratégiques, économiques et politiques sont communs: ces deux pays, contrairement à ce qui se dit, partagent des objectifs et des intérêts communs. - L’émigration clandestine, le trafic de drogue, les problèmes liés à la pêche et à la tomate… comment dépasser tous ces obstacles?- Malheureusement, la communication se fait surtout autour de malencontreuses expériences. Il est vrai que l’émigration clandestine est l’un des dossiers qui polluent les relations hispano-marocaines. Il faut intensifier le travail conjoint pour avoir une émigration ordonnée, régulière, qui puisse permettre de faire les choses correctement, et permettre à ces émigrants de voir satisfaire des attentes dignes. Nous avons beaucoup d’expérience dans le domaine vu que l’Espagne a été aussi dans les années 50, 60 et 70 un pourvoyeur d’immigrés à la seule différence que c’était légal. - Que pensez-vous du geste de Madrid pour régulariser la situation d’une partie des clandestins marocains?- Ceci montre, certes, la volonté de l’Espagne de faire avancer le dossier. Toutefois, il ne faut pas que ce geste soit mal interprété par les Marocains. Il ne faut surtout pas que cela encourage les candidats à l’émigration clandestine à se dire que de toutes les façons une fois là-bas les autorités espagnoles vont régulariser notre situation. Par ailleurs, nous sommes fortement demandeurs de main-d’œuvre, encore faut-il qu’elle soit qualifiée. Et à ce niveau, il y a un effort à faire en matière de formation par le gouvernement marocain. Propos recueillis parFédoua TOUNASSI

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc