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«L’audiométrie est aussi une question de volonté politique»
Entretien avec Hassan Berrannoun, président du Centre interprofessionnel d’audiométrie

Par L'Economiste | Edition N°:2334 Le 04/08/2006 | Partager

. Des vérités et contre-vérités apparaîtront certainement. Les télés n’ont plus le choix. Premiers résultats des sondages en juillet 2007Qu’elles soient nationales, hertziennes ou terrestres, les télévisions captées par les téléspectateurs marocains seront soumises à une mesure d’audience. Et, partant, à la sanction du public. Dès septembre, des études de cadrage seront lancées pour savoir quelles sont celles les plus appréciées par les citoyens marocains et connaître les profils qui s’intéressent à chacune des émissions programmées. Une véritable chance, pour le président du Ciaumed (Centre interprofessionnel d’audiométrie), Hassan Berrannoun qui, dans un entretien, nous livre ses impressions sur le nouveau système mis en place. . L’Economiste: Le statut du Ciaumed énumère près de 12 missions. Quelles sont celles considérées comme principales?- Hassan Berrannoun, président du Ciaumed: Le rôle du Ciaumed est de mesurer l’audience télévisée. Cette initiative est imposée par le nouvel environnement. La libéralisation implique la multiplication des supports télé. Cela concerne aussi bien les télévisions nationales que les satellitaires. La concurrence est rude et les producteurs de programmes ont besoin de disposer de données sur l’audience des émissions. L’essentiel est de savoir si les cibles visées sont touchées. Jusqu’à présent, il n’y a pas de mesure d’audience. Or, les annonceurs doivent être au fait pour évaluer la performance de leurs programmes. Mais pas uniquement. Il faut aussi pouvoir mieux programmer. Pour un annonceur, l’essentiel est de savoir si la cible est atteinte. Pour l’impact, la relation de cause à effet est possible, mais non systématique. Actuellement, tout est intuitif. Il n’existe aucune donnée scientifique sur le profil des téléspectateurs. La cible est très disparate. Les deux parties ont à gagner. Pour l’investisseur média, il s’agit de chercher l’efficacité. De la part des chaînes, il s’agit de trouver le meilleur moyen d’établir la tarification publicitaire.. Comment les responsables des programmes télé ont-ils accepté ce nouveau système?- C’est une nouveauté. En tant qu’annonceurs, nous avons toujours été pour l’instauration d’un système d’audience tout comme nous étions pour la création de l’OJD pour la presse écrite. Nous avons rencontré des réticences, comme cela a été le cas dans la presse écrite. Imaginez une télé soumise à la sanction et au jugement du public! Il se peut qu’au départ les télés n’étaient pas suffisamment mûres pour affronter les réalités et le changement. Je pense que nous allons assister à un nivellement vers le haut. . Parmi les objectifs, figure également la promotion audiovisuelle. Comment une mesure d’audience influence-t-elle la qualité des programmes?- La mesure d’audience permet de recueillir le feed-back par rapport à une émission. Si elle n’est pas appréciée, la réaction est de chercher à l’améliorer. Plus vous répondez aux besoins des téléspectateurs, plus ils seront nombreux à regarder les programmes. La finalité de la télé, c’est d’avoir en face des gens qui la regardent. . Etes-vous convaincu que nos télévisions sont prêtes à assumer la critique, faire face à la sanction?- Elles n’ont de toute façon pas le choix. Aujourd’hui, on se positionne sur un marché libre et concurrentiel. Si les télés nationales veulent continuer à avoir de l’audience et donc drainer une manne publicitaire, elles doivent répondre aux attentes de leur public. La mesure est l’outil principal, le premier argument.. Ces mesures vont-elles concerner uniquement les chaînes nationales?- Assurément pas. Cinq chaînes, dont la RTM et 2M, seront concernées. Dès septembre, une étude de cadrage destinée à hiérarchiser les chaînes par ordre d’audience, intuitive, sera lancée. Elle feront l’objet, régulièrement, de mesures d’audience. Parallèlement, trois enquêtes annuelles sur un échantillon représentatif devront renseigner sur les habitudes et les comportements marocains face à l’offre télévisuelle. Toutes les chaînes seront concernées. Ces études sont financées à hauteur de 50% par les annonceurs et 50% par les régies.Entretien réalisé par Amale DAOUD

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