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«Il faut sortir de la logique du dépannage»

Par L'Economiste | Edition N°:1842 Le 30/08/2004 | Partager

- L’Economiste: De par votre expérience, qu’est-ce qui pourrait expliquer la chute de l’ascenseur qui a fait des morts à Casablanca? - Gérard Caillet: Pour connaître les véritables causes, il faut faire une expertise. A priori, on peut relever que si la cabine est tombée, c’est parce que le système de parachute n’a pas fonctionné. Lorsque les câbles lâchent, ce qui est extrêmement rare surtout pour un appareil neuf, normalement la cabine doit s’arrêter immédiatement sur ses rails. Dans le cas que vous évoquez, on peut dire que le système de parachute n’a pas fonctionné. Dans des cas pareils, il faut même se demander si le système est bien installé. A titre d’exemple, notre société a été consultée pour l’entretien d’un appareil qui a été installé il y a 10 ans. Nous avons constaté que le système de parachute n’était pas installé, ce qui est extrêmement grave. Alors que c’est une invention qui a 150 ans.- Combien coûte un contrat de maintenance?- Il y a deux types de contrats: un contrat d’entretien simple dont le coût s’élève à 10.000 DH par an, et un autre complet qui comprend également les pièces de rechanges et coûte 16.000 DH par an.Mais je pense que c’est un mauvais calcul de la part de beaucoup des copropriétaires de dire qu’on va économiser sur la maintenance. Certainement, il y aura des dépenses énormes au niveau des réparations qui peuvent aller jusqu’à 100.000 DH. Car un ascenseur qui n’est pas bien entretenu s’use rapidement. - Comment à votre avis peut-on éviter dans le futur ce genre d’accident?Il faut un suivi et un contrôle permanent. Au niveau d’Otis, nous avons une approche globale qui répond aux standards instaurés par la société mère. Dans notre service de maintenance, nous avons des techniciens formés qui font des visites de maintenance mensuelles selon des programmes de travail bien établis. Et nous disposons également d’un auditeur pour contrôler les ascenseurs entretenus par les techniciens et vérifier s’ils répondent aux standards du groupe. Ceci ne veut pas dire qu’on ne fait pas confiance à nos techniciens, mais comme on dit la confiance n’exclut pas le contrôle.Par ailleurs, il faut faire la différence entre la maintenance et le dépannage. Un entretien bien fait, fait qu’il y a très peu de pannes. Dans notre métier, on dit qu’un bon technicien est celui qui fait de la maintenance mais qui a un minimum de pannes dans son secteur. Ce contrôle interne peut par ailleurs être renforcé par un contrôle externe effectué par un organisme indépendant par exemple tous les 5 ans.


Carte de visite

Le groupe Otis, leader mondial dans le domaine des ascenseurs, a été créé il y 150 ans par monsieur Otis. Ce dernier a inventé, il y a 150 ans, ce qu’on appelle l’invention du parachute. C’est un système mécanique qui bloque la cabine sur ses rails en cas de rupture des câbles ou en cas de survitesse. Cette invention a permis l’essor de l’industrie des ascenseurs. Otis, présent dans plus de 200 pays, emploie quelque 60.000 personnes dont 22.000 techniciens assurent la maintenance des ascenseurs, escalators et trottoirs roulants dans le monde. Installé au Maroc depuis 1930, Otis Maroc, dont l’effectif s’élève à 140, réalise un chiffre d’affaires annuel d’environ 110 millions de DH. 1800 ascenseurs ont été installés par la société, dont 50% dans des immeubles à usage d’habitation. La maintenance est assurée pour la moitié, soit 900 ascenseurs.. Gérard Caillet:Pour Gérard Caillet, directeur général d’Otis Maroc, leader de fabrication d’ascenseurs, c’est une grave erreur de rogner sur la maintenance en croyant faire des économies. Beaucoup de propriétaires d’immeubles sont encore dans une logique de dépannage et relèguent la sécurité au second rang. Tout ce monde s’engouffre dans l’absence totale de contrôlePropos recueillis par Myrieme MOUJAB

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