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Politique

2007, la gauche radicale divisée

Par L'Economiste | Edition N°:2321 Le 18/07/2006 | Partager

. Certains groupes appellent au boycott des élections. Les autres attendentANNAHJ Addimocrati (la Voie démocratique) a convoqué lundi matin une conférence de presse. Au menu: l’annonce officielle de son boycott des élections de 2007 et l’appel à une réforme constitutionnelle. Rien de vraiment nouveau dans les positions de ce petit parti de l’extrême gauche, sauf un choix du timing pour cette sortie médiatique qui relève de la tactique politique. Abdellah El Harrif ne s’en cache pas. Le secrétaire général du parti, qui appelle à une offensive contre le code électoral, estime ainsi faire «pression» sur le gouvernement. S’il rejoint ses alliés de l’extrême gauche sur la revendication de la révision du code électoral, Annahj Addimocrati semble bien isolé dans son choix de boycotter le scrutin de 2007. Une position pourtant inchangée, depuis que le parti avait officiellement rompu avec la clandestinité en 1999, mais qui ne fait pas l’unanimité dans ses propres rangs. Ainsi, au sein de la section locale d’Al Hoceïma, les militants sont favorables à la participation au scrutin. Ils rejoignent en cela leurs alliés du PADS (Parti de l’avant-garde démocratique socialiste) qui a pris la décision, pour la première fois, d’investir la scène électorale.Annahj Addimocrati, ira-t-il jusqu’à descendre dans la rue pour inciter les populations à adopter la même attitude de refus en bloc du scrutin, comme il l’avait fait lors des échéances de 2003? El Harrif déclare que seule une réunion du comité central du parti, prévue en septembre 2006, décidera de la forme à donner à la décision de boycott des urnes. Quelle que soit la démarche qui sera suivie, les militants d’Annahj Addimocrati semblent rompre avec les choix de leurs alliés de l’extrême gauche. Mohamed Sassi du PSU suggère notamment l’idée de présenter des candidatures communes au sein de la gauche pour faire figure d’un front uni. C’est d’ailleurs à cette ambition que devait répondre la création, le 6 juin 2004, du Rassemblement de la gauche démocratique. Le mouvement d’alliance, qui regroupe Annahj Addimocrati, le Congrès national ittihadi (CNI), le Parti de l’avant-garde démocratique socialiste (PADS), le Groupe fidélité à la démocratie, et la Gauche socialiste unifiée (GSU) se fixait pour premier objectif une action commune concertée et dynamique devant peser sur l’échiquier politique.Même s’ils continuent de revendiquer la diversité dans l’union, les membres du RGD n’en mesurent pas moins les limites de leur travail en tant qu’entité.La première fissure dans l’union est ainsi apparue au premier débat sur la réforme constitutionnelle, reconnaît aujourd’hui El Harrif. Le Parti socialiste unifié, regroupant l’ancienne GSU (gauche socialiste unifiée) et le Groupe fidélité à la démocratie, aurait manifesté ouvertement son désaccord sur le contenu d’un rapport commun concocté sur le sujet. Du coup, chacun est revenu à une proposition personnalisée de la réforme constitutionnelle, dont celle aujourd’hui présentée par Annahj et qui revendique, notamment, «l’établissement d’un Etat laïque» et une «autonomie poussée» pour les régions.La montée au créneau d’Annahj, en ces temps de polémique au sujet du code électoral, ne fait que ressortir sa singularité au sein d’un mouvement de gauche radicale dont il se revendique. Les alliés ont tous choisi la voie de la participation électorale tout en dénonçant les mesures imposées par le code. Lorsque El Harrif parle de «véritables démocrates», qu’il incite à la mobilisation contre le projet gouvernemental, il cite nommément le CNI et le PADS. Révélateur. L’unité des rangs, au sein de la gauche radicale, est loin d’être totalement acquise. Les faits sont têtus. Ceux qui ont misé sur le regroupement des forces politiques comme moyen pour la clarification à la fois du champ politique et du jeu démocratique ne font pas mystère de leur déception.Khadija RIDOUANE

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