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    Culture

    200.000 spectateurs sur l’ensemble des scènes

    Par L'Economiste | Edition N°:2824 Le 21/07/2008 | Partager

    . Bab Igli fait un tabacBAB Ighli, l’esplanade sise derrière les remparts de la ville de Marrakech et à mi-chemin des jardins de l’Agdal, est un espace gratuit dédié aux concerts  en plein air à Marrakech depuis trois ans. Une esplanade que les autorités locales n’hésitent pas à offrir à chaque organisateur de festival ou de concert. Il faut dire que cet espace dispose d’une capacité d’accueil de plus de 100.000 personnes. Et lors des soirées fusions organisées en parallèle au Fnap, l’esplanade était archicomble. Difficile toutefois de compter combien de spectateurs y étaient rassemblées chaque soir. Il y a ceux qui sont attirés par le spectacle et aussi les familles qui viennent chaque soir chercher de l’air frais sur cette esplanade, sans compter les nombreux marchands de fruits secs et de vendeurs de sandwichs. Ici, les habitants de la médina peuvent y accéder par la porte du Mechouar. Et le public n’a pas besoin de badges et encore moins de montrer patte blanche pour y accéder. L’espace est ouvert à tous. Côté organisation, aucune fausse note pour un évènement gratuit qui a accueilli beaucoup de monde. Les organisateurs estiment à quelque 200.000 le nombre de spectateurs de l’ensemble des soirées et des scènes qui ont démarré le 15 juillet. Bab Ighli a accueilli le plus gros de la foule. La tenue d’une telle scène fait la polémique auprès des superprotecteurs du Fnap. «Pourquoi programmer des soirées hors le thème des arts populaires?». Réponse auprès de la fondation des festivals de Marrakech et à travers les propos de son président, Kamal Bensouda: « Pour animer la ville tout simplement. L’idée est d’associer aux fêtes les nouvelles générations de musiciens dont le style s’inspire des répertoires des arts populaires et réconcilier et intéresser, voire fidéliser, les jeunes de 18-25 ans».Polémique ou pas. Les artistes qui se sont produits chaque soir à Bab Ighli ont répondu à un appel à la musique, à des cachets aussi. C’est cette scène en effet qui accapare le tiers du budget du festival qui avoisine les 5,5 millions de DH (installations, technique, cachets…). Et l’occasion était très belle pour se faire de la pub. Les jeunes artistes ne la perdent pas. «Pour nous connaître davantage, achetez nos albums», crie sur scène ce chanteur du groupe Hakmine.Juste après, ce fut autour du groupe marrakchi Fnaire de jouer à sa manière. Celui-ci n’y va pas par quatre chemins. «Aimez-vous les Fnaire, sinon on se retire», lance un des trois chanteurs créateurs du groupe. Il parlait à un public acquis qui l’attendait. Preuve en est, une heure de show avec un public enflammé et qui connaissait tout le répertoire du groupe qui se produisait pour la première fois, après avoir perdu un de ses membres. (Le DJ du groupe marrakchi a succombé à ses blessures suite à un accident ). Daoudia prendra la relève à minuit le jeudi 17 juillet. C’est à cette heure que les services d’ordre ont investi les foules.Car Daoudia tout comme Najat Aatabou, Jil Jilala et Nass El Ghiwan ont davantage de succès et «suscitent plus d’émotion auprès du public», argumente ce responsable de la sécurité. Comme on s’y attendait.Badra BERRISSOULE

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