×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Economie

1res assises de l’audiovisuel
Un fonds de 10 millions de DH pour la production

Par L'Economiste | Edition N°:2315 Le 10/07/2006 | Partager

. Rush attendu des sociétés audiovisuelles. Grosses attentes sur les télés mais aussi les radios«On s’attendait à 300 participants, c’est au moins le double qui est venu aujourd’hui!» Les organisateurs des premières assises nationales de la production audiovisuelle et cinématographique ne savaient plus où donner de la tête, vendredi 7 juillet. Producteurs d’émissions télévisées, présentateurs télé, adjudicataires des nouvelles licences radio et cinéastes (la liste n’est pas exhaustive) n’ont pas voulu rater le rendez-vous de ces premières assises. Saâd Chraïbi, Nabyl Lahlou, Nabil Ayouch, Tayeb Seddiki, Saïd Naciri. Abdelhadi Belkhayat… et bien d’autres encore étaient présents.«Il y a eu beaucoup de rencontres sur la production cinématographique ou audiovisuelle mais ces assises interviennent à un moment particulier», confie un participant. C’est en effet un nouveau contexte que vit le Maroc. Avec la libéralisation audiovisuelle, le secteur de la production audiovisuelle est, théoriquement, un des premiers qui devrait être boosté, voire explosé. La diversification des partenaires des télévisions nationales a déjà commencé. Le président-directeur général de la Société nationale de radiodiffusion et de télévision (SNRT), Fayçal Laraïchi, n’a d’ailleurs pas manqué de le préciser. «Le nombre de nos partenaires est passé de 5 il y a cinq ans à 25 en 2006», indiquait l’homme fort de l’audiovisuel marocain à l’ouverture de cette grand-messe. Ce nombre devrait augmenter dans les prochaines années. Le ministre de la Communication, Nabil Benabdellah, a dressé un tableau de la situation qui prévaut et surtout des changements qu’a induits la loi sur la libéralisation audiovisuelle. Assurément, le secteur opère un tournant décisif. Le rôle de l’audiovisuel dans l’ouverture et la construction d’un Etat démocratique est indéniable. La politique menée au niveau des chaînes publiques se fixe, de l’avis de ses responsables, des objectifs d’accompagnement de l’ouverture démocratique et d’éducation de la population aux nouveaux concepts. «Les chaînes publiques ont de nouvelles missions capitales dans le cadre des nouvelles directives», a précisé Fayçal Laraïchi. L’intervention du PDG de la SNRT a été pragmatique, basée, comme il l’a lui-même déclaré, sur «la réalité du terrain». Pour lui, la production nationale doit s’améliorer et se développer car «le citoyen marocain exige davantage de qualité». Ceci étant, l’avis des téléspectateurs n’a pas été considérablement pris en compte ces dernières années. Sans audiométrie, il n’existait aucune mesure de l’audience et donc de l’appréciation par le téléspectateur d’un programme ou d’un autre. La mise en place de l’audimat permettra de fournir des données quantifiées. La libéralisation des ondes et l’octroi de licences est aussi un facteur fondamental dans le changement environnemental. «Les radios vont elles aussi jouer un rôle primordial et elles devront également se soucier de produire de la qualité», a indiqué Laraïchi. La grande annonce de la journée, très applaudie par l’ensemble de l’assistance, aura été faite par Nabil Benabdellah. Il s’agit de la création d’un fonds de soutien à la production audiovisuelle. La contribution du ministère de la Communication s’élève à 10 millions de DH. Appel a été lancé pour alimenter ce fonds. Seul le principe est pour le moment acquis. Comment fonctionnera-t-il? Et surtout qui profitera d’une partie de ces aides? C’est la réponse à ces questions qui permettra de mesurer la réussite du projet et surtout voir comment s’est matérialisée la diversification des partenaires et, partant, l’encouragement à la production nationale.


Maudit piratage!

Selon une étude réalisée par le bureau IMCA pour l’Association des entreprises du secteur de l’audiovisuel (ASESA), le secteur souffre d’une confiscation de valeur par le piratage. Pourtant, sa valeur se situe entre 3,5 et 4,5 milliards de DH par an, ce qui représente «les exportations de crustacés ou encore 4 fois les exportations de tomates fraîches», indique l’étude. Le contexte actuel serait une véritable aubaine pour le secteur car, selon les analystes, «l’opportunité est l’émergence de nouveaux acteurs: diffuseurs TV, radios, instituts d’études...».Amale DAOUD

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc