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«Nous sommes prêts pour la libéralisation des tarifs automobiles»

Hamza Kettani, président de la Fédération Marocaine des Sociétés d'Assurances et de Réassurances

Par L'Economiste | Edition N°:470 Le 24/03/1999 | Partager

· Automobile: Le tarif prime pure marché est prêt
· Les tarifs incendie et maritime en suspens
· Le secteur demande davantage d'incitations fiscales en assurance-vie


- L'Economiste: Quelle analyse pouvez-vous faire du marché de l'assurance au Maroc?
- M. Hamza Kettani: Si l'on se positionne par rapport aux résultats techniques uniquement, les performances ne sont pas aussi bonnes qu'on l'aurait souhaité. En revanche, si l'on y ajoute les résultats financiers, l'on peut considérer que le secteur se porte bien. La tendance devrait se poursuivre. Pour ce qui est des perspectives au niveau des revenus des placements financiers, à mon avis l'on devrait s'orienter vers une contribution beaucoup plus importante des placements obligataires.

- En matière d'assurance-vie, le secteur considère que les incitations fiscales actuel-les sont insuffisantes. Avez-vous formulé des propositions au gouvernement?
- Notre métier est par définition celui de drainer de l'épargne longue. L'assurance-vie est l'une des branches qui peut y contribuer le plus. Or, nous ne saurions atteindre cet objectif en l'absence d'incitations fiscales suffisantes. Nous avons d'ailleurs formulé plusieurs propositions dans le cadre du Plan quinquennal. Nous avons également demandé que la pression fiscale soit allégée sur des catégories de salariés vendeurs de produits d'assurances. Les démarcheurs ou commerciaux, par exemple, sont imposés selon le barème progressif de l'IGR en vigueur. Actuellement, ils ne bénéficient que d'un abattement de 40% plafonné à 25.000 DH. Compte tenu de l'importance des frais professionnels réellement engagés, nous avons demandé à ce que le plafond de cet abattement soit porté à 100.000 DH.

- La faiblesse du pouvoir d'achat est souvent citée comme un frein au développement du secteur. Pourtant, ce n'est pas l'unique contrainte si l'on en juge d'après les résultats de l'étude du cabinet canadien Léger & Léger (Cf notre édition du 19 février 1999) ?
- Vous faites allusion à l'image du secteur. Effectivement, ce n'est pas notre point fort quoique que cette impression soit également due à la nature de notre activité. Le marché doit donc remédier à cela. Pour autant, je ne pense pas qu'une campagne de communication à grande échelle soit la meilleure solution. Le groupement a d'autres priorités. En revanche, si les compagnies conjuguaient leurs efforts, nous pourrions sans doute contribuer à améliorer cette image.

- Où en est le projet de restructuration de la FMSAR?
- Nous avons beaucoup à faire. Certes, nous avons entrepris un certain nombre d'actions. Les orientations qui ont été prises à ce niveau sont suffisamment claires. Il fallait faire en sorte que le Fédération ne se contente plus d'être un bureau d'ordre pour la transmission de documents. Le groupement doit être plutôt une plate-forme destinée à l'échange de données statistiques pour l'ensemble du marché. L'objectif est atteint.

Impression de lenteur


Nous sommes déjà prêts pour l'automobile. Le secteur est en mesure aujourd'hui d'élaborer une prime pure marché (tarif théorique). Nous sommes également bien avancés pour l'accident du travail. Je tiens à préciser que ce n'est pas une mince affaire. Il fallait notamment harmoniser les systèmes informatiques des différentes compagnies. D'ou l'impression de lenteur que l'on pouvait avoir par moments. En revanche, l'élaboration de bases statistiques pour l'assurance incendie, et dans une moindre mesure pour l'assurance maritime, risque de prendre beaucoup plus de temps. Les tarifs incendie notamment tiennent compte d'une multitude de critères, et il faudrait pour cela que l'échantillon étudié soit suffisamment important. Ce que nous n'avons pas aujourd'hui.

- Dans la perspective de libéralisation, pensez-vous pouvoir respecter les délais prévus pour la constitution des différentes bases statistiques?
- Ecoutez, l'assurance est une activité qui s'inscrit dans le long terme. Il vaut mieux ne pas précipiter les choses même s'il faut retarder les échéances prévues d'une année ou deux. Il vaut mieux élaborer un tarif sur la base de critères qui soient pertinents que de le faire sur la base de taux incertains. Je précise encore une fois que l'élaboration de primes pures marché n'est pas du tout une opération facile. La question est de savoir si tout le monde sera prêt en l'an 2000 et 2001.

Propos recueillis par Mohamed Benabid

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