×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Affaires

«Notre régime est viable au-delà de 60 ans«
Entretien avec Khalid Cheddadi, président de la CIMR

Par L'Economiste | Edition N°:2236 Le 17/03/2006 | Partager

. Réforme: Nos objectifs sont atteints et même dépassés. Notre statut évoluera en dehors de la réglementation des assurances . Rendre la CIMR obligatoire, une mesure souhaitable- L’Economiste: Où en est le projet de réforme de la CIMR? - Khalid Cheddadi: La réforme, menée depuis 2003, a introduit des changements fondamentaux visant à garantir la pérennité à long terme de notre régime. Grâce à des mesures qui ont mis à contribution aussi bien les affiliés que les entreprises adhérentes ainsi que les retraités, nos objectifs sont atteints et même dépassés, sur les trois dernières années. Mais ce qu’il faut avant tout comprendre, c’est que la pérennité d’une caisse de retraite n’est pas une notion figée. C’est une image instantanée de la projection du régime à un instant donné et en fonction des hypothèses de calcul retenues. Il faut donc refaire l’exercice régulièrement et s’assurer que cette pérennité est toujours assurée. C’est pour cela que nous avons mis en place un système de pilotage permanent, que nous avons inscrit dans nos statuts. Nous réalisons chaque année un bilan actuariel sur une période d’au moins 60 ans, qui nous permet de vérifier le respect de nos critères de pérennité. En cas de problème, nous avons les moyens d’engager une réforme à temps. La gouvernance du régime CIMR repose sur des instances institutionnelles, une charte spécifique et un processus de certification. Ainsi, il appartient au Comité de pilotage, issu du Conseil d’administration, de diligenter l’élaboration du bilan actuariel annuel, dans le respect des dispositions de la «Charte de Pilotage». Ce bilan fait l’objet d’une certification de la part d’un actuaire indépendant, avant d’être présenté au Conseil. Ce dernier soumet alors une résolution à l’Assemblée générale concernant les mesures éventuelles à prendre pour équilibrer le régime, dans le cas où il serait menacé. Jusqu’à maintenant nous n’avons détecté aucun problème nécessitant l’enclenchement d’une nouvelle réforme, et les études menées, montrent que le régime est viable au-delà de 60 ans, et même qu’il s’améliore d’année en année.- La question de la tutelle n’est toujours pas réglée. Pensez-vous qu’il soit raisonnable de soumettre votre régime à la réglementation des assurances?- Le code des assurances adopté en 2002, n’a pas distingué entre les caisses et les compagnies d’assurance en matière de gestion des régimes de retraite, considérés comme une branche des assurances. La CIMR, qui dispose d’un statut d’association, s’est retrouvée automatiquement soumise aux dispositions de ce code du moment qu’elle ne relève pas d’une règlementation particulière comme c’est le cas pour la CNSS, la CMR ou le RCAR. Toutefois, la CIMR, gérée en répartition, ne pourra jamais respecter les dispositions du code des assurances conçues pour un système de retraite en capitalisation. Notre caisse doit donc faire l’objet d’une réforme institutionnelle qui la dotera d’un statut particulier et lui permettra d’évoluer en dehors du champ d’application du code des assurances. - Nous avons l’impression que la réforme des régimes de retraite piétine- La réforme du système de retraite n’est pas chose aisée en raison des incidences énormes qu’elle aurait à long terme sur l’économie dans sa globalité. Nous ne voulons pas reprendre les erreurs commises de par le monde en adoptant trop rapidement des mesures qui ont peut-être fait leurs preuves ailleurs, mais qui ne sont pas forcément adaptées au cas de notre pays. La réforme des caisses de retraite doit concilier les intérêts des salariés des entreprises et de l’Etat qui intervient en tant que régulateur.Concernant la CIMR, plusieurs scénarii de réforme sont envisagés. Le passage à un régime complémentaire obligatoire est la voie de réforme la plus réaliste et la plus adéquate à notre avis. Cette solution fait partie des scénarii retenus par la commission de réforme qui prône, entre autres, le maintien institutionnel de la CNSS et de la CIMR dans le cadre d’une harmonisation entre les deux systèmes. L’instauration d’une couverture retraite en deux étages, apporte un juste équilibre entre les principes de solidarité, garantissant un revenu minimum de retraite et celui de l’équité qui permet aux affiliés de bénéficier pleinement de leurs cotisations. Encore faut-il que le régime complémentaire obligatoire n’agisse pas sur la même assiette de contribution que le régime de base. - Où en sont les travaux de la commission nationale de réforme des caisses de retraite?Les commissions technique et nationale n’ont commencé à être opérationnelles qu’en juillet 2005. La poursuite des travaux dépend de l’adoption des termes de référence de la réforme par la commission nationale. En attendant, la commission technique a élaboré un programme de formation pour ses membres concernant le fonctionnement et les bases du système de retraite. Pour ne pas perdre de temps, la réflexion a été entamée pour l’élaboration des cahiers des charges à soumettre aux bureaux spécialisés, pour mener les études nécessaires à la réforme.Propos recueillis par Nouaim SQALLI

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc