×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Affaires

«Les inventions ne se valorisent que par rapport à une rupture technologique«
Nicolas Demassieux, directeur Europe des centres de recherche «Motorola Labs»

Par L'Economiste | Edition N°:1669 Le 24/12/2003 | Partager

. “Dans la R&D, la proximité est un facteur important. En revanche, le coût n'est pas décisif”. L'Economiste: Les marchés financiers et les actionnaires sont aujourd'hui devenus plus exigeants. Comment la R&D s'adapte à cette pression?- Nicolas Demassieux: Il faut se poser les bonnes questions. Il ne s'agit pas de savoir si nous dépensons trop ou trop peu, mais plutôt si ces dépenses sont bien utilisées ou pas. Jusqu'il y a trois ans, notre préoccupation première était de développer plus rapidement la R&D. Aujourd'hui, nous raisonnons différemment dans la mesure où nous insistons beaucoup sur l'approche business, et ce dès le début du projet technologique. Ces questions-là sont au coeur de notre stratégie. Dans les années 90, la réflexion sur la demande était insuffisante. Actuellement, nous menons en même temps une approche valeur ajoutée et une approche produit. Dans certains cas, nous n'hésitons pas à tuer des produits s'il le faut. . Et comment déclinez-vous cela concrètement?- Nous avons mis en place une structure d'incubateurs internes. C'est un moyen pour accélérer la création de la valeur. Un deuxième axe concerne le développement d'opérations avec nos partenaires. Comme la pression financière est là, nous avons donc besoin de travailler avec nos clients. Là aussi, nous avons quelques succes stories comme en témoigne le projet Crolles2 (voir encadré). . Nous avons l'impression que les constructeurs peinent à trouver des modèles économiques pour certaines technologies? - Ce qu'il faut préciser en premier lieu c'est que certaines technologies améliorent l'existant. Une invention ne se valorise que par rapport à une rupture technologique. Si nous prenons l'exemple du wi-fi, nous sommes convaincus que le business-model existe à ce niveau: il s'agit d'améliorer la productivité des entreprises. Maintenant, il faudra trouver le bon dosage. Nous pouvons tenir le même raisonnement pour la connectivité. . Beaucoup de sociétés informatiques et télécoms sont séduites par des formules off-shore sur des marchés comme le Maroc. Etes-vous tenté de le faire vous aussi?- Dans la R&D, la proximité est un facteur important. En revanche, le coût n'est pas décisif. Ce qui est plus important à mon sens, c'est la disponibilité. Si nous prenons le cas de l'Inde, beaucoup d'opérateurs ont choisi ce pays où ils sous-traitent une partie de leurs travaux. Résultat: il y a aujourd'hui trop d'entreprises mais peu de main-d'oeuvre. . Quelles sont aujourd'hui les technologies sur lesquelles vous pariez le plus?- Je précise que le fonds de commerce de Motorola ce sont les ondes radio. Nous pensons que la connectivité mobile avec des débits de plus en plus importants devrait ouvrir d'énormes possibilités en termes de communication.


Crolles2: Megalliance dans la R&D

Le projet Crolles2 montre parfaitement comment les synergies peuvent aussi jouer en matière de R&D. En 2002, Motorola s'est associé à STMicroelecronics et Philips autour d'un projet commun de recherche dédié aux semi-conducteurs, qui sont la technologie de base de tous les systèmes électroniques et informatiques. Le site, qui a été implanté en Isère pour un investissement global de 1,4 milliard de dollars, emploie 1.200 personnes directes. Les partenaires partagent, d'une part, leur know-how pour bâtir de nouvelles générations de puces et, d'autre part, les coûts de développement de la technologie de base. Cependant, ils se distinguent sur le marché à travers des déclinaisons individuelles des produits. Propos recueillis par Mohamed BENABID

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc