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«Le fanatisme, un phénomène humain pas islamique«

Par L'Economiste | Edition N°:2199 Le 24/01/2006 | Partager

. Une conférence pour distinguer l’islam de l’islamisme . Elle est animée par Gustavo Aristegui, porte-parole du Parti populaire espagnol«Islamisme contre islam», la question aurait dû susciter un vif, voire un houleux débat. Il n’en était rien, lors de la conférence donnée, vendredi dernier, par Gustavo Aristegui, porte-parole du Parti populaire espagnol (PP). Pourtant, une importante audience a été interpellée par le sujet, notamment des représentants des partis politiques, des chambres professionnelles, de la société civile, des universités… Même le ministère du Tourisme, Adil Douiri, était présent.Invité par l’ONG Alliance Pro (Alliance professionnelle de réflexion et d’orientation), Aristegui est intervenu sur le sujet en sa qualité de chercheur, de diplomate et d’écrivain. Il est d’ailleurs auteur de deux ouvrages, devenus best-sellers en Espagne, «Jihad en Espagne» et «Islamisme contre islam». Principale recommandation de l’intervenant, «être très prudent avec les mots». Pour Aristegui, la cause majeure des problèmes rencontrés par le monde musulman, avec le développement du terrorisme, est d’ordre terminologique. Pour éviter tous les amalgames, dans le contexte actuel, sensible et tendu, «il faut faire des déclarations sémantiques», appelle Aristegui.Il explique que c’est l’emploi aléatoire et imprudent de ce terme par les médias, et les responsables politiques qui a sorti le problème de son contexte mondial pour le concentrer chez les pays musulmans. «Alors que la guerre terroriste n’est pas uniquement déclarée contre l’Occident mais également contre les pays arabes». Ainsi, le dernier ouvrage d’Aristegui se veut «la revendication de l’islam tolérant, celui de la majorité des musulmans. Le fanatisme est un phénomène humain, pas islamique», a clamé l’auteur. A l’origine de la tension entre le monde musulman et l’Occident, Aristegui place entre autres, quelques prêcheurs du monde arabe. Saïd Qotb ou Abdallah El Azzam par exemple. Selon lui, ils sont responsables de l’internationalisation de l’islam radical. Par ailleurs, d’autres points ont été abordés comme la facilité de recrutement des «Jihadistes», surtout ceux vivant dans des situations précaires ou ayant besoin de reconnaissance. A ce propos, Aristegui accuse la colonisation d’avoir laissé une blessure béante dans le monde arabe, poussant les jeunes à vouloir s’imposer aux Occidentaux à travers la violence et le radicalisme.Du reste, l’intervention du porte-parole du PP espagnol est tout de même restée superficielle, et surtout très «diplomate», comme l’ont fait remarquer quelques participants. Le traitement de la question n’a pas surpris par une originalité dans l’approche ni par des idées et des suggestions nouvelles. Ce qui laisse à croire qu’un tel discours cible par-dessus tout un public très mal informé.L’ouvrage d’Aristegui promet, en revanche, un développement plus approfondi. Des questions comme la gestion du terrorisme par les pays arabes y sont abordées. Selon l’auteur, ces pays ont besoin «d’une évolution démocratique, non pas d’une révolution démocratique». La traduction de l’ouvrage en langue française est en cours d’étude.


Digression

Le conférencier étant «espagnol», le débat, à la base, sur l’islamisme et l’islam a vite basculé vers d’autres sujets. Plusieurs intervenants sont revenus sur les tensions entre les deux pays voisins, plus particulièrement les positions radicales de certains membres du Parti populaire vis-à-vis du Maroc. Aristegui a d’ailleurs répété à qui voulait l’entendre que seuls le porte-parole du parti (lui-même), son secrétaire général ou son président pouvaient parler au nom du PP. Et leur position officielle refuse toutes ces déclarations éparses qui ne représentent nullement le parti. «Le Maroc est une priorité pour l’Espagne», a-t-il insisté. Ichrak MOUBSIT

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