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«La vie rêvée de Fatna« conquiert le public gadiri

Par L'Economiste | Edition N°:2265 Le 28/04/2006 | Partager

Pour sa première présentation au Maroc, l’actrice Rachida Khalil, convertie à l’humour, s’est produite à Agadir. Rencontre avec une jeune comédienne engagée qui interprète «La vie rêvée de Fatna», rendant ainsi hommage à toutes celles qui avaient le même rêve qu’elle et qui n’ont pas pu le réaliser.      - L’Economiste: Vous êtes une comédienne d’origine marocaine qui a commencé sa carrière il y a plus de dix ans. C’est pourtant la première fois que vous vous produisez au Maroc?- Rachida Khalil: J’aurais bien voulu le faire depuis longtemps, mais l’opportunité ne s’est pas présentée, car il semble que ceux qui programment des manifestations du genre ne connaissaient pas vraiment mes productions. Par ailleurs, le spectacle est plutôt récent et le planning est bien rempli car il marche bien en France.. Votre première présentation à Agadir est un véritable succès. Quel effet cela vous fait-il?- Evidemment cela ne me laisse pas indifférente et je suis plus que troublée. C’est un rêve que je réalise, car symboliquement c’est plus qu’important pour moi de jouer sur la terre de mes ancêtres.. Vous ciblez particulièrement la condition de la femme dans votre one woman show. Est-ce lié à un vécu qui vous a marquée?- Oui, mais pas le mien directement. C’est surtout celui des femmes qui font partie de ma famille et qui me tiennent à cœur. Leur parcours n’est pas vraiment celui qu’elles avaient souhaité. Petites, on rêvait toutes du prince charmant et d’une vie plus palpitante. Aujourd’hui, j’ai des possibilités de vivre la vie dont j’ai rêvé. Pour elles, par contre, le rêve s’est transformé en cauchemar. C’est vrai que certaines se consolent avec leur enfants, mais ce n’est pas réellement ce qu’elles envisageaient au départ. Cette situation m’a beaucoup travaillée et j’ai eu envie de leur rendre hommage. . Quelles sont vos autres sources d’inspiration?- Après l’actualité évidemment, il y a, entre autres, l’intégrisme et le racisme en l’occurrence en France. En fait, je n’ai pas envie de m’enfermer dans quelque chose qui se répète. C’est un peu comme Guillaume le conquérant, on a envie d’aller plus loin, plus fort. C’est une véritable passion. . Mais comment réussissez-vous à vous mettre dans la peau d’autant de personnages, notamment dans le spectacle actuel?- Les personnages de «La vie rêvée de Fatna» ont atteint aujourd’hui leur maturité. Mais ce n’est qu’après un travail considérable réalisé avec Hélène Darch, mon metteur en scène. En fait, tout est millimétré sur scène. . Y a-t-il une part d’improvisation dans votre spectacle?- Je me laisse une petite marge. Ce sont des réactions sur le moment, surtout  quand je sens le feeling du public. . Quels sont vos projets à court terme?- Outre un nouveau spectacle, j’ai des projets de tournage dans deux films. L’un avec Latif Lahlou, l’autre avec Zakia Boualem. Ce dernier est une comédie sur le code de la famille. Il y a enfin l’Olympia le 21 septembre. Une date symbolique pour moi.Propos recueillis par Malika ALAMI    

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