×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

«La santé pas associée à la vision 2010«
Entretien avec Rajae El Aouad, directeur de l’INH

Par L'Economiste | Edition N°:2030 Le 27/05/2005 | Partager

Professeur en immunologie, expert de l’OMS pour les laboratoires de santé et directeur de l’INH, Rajae El Aouad souhaite plus de moyens pour l’institut.- L’Economiste:Vous avez entrepris des actions de communication. Est-ce l’actualité qui vous y astreint?- Rajae El Aouad: L’année dernière déjà, nous avions organisé des journées portes ouvertes qui n’ont pas été médiatisées. Cette année coïncide avec le 75e anniversaire. Nous souhaitons communiquer autour des missions de l’institut, le faire connaître au public et aux professionnels. On ignore ce qu’il est et ce qu’il devient. Il a été un outil d’appui aux programmes de santé grâce à sa composante laboratoire. Par la suite, sa mission a connu des développements. Pendant longtemps, l’INH n’était interpellé que pour gérer des situations de crise avec un personnel compétent mais qui n’avait pas les moyens. Il y a quinze ans, l’ancienne direction avait décidé de renforcer le plateau technique, recruter du personnel, améliorer les techniques utilisées, mettre à niveau les techniques et élargir le champ d’activité de l’institut.Les effectifs ont doublé à 258.Nous sommes un service étatique de service autonome. Notre budget ne dépasse pas 2,3 millions de dirhams, ce qui couvre à peine nos frais généraux.Nous avons besoin de cinq millions au moins.- Quelle solution préconisez-vous? L’Etat n’a pas les moyens!- Nos actions de communication ont pour objectif de porter à la connaissance des autorités et des responsables nos missions ainsi que nos activités. Après, on se mettra à table avec eux et on leur expliquera clairement que nous avons besoin de moyens supplémentaires. Le ministère nous rétorque que par rapport au budget qu’il reçoit, c’est un des ministères les plus démunis avec l’enseignement. Que faire? Privilégier la technologie et laisser des gens mourir? J’ose comprendre et espérer qu’il y a d’autres voies de financement. C’est pourquoi nous tentons de trouver auprès de nos partenaires d’autres moyens de disposer de ressources supplémentaires. - Quel rôle jouez-vous dans le développement économique?- Nous voulons que cet institut soit accrédité pour 2012, qui est une date butoir pour l’ouverture des frontières: avoir les moyens de rassurer la population sur l’état de salubrité des produits mis sur le marché. Cela concerne aussi le tourisme. Nous avons eu le cas d’un hôtel tout récemment. Si nous ne sommes pas accrédités, le ministère de l’Economie ne pourra pas développer les exportations comme il l’entend.Je suis interpellée par l’effort de la vision 2010 mais regrette amèrement que la santé n’ait pas été associée à cet effort. Je vais d’ailleurs adresser une requête au ministre de la Santé concernant les mesures d’accompagnement de la vision 2010 en matière d’hygiène alimentaire des locaux et du personnel de l’hôtellerie. Propos recueillis par Amale DAOUD

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc