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«La notation est déterminante dans la sélection d'un gestionnaire«

Par L'Economiste | Edition N°:1673 Le 30/12/2003 | Partager

. Hassan Boulaknadal, directeur général de BMCE Capital Gestion, revient dans cet entretien sur la notation de son entité par Fitch Ratings et les événements qui ont rythmé le marché financier et la gestion d'actifs en 2003 ainsi que les réformes programmées pour 2004. - L'Economiste: Quel est le but de la notation?- Hassan Boulaknadal: Notre démarche s'inscrit dans un processus de développement global de notre structure, qui continue depuis sa création en 1995. Notre savoir-faire repose sur la capacité à offrir aux clients un service expert et un conseil qui permet une meilleure prise en compte des risques et contraintes liés à la gestion d'actifs.L'objectif de cette action de notation est motivé par deux raisons majeures. D'abord, être constamment sous l'œil objectif d'un professionnel offrant une appréciation juste et fidèle de la qualité de l'organisation, des moyens et process mis en œuvre par BMCE Capital Gestion, pour répondre aux impératifs du marché et aux exigences de la clientèle. Ensuite, nous pensons à travers cette démarche, participer à rehausser le niveau d'expertise dans le domaine de la gestion d'actifs au Maroc en le hissant aux standards internationaux.A la différence de la notation d'autres agences, celle de Fitch Ratings évalue non seulement les produits, à travers notamment les performances affichées, mais aussi la structure, l'indépendance et le contrôle, la communication, l'investissement et le risk management.- Globalement, est-ce une nécessité aujourd'hui, et dans quelle mesure peut-elle constituer un facteur déterminant?- La notation synonyme d'un label de rigueur, de qualité et de transparence, apporte une garantie supplémentaire de professionnalisme, tant au niveau de la sécurité et contrôle du risque que des méthodes de gestion et la capacité à suivre les directives clients.Aujourd'hui, dans les places financières internationales, la notation est un facteur déterminant dans la sélection et l'appréciation des gestionnaires.Dans le sillage des réformes et changements touchant le marché financier dans sa globalité, nous pensons que les opérateurs marocains intégreront cette donne dans leurs critères de sélection de partenaires dans le domaine de la gestion pour compte de tiers.- Quels sont pour vous les évènements majeurs ayant marqué l'année 2003?- L'année 2003 a été très riche en événements pour la place financière marocaine. La Bourse a renoué avec la croissance. Des opérations d'envergure ont touché la structure capitalistique des principales sociétés cotées entraînant des volumes transactionnels conséquents. Le marché obligataire a retrouvé de l'intérêt malgré un début d'année difficile. Et enfin, les OPCVM ont consolidé les actifs atteints en 2002, près de 70 milliards de DH.En ce qui concerne BMCE Capital Gestion, 2003 aura été une année charnière pendant laquelle nous avons entrepris plusieurs changements notamment celui de la dénomination et ce, suite à la réorganisation de BMCE Capital. Cette nouvelle organisation en lignes de métiers complémentaires a été pensée pour renforcer l'approche client par la mise en place d'une plate-forme commerciale centrale.Désormais, l'offre de BMCE Capital est accessible à travers l'ensemble du réseau BMCE Bank et via sa plate-forme commerciale multimétiers constituée d'interlocuteurs uniques.Par ailleurs, nous avons finalisé la mise en place de nos procédures de travail et la refonte de notre système d'information, des projets sur lesquels l'agence de notation a émis un avis très favorable.- Appréciation des rendements des OPCVM?- Les indicateurs du marché financier, à la fois au niveau de la Bourse des valeurs et sur le marché obligataire, vont clôturer l'année 2003 sur des progressions remarquables, entraînant dans leur sillage de bonnes performances pour les OPCVM. Après quatre années de baisse consécutives, les OPCVM actions affichent enfin des performances positives dépassant les 30%. Il faut signaler que la structure des actifs n'a pas connu de changement par rapport à celle de 2002, malgré les bonnes performances affichées par les OPCVM actions. Les actifs des OPCVM actions sont restés stables et n'ont pas enregistré de progression du fait de la méfiance des investisseurs. Les OPCVM obligataires et monétaires clôturent, pour leur part, l'année sur des performances respectables compte tenu de la conjoncture qui a prévalu en début d'année, notamment la hausse des taux et l'adoption de la courbe ASFIM. Néanmoins, les actifs gérés dans de tels véhicules sont restés stables tout le long de l'année.- Quelle est la nouveauté qu'apporte la récente réforme des OPCVM?- Depuis la réforme globale du marché financier en 1993, la communauté financière a œuvré de manière continue pour étudier et proposer des nouvelles réformes permettant d'accompagner au mieux le développement du marché financier marocain.Ces efforts ont été couronnés récemment par la promulgation de nouveaux textes et de nouvelles circulaires touchant plusieurs compartiments du marché, notamment les activités de dépositaire de Maroclear, de la Bourse des valeurs et les OPCVM.Dans le domaine de la gestion collective, la nouveauté réside notamment dans la classification des OPCVM. Elle est désormais régie par un texte de loi qui segmente de manière claire les différentes catégories de fonds et qui permettra ainsi aux investisseurs une meilleure prise en compte des caractéristiques techniques des produits et des risques qui y sont associés. Il y a également un projet de loi pour l'encadrement des opérations de mise en pension, qui représentent aujourd'hui plus de 70% des opérations sur le marché secondaire. Enfin, la réflexion est très avancée sur l'adoption d'une courbe pour la valorisation des actifs détenus par les OPCVM.- Les réformes sont-elles complètes?- L'amélioration du cadre réglementaire et déontologique est un processus évolutif qui a pour but d'encadrer les relations entre les différents intervenants des marchés afin de protéger les épargnants. Il est certain que les réformes nouvellement introduites contribueront à l'amélioration de l'environnement financier tant pour les opérateurs que pour les investisseurs. Un effort considérable est entrepris dans ce sens par les autorités de tutelle pour améliorer le dispositif juridique.Par ailleurs, d'autres chantiers de réforme sont encore au stade de réflexion entre les associations professionnelles et ces autorités de tutelle, comme l'agrément des sociétés de gestion et l'instauration d'un cadre spécifique pour les OPCVM dédiés, ou encore la création de nouveaux véhicules de placement, notamment les fonds commun de placements à risque.Propos recueillis par Bouchaïb El Yafi

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