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    Culture

    «Islamour«, chronique d’une famille en crise

    Par L'Economiste | Edition N°:2769 Le 05/05/2008 | Partager

    . Le film veut faire passer un message de tolérance entre Orient et Occident. Sortie en salles le 7 mai «Islamour», c’est le nom du nouveau film de Saâd Chraïbi. Sa sortie nationale est prévue ce mercredi, dans les salles Megarama Casablanca et Marrakech, au cinéma Dawliz Habous, à Rabat, Tanger et Tétouan. Les événements du film se déroulent juste après les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, dans un contexte où les musulmans étaient obligés de quitter ce pays suite aux harcèlements subis. «Près de 5.000 familles d’origine arabe ont été forcées de quitter le territoire américain, parmi lesquelles environ 300 familles marocaines. J’en connais d’ailleurs une personnellement et c’est ce qui m’a donné envie d’écrire le scénario et de réaliser ce film», confie le réalisateur. Le film zoome sur une famille maroco-américaine (le père est Marocain et la mère américaine et leurs deux enfants), qui décide de rentrer définitivement au Maroc. Abbas, rôle interprété par Hakim Noury, revient donc dans son pays natal après avoir passé plus de 20 ans entre l’Europe et les Etats-Unis. Cet ingénieur ouvert d’esprit était parfaitement bien intégré aux Etats-Unis. Mais blessé par le comportement des Américains suite au 11 septembre, il décide d’opérer un retour aux sources. Il devient progressivement islamiste et se met à rejeter sa femme, avec laquelle la communication se rompt. Il décide d’imposer sa loi islamique même à ses enfants, qui sont nés et ont grandi dans une société de liberté et de modernité. Il se radicalise dans son discours, dénonce Satan, incarné selon lui par la toute-puissance des Etats-Unis. La famille entre alors dans une situation de crise où toute communication devient impossible. Abbas remet en cause tout son vécu à l’étranger au profit d’une vie forcée de dévotion. «A travers ce film, j’ai voulu montrer l’incompréhension et l’intolérance qui règnent aujourd’hui entre le monde oriental et le monde occidental. Un fossé les sépare et la communication devient malheureusement de plus en plus difficile. Par la même occasion, j’invite à plus de tolérance et de respect de l’autre», a indiqué Saâd Chraïbi, suite à la projection en avant-première qui s’est tenue au Megarama de Casablanca vendredi dernier. Hakim Noury joue juste dans ce film, de même que les autres acteurs: la Franco-Américaine Anne Macina, Yara Alghafri, Younès Lazrak, Imane Reghay, Hassan Skalli, Souad Hamidou et Eric Cuvelier. A noter que ce film, où les dialogues sont en français, va sortir en Egypte et en Tunisie très prochainement. Des négociations sont également en cours pour qu’il soit également projeté en France. Mais aucune date n’est encore fixée.


    Petit budget

    Ce film à petit budget a été tourné pendant 4 semaines, au cours du mois de novembre dernier, dans une bâtisse à Ben Smim, un petit village situé entre Azrou et Ifrane. «Les moyens étaient très limités et la durée du tournage trop courte, ce qui a rendu les choses un peu compliquées», a regretté Hakim Noury après la projection. En effet, la qualité du son et de l’image laissent à désirer, ce qui montre bien que les moyens techniques étaient insuffisants. Ceci dit, il faut admettre que les acteurs jouent bien et que le réalisateur a bien su retranscrire l’intolérance et le non-respect de l’autre, à travers une ambiance lourde, et chargée de rancune et d’incompréhension. Nadia BELKHAYAT

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