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Economie

168.000 chômeurs de plus

Par L'Economiste | Edition N°:2211 Le 10/02/2006 | Partager

. 11,5% de taux de chômage au 4e trimestre 2005. Les nouveaux emplois créés principalement en milieu rural. Un tiers non rémunéréLe taux de chômage a augmenté de 1,1 point au quatrième trimestre 2005 par rapport à l’année précédente. Il est ainsi passé de 10,4 au 4e trimestre 2004 à 11,5%. En milieu rural, il est de 3,6% contre 2,5 au 4e trimestre 2004. Les zones urbaines ont enregistré pour leur part une hausse à 19,4% (18% pour la même période en 2004). Les femmes citadines sont les plus touchées (25,8%). Par contre, c’est chez les hommes ruraux que la hausse est la plus forte (4,6% contre 2,9). C’est le Haut-Commissariat au Plan (HCP) qui vient de l’annoncer (www.leconomiste.com). La population active en chômage qui était de 1.119.000 personnes au 4e trimestre 2004 s’est accrue pour atteindre 1.287.000 individus. Soit donc 168.000 nouveaux chômeurs. La hausse de 15% que l’on impute à une création d’emplois insuffisante pour faire face à l’offre additionnelle de travail. Il y a aussi, il ne faut surtout pas l’oublier, l’arrivée sur le marché du travail, au cours du dernier trimestre de chaque année, de centaines de nouveaux diplômés. Le HCP note que 60,7% de cette recrudescence du chômage a été enregistrée en milieu urbain. La population active âgée de 15 ans et plus a atteint 11.211.000 contre 10.785.000 au cours du quatrième trimestre de l’année 2004. L’accroissement enregistré (3,9%) est plus marqué en milieu rural où il a atteint 5,7% qu’en milieu urbain qui n’a connu qu’une hausse de 2,3%. La raison en serait l’offre de nouveaux emplois dans l’agriculture encouragée par une importante pluviométrie au mois de décembre, prélude à une bonne année agricole. Au niveau national, le taux d’activité est ainsi passé de 51,1 à 52%. Toutefois, ce taux a connu une stagnation en milieu urbain (44,6%) et une augmentation de 2,4 points en milieu rural (62,4% au cours du quatrième trimestre 2005 contre 60% pour la même période en 2004). La hausse a particulièrement intéressé les personnes âgées de 25 à 34 ans et les 45 ans et plus. Au niveau de la création nette d’emplois, le HCP indique que malgré sa progression (258.000 nouveaux postes), elle n’a pas atteint la moyenne annuelle relevée au cours de la même période durant les 4 années précédentes (306.000 postes). C’est le milieu rural qui a drainé le plus de nouveaux postes d’emplois (235.000) contre seulement 23.000 en milieu urbain. Ils ont profité surtout aux femmes (221.000 emplois dont près de 95% en milieu rural). Chez les hommes, c’est encore la campagne qui s’est adjugée la part du lion (70%).Par secteur, l’évolution la plus significative de l’emploi a été relevée dans l’agriculture (6%), soit 259.000 emplois créés. Le secteur de l’industrie, artisanat compris, vient juste après mais avec une hausse de 2,5% seulement (soit 30.000 nouveaux emplois). Quant au secteur des services, il en a perdu 31.000. C’est le même cas pour le secteur du bâtiment et des travaux publics mais dans une moindre mesure (2.000 emplois).C’est en milieu rural que les gains d’emplois féminins sont les plus significatifs. Ils ont été enregistrés dans le secteur agricole avec 231.000 postes. Alors que pour les hommes, les emplois créés, également dans l’agriculture, ont été de l’ordre de 26.000 postes. En milieu urbain, c’est le secteur industriel qui a offert le plus de postes d’emplois aux femmes (57.000 postes). Plus donc que pour les hommes (19.000). Les services au niveau des villes ont offert quelque 41.000 nouveaux postes. Les indicateurs de l’auto-emploi sont également au vert. Une hausse de 110.000 emplois a été constatée. Soit une croissance de 3,6%. En revanche, les pertes d’emplois les plus significatives ont été enregistrées dans l’industrie (30.000 postes) et le bâtiment et travaux publics (5.000 postes). Selon le HCP, la part de l’emploi non rémunéré a atteint 32,5% au cours du 4e trimestre 2005; soit une légère hausse par rapport à la même période en 2004. Celle-ci est plus importante en milieu rural (53,9% contre 52,3 au 4e trimestre de 2004). En revanche, elle a stagné dans les villes en se maintenant à 6,8%. Jamal Eddine HERRADI

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