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    Economie

    16 mai, deux ans après
    Les Marocains rendent hommage aux victimes

    Par L'Economiste | Edition N°:2022 Le 17/05/2005 | Partager

    . Série de manifestations à Casablanca et dans tout le Royaume . Personne ne cédera au chantage des intégristesDEUX ans après les attentats barbares du 16 mai, le Maroc continue sans répit son combat contre l’extrémisme. Et aussi contre le chantage exercé aujourd’hui par les intégristes et adeptes du jihad qui, derrière leurs murs de détention, enchaînent grèves de la faim et manifestations perturbatrices. Un appel au chaos lancé par les têtes pensantes de la Salafia Jihadia pour obtenir leur «propre» libération ou au moins la révision de leur procès, pas ceux de leurs «frères». Sauf que, et à très juste titre, ils ne trouveront écho ni auprès de l’Etat, ni auprès de la société civile, ni auprès des membres de partis politiques ou d’associations, ni auprès de n’importe quel citoyen marocain. Tout le monde s’accorde à dire que l’atrocité des crimes commis et l’infamie du terrorisme ne peuvent avoir d’excuses. Pour sa part, Ismaïl Alaoui, secrétaire général du PPS, faisant allusion aux propos tenus par le terroriste Abou Hafs, indique que «l’Etat doit sévir avec la plus grande fermeté». Du même avis, Nabil Benabdellah, ministre de la Communication, pour qui ces déclarations «sont étrangères à la société marocaine et aux valeurs de tolérance et de fraternité que reflète son histoire». Toujours est-il, le Maroc n’a pas encore pansé ses blessures et a célébré, hier 16 mai, une bien triste commémoration. Des manifestations ont été organisées à travers le pays pour exprimer le soutien du peuple entier aux victimes et à leurs familles. Et surtout pour montrer que les Marocains n’ont pas oublié ce qui s’est passé ce jour-là. Pour le peuple, touché dans sa chair, la vigilance reste de mise. Il faut tirer les leçons pour contrecarrer à l’avenir toute tentative terroriste, ne serait-ce que dans sa plus simple expression. Ainsi, plusieurs cérémonies étaient programmées à Casablanca, théâtre de ces événements tragiques. A l’heure où nous mettions sous presse, un sit-in devait se tenir place Mohammed V à Casablanca, où se trouve une stèle à la mémoire des victimes des attentats, inaugurée en avril 2004 par SM le Roi Mohammed VI et Jose Luis Zapatero, le chef du gouvernement espagnol. Par ailleurs, une cérémonie de commémoration devra être organisée, le dimanche 21 mai, au Musée du Judaïsme à Casablanca.D’autre part, des centaines de jeunes de différentes associations affiliées au Réseau Maillage se sont rassemblés, le 15 mai, devant l’hôtel Farah, pour dire non à la violence, à la barbarie et à l’obscurantisme. Autre moment fort de cette cérémonie, l’arrivée du globe-trotter marocain Rachid Khomsi, qui a entrepris une longue marche, depuis le 11 mars, de Madrid pour exprimer sa solidarité avec les victimes innocentes. Il a effectué ce périple, de quelque 1.122 km, en deux mois et une semaine.


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    LES autres villes ont également montré leur soutien aux familles des victimes qui ont payé un prix fort, les actes démesurés de ces kamikazes. A Tanger, la section Ibn Battouta de scoutisme Hassania a convié, le 15 mai, des dizaines d’enfants de la communauté étrangère établie à Tanger pour célébrer les valeurs de fraternité, de convivialité et de tolérance. Khouribga n’est pas en reste. La ville a organisé, dimanche 15 mai, une marche populaire en signe de solidarité avec les victimes des attentats terroristes du 16 mai à Casablanca.Nadia DREF

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