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    1.200 ans de Fès:
    Une caravane pour raconter l’histoire du Maroc

    Par L'Economiste | Edition N°:2824 Le 21/07/2008 | Partager

    . Des historiens reconstituent l’âge d’or des sciences exactes. Un héritage séculaire intemporelLes passionnés d’histoire ont trouvé leur compte lors de la table ronde tenue le 15 juillet dernier à Casablanca. Organisée par l’Association pour le 1.200e anniversaire de la fondation de la ville de Fès sous le thème: «Sciences exactes au Maroc avant l’époque moderne», la rencontre-débat a rassemblé une pléiade d’éminents professeurs et historiens qui, tour à tour, ont mis le point sur la production des chercheurs marocains depuis l’époque médiévale. «Le Maroc a connu la naissance de nombreux centres culturels attirant des savants d’horizons divers avides de parfaire leurs connaissances scientifiques», nous apprend Abdesslam Cheddadi, professeur à l’université Mohammed V de Rabat. Le Maroc médiéval du XIIe siècle, que l’on appelait «Maghreb Extrême», a constitué la période la plus étudiée et donc la mieux connue sur l’histoire des activités scientifiques. C’est à cette époque, caractérisée par le règne de la dynastie almoravide, que des villes comme Sebta et Marrakech commencent à accueillir une partie de la production scientifique andalouse et parfois même des acteurs éminents de ces sciences comme Ibn Rochd et Ibn Tofail. Au XIIIe siècle, sous l’empire almohade, Marrakech s’imposera comme le pôle scientifique le plus important de l’Occident musulman, en relation avec Séville, dernier foyer scientifique réellement dynamique d’Al-Andalous. Ce fut une phase de créativité de l’Occident musulman dans différents domaines scientifiques tels que la médecine, les mathématiques, l’astronomie et l’agronomie. Le XIVe siècle, qui a vu l’arrivée des trois royaumes des Hafsides d’Ifrîqiya (Tunisie actuelle), des Banou Abdel Wad du Maghreb Central (Algérie actuelle) et des Mérinides du Maghreb Extrême (Maroc d’aujourd’hui), apparaît, dans le domaine scientifique, beaucoup plus comme une phase d’assimilation que de création. C’est aussi celle où le Maroc commencera à connaître une réduction du champ du savoir scientifique et un repli vers des aspects utilitaires par l’utilisation militaire et technique du savoir acquis depuis des siècles. Rappelons que l’événement des «12 siècles de la vie d’un Royaume» avait débuté le 5 avril dernier. Vendredi dernier, une caravane a été lancée depuis Fès pour sillonner les 16 régions du Maroc. Elle relatera durant des mois l’histoire marocaine en général tout en valorisant le patrimoine culturel local en particulier. Elle mettra également en exergue la contribution de chaque région à l’enrichissement de l’histoire du Royaume. Des questions seront posées aux populations locales de chaque région selon trois rubriques: «Mon histoire», «L’histoire de ma région» et «L’histoire de mon pays». Les réponses seront ensuite calligraphiées dans des parchemins et soigneusement archivées comme documents historiques pour la postérité.


    Centre culturel millénaire

    Entre les centres scientifiques les plus illustres, Fès s’est particulièrement démarquée. Fondée en 789 par Idriss Ier, elle connaîtra quelques siècles plus tard un essor culturel qui concurrencera toutes ses rivales d’Orient. Sous l’exode des familles andalouses qui s’y installèrent, Fès deviendra incontournable. Après la fondation de la mosquée universitaire Quaraouiyine, Fès sera le cœur religieux du Maghreb et l’un des centres spirituels et culturels les plus importants de l’époque. Son influence se fera ressentir jusque dans les écoles de l’Espagne islamique et au-delà vers l’Europe. On rapporte que Sylvestre II, Pape de 999 à 1003, y séjourna dans sa jeunesse pour y faire des études à la suite desquelles il introduisit les chiffres arabes en Europe. Les échanges avec Cordoue, Kairouan et le reste du monde musulman avaient fait de Fès une grande cité culturelle, économique et commerciale. M.M.

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