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Economie

11 Septembre, 3 ans après
Bush/Ben Laden, «héros» de la géopolitique mondiale

Par L'Economiste | Edition N°:1851 Le 10/09/2004 | Partager

. Bali, Riyad, Casablanca et Madrid… les attentats se multiplient . La guerre en Irak, fausse piste contre le terrorisme Devant leurs petits écrans, des milliers de téléspectateurs ont cru que c’était la fin du monde. Les images des deux avions percutant les deux tours du WTC transmises en direct étaient hallucinantes. Pourtant, en ces mêmes instants d’extrême terreur, certains conseillers de Bush se creusaient les méninges pour préparer la contre-attaque. Deux ans après, des proches de l’administration Bush ont raconté comment le 11 septembre fut utilisé pour faire tomber le régime de Saddam. Dans ses multiples discours, le président des USA a réitéré les liens qui existeraient, selon lui, entre ce dernier et Ben Laden. A coup de matraquage médiatique, les idées d’un nouvel ordre mondial se sont installées dans les esprits. En effet, selon un sondage paru le 6 septembre 2003, dans le Washington Post, 70% des Américains ont dit qu’il était «probable que Saddam Hussein ait personnellement été impliqué dans les attentats du 11 septembre». Le lien présumé de Saddam avec les attentats serait, selon les sondeurs, «la plus importante raison pour laquelle les Américains soutenaient l’invasion et l’occupation de l’Irak». Toujours selon ce sondage, au moins 80% des répondants seraient convaincus que «l’ex-président irakien aurait fourni aide et assistance aux membres du réseau Al Qaida». Bush a pu même avoir l’unanimité de son opinion publique autour de l’existence en Irak d’armes de destruction massive. Les rapports de Hans Blix, ancien émissaire des Nations unies en Irak, qui niaient le développement en Irak d’armes non conventionnelles, ont constamment été ignorés. Parallèlement, Bush ne laissait pas une occasion sans rappeler son ultimatum lancé au monde entier. Ainsi, qui n’est pas allié des USA dans sa guerre contre le terrorisme est un ennemi. Les autres attentats suicides, une vingtaine depuis le 11 septembre, et aussi condamnables qu’ils sont, ont eu un effet pérennisant la politique américaine. Tous avaient un lien direct ou indirect avec Al Qaida. Et par ricochet avec la guerre de G. W. Bush. Le plus sanglant après le 11 septembre est incontestablement celui de Bali (Indonésie), perpétré le 12 octobre 2002. Cet attentat à la voiture piégée contre une discothèque à Bali, a fait 202 morts et 300 blessés, en majorité des Australiens. Le cœur du tourisme indonésien est touché. L’île de Bali recevait chaque année plus de 1,5 million de touristes. . Dialectique terroriste Les extrémistes n’ont pas que des cibles économiques, politiques ou touristiques. Le triple attentat suicide, perpétré le 12 mai 2003, dans un ensemble résidentiel à Riyad en Arabie saoudite, montre la complexité de la dialectique terroriste. L’attentat a fait 35 morts, dont 9 Américains et 12 kamikazes, et près de 200 blessés. Il s’agit d’une complexité qui montre toute la composante géopolitique, estiment les spécialistes, des actes terroristes d’Al Qaida. A Casablanca aussi, l’exemple en est donné. Le 16 mai 2003 est une date qui a dévoilé les liens d’ordre géographique de la stratégie de Ben Laden. Encore une fois, le bilan est lourd: 45 morts, dont 12 kamikazes, et une centaine de blessés. La préoccupation sécuritaire à caractère planétaire des Américains vient encore une fois d’être raffermie. Aucun pays n’est à l’abri de la «gent obscurantiste». Aucun n’est par conséquent libre de choisir le camp de la neutralité. Quand bien même le prix à payer peut être exorbitant. Les attentats de Madrid en reste la preuve tangible. Le 11 mars 2004, toute l’Espagne est sous le choc. Les 10 bombes qui ont explosé simultanément dans 4 trains ont fait 198 morts et près de 2.000 blessés. Ben Laden est passé à exécution de ses menaces de frapper durement les alliés de Bush et ce, 911 jours exactement après le 11 septembre 2001. Les Espagnols ont payé très cher le soutien de José Maria Aznar à une guerre à laquelle le peuple espagnol était opposé à 90%. Politiquement, les choses ont vite changé à Madrid. Malgré les tentatives d’Aznar et son ministre de l’Intérieur de faire porter la responsabilité des attentats à l’ETA. La revendication d’Al Qaida et le démenti formel de l’organisation basque ont fini par le mettre hors course lors des élections. - Le 11 Septembre 2001, les kamikazes ont touché le coeur de l’économie des USA, symbole de la puissance mondiale. Depuis, leur stratégie a changé de visage dans les autres attentats mais sans pour autant perdre leur effet politique pervers. Mostafa BENTAK

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