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International

Boycott des produits français: L’heure n’est pas encore à l’apaisement

Par Amine BOUSHABA | Edition N°:5873 Le 27/10/2020 | Partager
Une opération vivement dénoncée par Paris
Doha, Amman, Istanbul… plusieurs villes suivent le mouvement

Le regain des tensions entre Paris et nombre de pays musulmans ne semble pas s’apaiser et plusieurs appels au boycott des produits de l’Hexagone sont lancés depuis plusieurs capitales arabes. Il faut dire que les déclarations la semaine dernière d’Emmanuel Macron, dans son hommage funèbre à Samuel Paty (décapité par un jeune Tchétchène de 18 ans), promettant que la France ne renoncerait ni aux caricatures, ni à la liberté d’expression, ont suscité une colère sourde chez des millions de musulmans de par le monde.

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L’appel au boycott a trouvé un certain écho et plusieurs enseignes de distribution ont supprimé les produits hexagonaux de leurs rayons (Ph. AFP)

Bien que la grande majorité dénonce un acte barbare commis au nom de l’Islam, de nombreux Français de confession musulmane ont dû faire face à une vague d’islamophobie décomplexée, tant dans les médias que sur les réseaux sociaux ou même dans la rue. Dans un précédent discours, le président français avait dénoncé le «séparatisme islamiste» ressentie par nombre de musulmans comme propice à semer la division et à la recherche fâcheuse de boucs émissaires.

Depuis vendredi, plusieurs Etats dont le Maroc, la Turquie, l’Iran, la Jordanie ou encore le Koweït ont dénoncé la publication de caricatures, ainsi que l’escalade des tensions. Rabat dénonce dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères des «actes qui reflètent l’immaturité de leurs auteurs, et réaffirme que la liberté des uns s’arrête là où commencent la liberté et les croyances des autres», alors que l’Organisation de coopération islamique, instance qui réunit les pays musulmans, a déploré «les propos de certains responsables français (…), susceptibles de nuire aux relations franco-musulmanes».

A Doha, Amman, Koweït, Masqat ou encore à Istanbul et Téhéran, l’appel au boycott a trouvé un certain écho et plusieurs enseignes de distribution ont supprimé les produits hexagonaux de leurs rayons, risquant de mettre à mal une partie de l’économie française. Si le ministre du Commerce extérieur Franck Riester a évoqué dimanche soir «des impacts impossibles à chiffrer pour le moment», Paris semble craindre un possible effet d’entraînement généré par les réseaux sociaux.

Cependant, les exportations françaises vers les pays du Moyen-Orient restent relativement faibles. A titre d’exemple, l’Hexagone n’a exporté, en 2019, que 600 millions d’euros de produits vers le Koweït, contre 70 milliards vers l’Allemagne, ou encore quelque 5,5 milliards vers le Maroc.

La France a toutefois appelé, ce dimanche, à «cesser immédiatement» les appels au boycott de produits hexagonaux. Un communiqué qui a été ressenti, par nombre de musulmans, comme une injonction, provoquant des réactions indignées sur les réseaux sociaux. Le président Macron a pour sa part persisté dans une série de tweets en arabe, français et anglais: «La liberté, nous la chérissons; l’égalité, nous la garantissons; la fraternité, nous la vivons avec intensité. Rien ne nous fera reculer, jamais».

Alors que Geoffroy Roux de Bézieux, le patron du Medef (patronat français), a exhorté les  chefs d’entreprise français à «faire passer nos principes avant la possibilité de développer nos affaires», le quai d’Orsay dit avoir mobilisé le réseau diplomatique français «pour rappeler et expliquer (aux autres pays) les positions de la France en matière de libertés fondamentales et refus de la haine».

Dans ce concert de surenchère, seule la ministre de la Culture semble vouloir jouer à l’apaisement. Roselyne Bachelot a en effet appelé à «une stratégie «d’apaisement» et «d’explication» face aux protestations et appels au boycott soulevés dans des pays musulmans par des propos du président Emmanuel Macron sur l’Islam», a-t-elle estimé ce  lundi.

A.Bo

 

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