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Culture

Festival de Fès de la culture soufie: Pari réussi pour la 13e édition

Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5873 Le 27/10/2020 | Partager
Faire revivre le soufisme en tant que patrimoine culturel d’une extraordinaire richesse artistique
Masterclass, tables-rondes, et soirées soufies… l’événement a fait le plein «virtuel»

Le rideau est tombé lundi sur la 13e édition du festival de Fès de la culture soufie (FFCS). Les organisa­teurs du seul festival qui a été main­tenu malgré l’épidémie, ont tenu leur promesse de réussir un événement 100% digital, et avec une program­mation de qualité qui n’a rien à envier aux précédentes éditions.

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Les derviches tourneurs qui dansent le samaa, ici au festival de Fès de la culture soufie, en 2017. Ce sont des membres de l’ordre musulman soufi appelé Mevlevi et fondé au XIIIᵉ siècle par Jalal al-Din Rumi à Konya dans le sultanat de Roum. Le 9e jour de l’édition 2020 s’est d’ailleurs clôturé avec un très beau documentaire sur la Zaouia Charqawiya de Beja’ad, suivi du Samaa de la confrérie Charqawiyya (Ph. L’Economiste)

Pour Faouzi Skali, président du FFCS, «rien ne peut, et en tout cas ne doit, constituer un frein à notre capacité de penser et de créer et encore moins au déploie­ment de notre vie spirituelle car ces activités constituent précisément nos possibilités de ressourcement et de résilience en des temps d’épreuve».

Ainsi, ajoute l’initiateur du festival, «il ne s’agissait pas d’une solution de substitution ou de pis aller, mais une façon de faire prévaloir quelque chose de différent en cherchant à créer un projet dans lequel les nouvelles tech­nologies sont au service de la culture et de la spiritualité».

En effet, le pro­gramme de cette version «numérique» s’est décliné de telle sorte qu’il est de­venu une expérimentation en temps réel de tous ces volets (tables rondes, masterclass, soirées soufies, exposi­tions…etc).

■ Masterclass sur l’art de la transmission
Pour capter l’attention des festi­valiers, même à distance, les orga­nisateurs ont tablé sur la richesse et la diversité de «l’art de la transmis­sion» du patrimoine du soufisme. A ce titre, les 10 jours du festival (du 17 au 26 octobre 2020) étaient riches en communications, débats et chants. Ainsi, la journée du 25 octobre, à titre d’exemple, a commencé à 11h avec une masterclass exceptionnelle sur les jardins de la transmission par Abde­razzak Benchaabane. Savant et savou­reux mélange de savoir académique et empirique, né de son expérience de paysagiste, de parfumeur et de pro­fesseur d’université, la masterclass d’Abderrazzak Benchaâbane était une invitation à la découverte des jardins dans la culture soufie et partant, de notre jardin intérieur.

■ Cafés littéraires
Les festivaliers se sont «retrouvés» ensuite à 14h30 avec le Munchid Ah­med Saher, pour un atelier inédit afin d’apprendre le chant spirituel du Sa­maa centré notamment sur un réper­toire de chants consacrés au Prophète (SAWS) à l’approche du Mawlid an-Nabawwi. A 17h30, l’islamologue Tayeb Chouiref a fait son entrée. Il était l’invité du café littéraire «Un océan d’encre». Chouiref a présenté l’ouvrage remarquable du professeur William Chittick qu’il a préfacé, la doctrine soufie de Rûmî. A partir de 20h30, le festival faisait une nouvelle halte dans un haut-lieu du soufisme, Lahore au Pakistan. Les experts de ce patrimoine se sont interrogés sur la pensée du philosophe Muhammad Iqbal, ses influences, notamment celle de Rûmî, et son enseignement pour le monde d’aujourd’hui. Puis Shaykha Amat-un Nur a invité les festivaliers à découvrir les lieux du soufisme mo­ghol à Lahore.

■ Guérir les âmes en ces temps troubles
Côté musical, les chants profondé­ment spirituels de Farida Parveen ont revivifié les âmes lors de ce 9e jour du festival. La soirée a été clôturée avec un très beau documentaire sur la Zaouia Charqawiya de Beja’ad, suivi du Samaa de la confrérie Char­qawiyya au sein même de la Zaouia. Et hier lundi, dernier jour du festival, le public s’est initié à la dernière sa­gesse de Joha, issue de la série d’ins­tants d’écoute, avec la comédienne Amal Ayouche qui a livré avec talent et humour les pépites de sagesse du célèbre Joha. Ensuite, les festivaliers étaient conviés à une synthèse du fes­tival et la création de sa plateforme Sufi heritage. «Laquelle sera alimen­tée, documentée, et restera ouverte tout au long de l’année pour répandre la pensée des maîtres et la culture sou­fie de l’Islam», explique l’organisateur du festival. En attendant, l’événement a été très suivi par un public du Maroc et d’ailleurs, «cherchant à guérir les âmes pendant ces temps troubles».
En témoignent les nombreux com­mentaires des festivaliers qui ont suivi de bout en bout la programmation de cette 13e édition. Laquelle a été clô­turée par un très beau documentaire sur le soufisme en Afrique réalisé par Ahmed Lakhlii. Ce fut un grand mo­ment de «sagesses spirituelles» et de partage.

                                                              

■ Chercher une entente universelle

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Invitée de marque de cette 13e édition du FFCS, l’universitaire Katherine Marshall (USA), a esquissé «le rôle du religieux et des religions au sein de la société et de quelle ma­nière ceux-ci peuvent constituer des vecteurs du développement humain et faire face à la montée de l’extrémisme. L’ex-conseillère du président de la Banque Mondiale a ainsi rappelé que «les responsables politiques, diplo­mates…s’intéressent désormais à la question des religions mais surtout aux aspects négatifs (Daech, terrorisme, la problématique des réfugiés,…)». Pour endiguer ce phénomène, plu­sieurs réflexions sont initiées ici et là, sur le rôle que pourraient jouer les ins­titutions religieuses et les spiritualités. «Pas loin que la semaine dernière, le G20 discutait du rôle (positif et moins positif) des religions dans l’instaura­tion d’un vivre-ensemble», rapporte Katherine Marshall. «Quoique l’on évite d’évoquer de manière formelle les raisons de l’extrémisme, il faut être honnête et voir la complexité de ce monde où 84% de la population a une affiliation religieuse… d’où l’in­térêt du dialogue interreligieux, pour trouver la meilleure entente univer­selle, une sorte de charte d’accords de base sur un certain nombre de valeurs spirituelles», estime-t-elle.

                                                              

■ Islam soufi

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«A travers ce festival, nous cherchons à faire revivre le soufisme en tant que patrimoine culturel et en découvrir l’extraordinaire richesse artistique, intellectuelle et spirituelle à travers le monde. Et c’est ce que l’on pourrait appeler l’Islam soufi et dont le Maroc, comme cela a été en diverses occasions souligné par SM le Roi, porte une tradition particulièrement riche et féconde, et c’est ce qui, à mon avis, définit le Maroc non seulement comme nation mais aussi comme une civilisation à part entière», conclut Faouzi Skali.

Youness SAAD ALAMI

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