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Entreprises

Il y a 29 ans sur L'Economiste

Par Dr Mohamed BENABID | Edition N°:5864 Le 14/10/2020 | Partager
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Nous sommes le 17 octobre 1991. A côté d’un article sur «Dounia Production» qui lance l’affichage sur chariot de supermarché, d’un autre sur l’informatisation à la Douane, la rubrique Entreprises de L’Economiste s’arrête, dans un article signé Meriem Oudghiri (actuelle secrétaire de rédaction) sur la révolution qui s’annonce dans la grande distribution. Le cash and carry débarque au Maroc avec le hollandais Makro. Pour la première fois le pays découvre ce qu’il est possible de faire lorsque les chaînes logistiques sont déployées au service de la grande distribution, alimentaire en particulier. En réalité, le phénomène Makro (qui sera racheté en 1997 par l’allemand Metro) comme on l’appellera à l’époque et pas seulement chez les grossistes, racontait bien plus comme enjeux. La modernisation de la distribution trouvera appui sur la dynamique de libéralisation des prix et le désencadrement amorcé à la fin des années 80. L’avènement de la distribution de masse devenait en réalité le miroir de la mise à niveau des capacités de production, des transformations économiques et sociétales, constatées à l’époque. Officiellement l’offre de Makro était destinée à une clientèle professionnelle, la carte de membre étant délivrée sur présentation de la CIN, du numéro de patente, inscription au registre du commerce et de deux factures. Finalement,  la pression d’une clientèle grand public allait finir par forcer l’accès et pousser les commerciaux de la chaîne à assouplir les conditions d’octroi de la carte. Les nouvelles habitudes de consommation finissent par s’installer rapidement: profiter d’une gamme de produits beaucoup plus large que ce qui existait dans le commerce traditionnel, apprendre à remplir son chariot au fur et à mesure de sa progression dans le magasin jusqu’à la caisse. Le servir soi-même... la formule magique était désormais consacrée et s’imposait même dans des rayons, réputés alors infranchissables, comme pour ceux de la boucherie (où le client devait néanmoins se rendre dans une quasi-chambre froide pour faire ses emplettes).  Bien qu’il soit considéré comme étant le pionnier du self-service, Makro n’était pourtant pas le premier à introduire pareil concept dans le contexte marocain. Les premières aventures sont à chercher du côté d’un certain Alpha 55 lancé à la fin des années 70 par la famille Benghanem ou encore dans les économats où les familles des employés des grands offices (ONE, OCP, ONCF, etc.), de l’armée ou encore des grands groupes privés (comme pour la Cosumar par exemple) allaient faire leurs courses.

 

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