×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Entreprises

Ouverture des frontières : A quand le tour des patients?

Par Radia LAHLOU | Edition N°:5864 Le 14/10/2020 | Partager
L’assouplissement des mesures ne concerne pour l’heure que les touristes et les professionnels
La demande de la CGEM pour faciliter l’entrée aux patients étrangers, restée lettre morte depuis le 8 septembre
La Turquie, la Tunisie et l’Egypte profitent du statu quo pour détourner cette filière
01ouverture_des_frontieres_a_quand_le_tour_des_patients.jpg

L’absence d’autorisation d’entrée sur le territoire marocain des patients étrangers les prive des soins dont ils pourraient bénéficier. Certains pays subsahariens ne disposent pas des infrastructures nécessaires à la prise en charge de pathologies lourdes comme les chirurgies cardio-vasculaires ou les cancers (Ph PxHere)

Si les hôteliers commencent à reprendre un peu espoir depuis l’assouplissement des mesures permettant l’arrivée de touristes étrangers au Maroc, c’est loin d’être le cas pour les opérateurs de la santé. En effet, le 4 septembre dernier, le gouvernement avait accédé à la demande de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) d’alléger les conditions d’entrée sur le territoire marocain aux visiteurs professionnels et touristes sur simple présentation de leur réservation d’hôtel ou ordre de mission. Une lueur d’optimisme qui a poussé un des leaders de la santé au Maroc, le groupe Akdital Holding, à formuler la même requête concernant l’accueil de patients africains, en provenance de pays avec lesquels le groupe a conclu de nombreux partenariats étatiques et privés au cours de ces dernières années (voir notre édition n° 5842 du 14/09/2020). Dans un courrier daté du 7 septembre 2020, et dont L’Economiste détient copie, le Dr Rochdi Talib, PDG du groupe Akdital attirait l’attention du patronat sur le fait que «ces deux mesures positives ne semblaient pas concerner expressément les patients étrangers qui bénéficient d’une procédure d’évacuation d’urgence en vue de leur traitement dans les structures hospitalières privées de notre pays». Akdital Holding, qui dispose d’une capacité d’accueil de 550 lits et d’infrastructures des dernières technologies, prend en charge depuis un long moment déjà, des patients étrangers atteints de pathologies lourdes (maladies cardio-vasculaires et cancer) dans l’ensemble de ces unités. En mars dernier, juste avant le déclenchement de la pandémie à l’échelle mondiale, le Dr Talib est revenu de sa mission de prospection sur le continent avec, à la clé, de nombreuses conventions nouées avec différents pays ou prescripteurs (Mauritanie, République démocratique du Congo, Gabon, Burkina Faso, Niger ou encore Côte d’Ivoire) qui ne disposent pas d’infrastructures nécessaires pour soigner ces pathologies. Toutefois, l’absence d’autorisation pour l’heure, prive autant les malades étrangers des soins dont ils pourraient bénéficier, que le groupe du développement de sa branche «Afrique». Sensible à la question, la CGEM s’est aussitôt empressée (le 8 septembre dernier) de déposer une requête dans ce sens à l’attention de Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères et de la coopération africaine. Plus d’un mois après, aucune réponse favorable n’est encore parvenue au patronat, mais l’espoir reste de mise.  
Au-delà des considérations commerciales ou de santé, en gardant les frontières fermées aux patients étrangers, c’est l’image du Maroc et sa capacité à réagir rapidement aux situations qui prennent, de nouveau, un revers. Ce statu quo a évidemment permis à nos concurrents de toujours, la Tunisie, l’Egypte et la Turquie, qui, eux, bénéficient d’un fort soutien étatique, de détourner cette activité à forte valeur ajoutée à leur profit, privant le Maroc d’une entrée considérable en devises. Un état de fait qui pourrait tout autant fragiliser les liens que le Maroc entretient avec des pays subsahariens.

Mesures d’entrée

La CGEM propose, en vue de faciliter l’accès aux patients africains, et sur présentation d’une attestation de prise en charge par une unité médicale marocaine, qu’ils répondent à toutes les dispositions actuelles édictées aux touristes (en provenance de pays non soumis au visa). Le patronat propose également la mise en place d’une procédure simplifiée en faveur des patients en provenance de pays africains soumis à la formalité du visa (comme la Mauritanie et la RDC) afin qu’ils puissent disposer rapidement d’un visa. 
En outre, les opérateurs de santé devront s’engager à leur tour que toute demande de prise en charge d’un patient étranger soit conditionnée par la constitution d’un dossier médical complet qui fait l’objet d’un examen médical approfondi. Lorsque la décision d’évacuation est prise, les équipes médicales dans les pays africains devront se charger des formalités administratives et des tests PCR conformément aux décisions du Maroc.
Dès leur arrivée au Maroc, les patients seront totalement pris en charge par les unités hospitalières privées qui les recevront et ce, jusqu’à leur retour dans leurs pays.

Radia LAHLOU 

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc