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Economie

Tourisme: Comment réinventer les vacances à Marrakech?

Par Badra BERRISSOULE | Edition N°:5863 Le 13/10/2020 | Partager
Tester de nouvelles formules, découvrir les grands espaces…, les nouvelles tendances
L’écotourisme peut faire la différence pour la reprise post-Covid
Pour simplifier la reprise, le Syndicat français des tour-opérateurs demande un test PCR à l’arrivée

Maintenant que les premiers touristes étrangers sont arrivés au Club Med de Marrakech, des hôteliers reprennent espoir, même si les conditions ne sont pas suffisantes pour une véritable reprise touristique. Le Syndicat français des tour-opérateurs (SETO) le confirme d’ailleurs. Il vient d’adresser un courrier à la RAM (qui assure les vols spéciaux) lui demandant plus de soutien pour faciliter la relance touristique du Maroc sur le marché français.

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Les premiers touristes arrivés à Marrakech sont ceux du Club Med qui a repris son activité pour ce début de la saison d’hiver (Ph. Mokhtari)

Tout en reconnaissant l’effort marocain pour établir une reprise du tourisme et l’engagement pris par la compagnie nationale dans son programme de vol dès l’hiver 2020-21, les TO français alertent sur les contraintes opérationnelles qui risquent de limiter ces ambitions.

«La condition de devoir présenter à l’embarquement un test PCR négatif de moins de 72 heures est de facto un handicap lourd, notamment pour les voyageurs en provenance de la France, puisque les délais d’obtention de résultats de tests dépassent largement les 72 heures». Pour lever cet obstacle, le Seto sollicite la mise en place des procédures d’entrée adaptées au tourisme avec un test à l’arrivée plutôt qu’un test au départ.

En attendant, d’autres compagnies aériennes ont repris quelques dessertes dans le cadre des vols spéciaux, au grand soulagement des professionnels. Pour Mustapha Amalik, hôtelier, l’offre hôtelière et la capacité de la cité ocre sont riches et la ville a les moyens de se positionner sur le tourisme de grands espaces et l’écotourisme.

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Depuis plusieurs années, des établissements luxueux se sont spécialisés sur ce créneau comme la ferme d’hôte le Bled fondé par le célèbre chef Moha ou encore le boutique hôtel Atlas Widan, sis à une dizaine de kilomètres de Marrakech (pas loin de 4 golfs), sur la route de Ouarzazate. L’établissement qui a maintenu ses portes ouvertes même en temps de crise et déployé toutes les mesures pour assurer la sécurité sanitaire, compte 21 clés réparties sur un domaine de plus de 4 hectares.

Son offre est sous forme de villas avec piscines privatives, des riads et douirias mixant le charme traditionnel des bâtisses marocaines et le confort. La tendance post-Covid, selon les experts de l’Organisation mondiale du tourisme, sera justement adapté à ce genre d’hébergement en pleine nature qui fera la différence. Reste à savoir si Marrakech est prête à accueillir de nouveau les touristes.

«Un voyageur ne vient pas que pour les chambres hôtelières. Il cherche à découvrir l’identité de la ville, ses monuments et ses habitants et il faut travailler pour faire en sorte que ses édifices rouvrent leurs portes et que les circuits tant recherchés par les touristes soient contrôlés pour assurer une sécurité sanitaire pour tous», commente un opérateur.

Badra BERRISSOULE
 

 

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