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Economie

L’ouverture des écoles n’aggrave pas la pandémie!

Par Ahlam NAZIH | Edition N°:5857 Le 05/10/2020 | Partager
Une étude sur 191 pays avance qu’aucune corrélation n’existe
Les deux tiers ont rouvert leurs établissements malgré la hausse des cas
300 milliards de journées scolaires perturbées

Dès l’annonce de la pandémie du coronavirus par l’OMS le 11 mars dernier, 96% des pays dont les données sont disponibles (au nombre de 191) ont fermé leurs écoles. Mais six mois plus tard, les deux tiers (125 des 191) ont rouvert leurs systèmes scolaires, totalement ou partiellement, paradoxalement, à l’heure où la pandémie s’aggrave. Le Maroc en fait partie. C’est ce qui ressort de l’étude réalisée par la fondation suisse Insights for Education, dont les données ont été collectées du 10 février au 29 septembre 2020.

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Sur les 711 millions d’élèves qui resteront chez eux, 84% sont issus de pays à revenu faible à moyen inférieur, où tous les enfants n’ont pas accès aux technologies de l’information et à l’enseignement à distance. D’où une accentuation des inégalités

Quelque 51 pays gardent encore leurs établissements primaires et secondaires clos. La grande majorité en sont toujours à leur première vague de la pandémie et sont à faible revenu. N’ayant pas les moyens d’affronter une montée en flèche des cas, ils misent sur la prévention. Les pays qui en sont à leur deuxième vague Covid-19 ont majoritairement rouvert leur système scolaire (89%). Il s’agit notamment d’économies à revenu moyen supérieur à élevé. 

Qui a raison, et qui a tort? La situation est trop «complexe», selon la fondation. La fermeture des écoles ne réduit pas forcément la transmission du virus, et l’ouverture n’induit pas automatiquement une augmentation des cas d’infection. Les réalités des pays sont diverses. «L’analyse d’Insights for Education ne montre aucune corrélation entre la réouverture des écoles et une augmentation des taux d’infection au Covid-19», souligne l’étude.

Les ouvertures ont été généralement accompagnées de protocoles sanitaires. Au Maroc, une note datée du 15 septembre 2020 précise la procédure à suivre en cas de détection d’infections parmi les élèves, les enseignants et les administratifs. Si, par exemple, un élève est contaminé, sa classe est fermée et ses camarades sont dépistés. Qu’un autre cas soit détecté ou pas, un confinement (avec e-learning) de 14 jours est décrété. Si un autre cas est confirmé, sans lien épidémiologique avec le premier, c’est toute l’école qui est mise à l’arrêt.

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Quelque 45 pays subissent une seconde vague Covid-19. Parmi eux, 89% ont choisi d’ouvrir, à 100% ou partiellement, leurs écoles. Il s’agit notamment d’économies à revenu moyen supérieur à élevé

Les cas contacts en dehors de la classe sont également testés. Là encore, si une contamination est enregistrée, l’établissement est immobilisé pendant 14 jours. Selon les chiffres révélés par le ministre de l’Education nationale, Saaïd Amzazi, le 24 septembre dernier, 118 établissements accueillant près de 61.000 apprenants ont été fermés, suite à la découverte d’infections chez 413 élèves, 807 enseignants, 129 cadres pédagogiques et 79 autres cadres. Les dépistages ne sont pas courants dans tous les pays, mais la prise de conscience de leur intérêt grandit.

Dans 60% des cas les masques sont obligatoires pour les profs. Ils le sont généralement pour les élèves des classes supérieures du primaire et ceux du secondaire (dès la 5e année du primaire au Maroc). L’étude insiste sur la transparence et la relation de confiance entre les écoles et les parents pour réussir l’ouverture des établissements.

L’arrêt de la scolarité coûte cher aux apprenants. Selon les estimations de la fondation, sur les 1,6 milliard d’élèves dans le monde, près de la moitié, soit 711 millions, ne retourneront pas à l’école en 2020 (voir illustration). Cela équivaut à 300 milliards de journées d’école perturbées. Ce chiffre pourrait s’alourdir si de nouveaux pays envisagent de fermer leurs établissements.

Ahlam NAZIH    

 

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