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Culture

Chama Zaz, la diva des montagnes n’est plus

Par Amine BOUSHABA | Edition N°:5854 Le 30/09/2020 | Partager

Sa voix d’or ne résonnera plus à travers les tréfonds de la terre du pays de «Jebala» et des cimes des montagnes du Sud de son Rif natal. L’icône de la «Aïta jabalya», Chama Zaz n’est plus. Emportée par la maladie à l’âge de 70 ans, elle s’est éteinte, lundi 28 septembre, à l’hôpital  provincial de la ville de Taounate.

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 De son vrai nom  Chama El Hammoumi, l’artiste à la voix originale débutera son parcours artistique, sous divers pseudonymes avant d’adopter définitivement le nom de Chama Zaz ainsi que son fameux costume: La «fouta» jabalya, rayée, et la Taraza sur la tête (Ph. DR)

Née en 1953 dans la région de Taounate, précisément à douar «Rouf» dans la commune de Sidi Lmakhfi, au sein d’une famille paysanne démunie, Chama a eu un destin tragique, et assez banal dans les campagnes marocaines de ces années 60 du siècle dernier.

Mariée de force à l’âge de 14 ans avec un homme beaucoup plus âgé, qui décédera quelques années plus tard, l’abandonnant avec ses deux enfants à charge. Elle quittera son douar pour la ville de Taounate, n’étant plus capable de «sillonner ses pistes accidentées, de s’occuper de sa vache ou de prendre en charge son fils handicapé» déclarera-t-elle plus tard. Contre vents et marées, elle commence à chanter, puis à exceller dans cet art des montagnes le chant «Aayoua».

De son vrai nom  Chama El Hammoumi, l’artiste à la voix originale voire inclassable, débutera son parcours artistique, sous divers pseudonymes afin d’éviter les foudres de sa famille conservatrice, avant d’adopter définitivement le nom de Chama Zaz ainsi que son fameux costume: La  «fouta» jabalya, rayée, et la Taraza sur la tête.

Sa rencontre avec celui qui sera son mentor, le maître incontesté de la «Taktouka jabalya» lui permettra d’accéder à la notoriété, notamment dans la région du Nord, où elle enchaînera, mariages, baptêmes et fêtes populaires. Avant d’accéder à une gloire nationale entre soirées télévisées et festivals au Maroc et à l’étranger. Elle aura enregistré plus de 60 bandes et disques qui regroupent ses chansons les plus importantes en matière de la «Aïta jabliya». 

  Depuis le décès du maître en 2014, elle avouera avoir perdu le goût du chant, elle participera néanmoins, au minutieux travail de collecte et de documentation, réalisé par Brahim El Maznad, «L’anthologie des Chikhates et Chioukhs de l’Aïta» qui propose un panorama inédit de la réalité contemporaine d’un art populaire qui s’est perpétué au Maroc depuis la fin du XIXe siècle et qui perd à grande vitesse, ses gardiens du temple, les plus emblématiques.

A.Bo

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