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Economie

Ce que l'économie doit aux TPME

Par Franck FAGNON | Edition N°:5854 Le 30/09/2020 | Partager
Elles pèsent 586 milliards de DH de chiffres d'affaires et emploient 73% des salariés déclarés à la CNSS
Les structures de moins de 5 ans à l'origine de 80% des créations nettes d'emplois en 2018

Ces dernières années, l'actualité des microentreprises, TPE et PME (TPME) est très souvent liée aux délais de paiement puisqu'elles sont les principales à en souffrir. Elles sont aussi les premières à être ravagées par la pandémie du coronavirus et les mesures d'urgence sanitaire pour lutter contre la propagation du virus. Ce qu'on a tendance à oublier, c'est que ce sont ces entreprises qui font battre le pouls de l'économie.

Toutefois, plus de 60.000 entreprises, majoritairement des TPME, ont bénéficié de l'appui des pouvoirs publics notamment des prêts garantis pour faire face à leurs charges courantes suite à l'effondrement de leur chiffre d'affaires.

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La grande majorité des TPME sont des microentreprises (moins de 3 millions de DH de chiffre d'affaires) opérant dans le commerce, réparation d'automobiles et de motocycles et construction, des secteurs parmi les plus durement touchés par la crise aujourd'hui

En 2018, cette catégorie d'entreprises a réalisé un chiffre d'affaires de 586 milliards de DH, selon le premier rapport annuel de l'Observatoire de la TPME, soit 37,6% des revenus des entreprises du pays. Elles ont aussi généré 36,6% de la valeur ajoutée (120 milliards de DH) dont des parts majoritaires dans la construction, l'hébergement et la restauration et une répartition quasi équilibrée avec les grandes entreprises dans le commerce, réparation d'automobiles et de motocycles.

Surtout les TPME emploient 73% des effectifs déclarés à la CNSS, soit plus de 2,5 millions de personnes. Celles âgées de moins de cinq ans étaient à l'origine de 80% des créations nettes d'emploi en 2018 contre 9,1% pour les TPME de plus de 5 ans et 9,9% pour les grandes entreprises. Ces «soldats» sont un véritable pilier économique.

La grande majorité sont des microentreprises, c'est-à-dire des sociétés de moins de 3 millions de DH de chiffres d'affaires (85,3% des 208.919 des entreprises étudiées). Elles opèrent dans le commerce, réparation d'automobiles et de motocycles et construction, des secteurs parmi les plus durement touchés par la crise aujourd'hui.

Si les entreprises marocaines ont du mal à s'exporter (hors secteur financier) avec un chiffre d'affaires à l'international se limitant à 15,5% de leurs revenus, cette situation est plus marquée chez les TPME. Leurs exportations ont totalisé 68 milliards de DH en 2018, soit 11% de leur chiffre d'affaires. Cette part s'élève à  15% chez les grandes entreprises.

La fragilité de la situation financière de milliers d'entreprises les condamne presque avant l'âge de cinq ans. «L’examen de la situation financière des TPME fait ressortir plusieurs fragilités, particulièrement au niveau des entreprises de petite taille, en termes de structure bilantielle, de productivité et de rentabilité, qui les pousseraient à sortir du marché dans des délais assez courts», relève le rapport.

En moyenne, entre 2016 et 2018, la moitié des radiations concernent des entreprises de moins de cinq ans. Malgré les progrès effectués ces dernières années, l'accès au financement reste un frein pour de nombreuses TPME. Le challenge est d'arriver à surmonter les premières années d'existence pour pouvoir élargir sa palette de source de financement. Le taux d'accès au financement des entreprises s'améliore à mesure que l'âge augmente.

Avec moins de deux ans d'existence, difficile de miser sur le crédit bancaire pour croître, d'où l'importance du développement des sources alternatives. Le taux d'accès au crédit bancaire des entreprises de moins de 2 ans ressort à 9,5%. Il passe à 27,5% pour les structures de 2 à 5 ans et grimpe jusqu'à 63% pour les entreprises de plus de 10 ans. Globalement, le taux d'accès moyen global du crédit bancaire s'élève à 39,4% dont 16,2% pour les microentreprises, 55,4% pour les TPE, 85,4% pour les entreprises de taille moyenne et 86,6% pour les grands comptes.

F.Fa

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