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Economie

Industrie 4.0: Un projet pilote à Fès

Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5853 Le 29/09/2020 | Partager
UEMF, Fonzid, MCC… réunis en consortium pour sa réalisation
Objectif: créer un espace de valorisation et de transfert d’innovation
Une plateforme de 11 ha livrée en 2022 pour un coût de 104 millions de DH
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Le projet FSF sera composé d’espaces dédiés aux services de transfert de technologie, d’ingénierie, d’innovation, de R&D et de recherche technologique (R&T). La zone comprendra également la 1re usine modèle 4.0 au Maroc et 93 lots industriels destinés à des usines intelligentes

Voilà du concret pour relancer la dynamique économique dans la région Fès-Meknès. Les initiateurs du projet «Fez Smart Factory» (FSF), qui sera présenté aujourd’hui 29 septembre 2020, prévoient le démarrage d’exploitation de leur zone industrielle 4.0 vers fin mars 2022. Ce projet permettra de construire une ZI durable qui répond aux besoins d’amélioration de la productivité industrielle et des performances environnementales et sociales, grâce aux toutes dernières technologies. C’est le 1er projet du genre au Maroc pour cette industrie naissante, depuis son lancement en Allemagne en 2011. Décryptage.

■ Un consortium pour révolutionner l’industrie
L’université Euromed de Fès (UEMF) s’allie avec le Conseil de la région Fès-Meknès, l’union patronale de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM Fès-Taza) et la société Alten Delivery Center-Maroc, pour la réalisation du projet de la zone industrielle «Fez Smart Factory» (FSF). D’un investissement de 104 millions de DH, cette zone sera aménagée sur le campus de l’UEMF. Cofinancée en grande partie par l’agence Millennium Challenge Account-Morocco (MCA-Morocco) et la Région Fès-Meknès, la réalisation de ce projet sera prise en charge par le Fonzid à hauteur de 49,84%. «Nous sommes conscients des enjeux considérables de la 4e révolution industrielle pour la compétitivité de l’industrie marocaine et des effets inéluctables de cette révolution sur les équilibres économiques et sociaux de tous les pays, ceux en développement en particulier», indiquent les porteurs du projet. Réunis dans un consortium, ces derniers «ambitionnent, à travers le projet Fez Smart Factory, de contribuer à la préparation du Maroc à relever les défis de la 4e révolution industrielle qui, usant des technologies de l’internet des objets, de la robotique et cobotique, de la fabrication additive et de l’intelligence artificielle, sera à l’origine de disruptions inéluctables d’ordre économique, social et de division internationale du travail». En effet, l’avantage comparatif du coût de la main-d’œuvre non qualifiée, mis actuellement à profit par les pays en développement pour leurs échanges économiques internationaux, perdra de sa pertinence à court terme, et exigera de ces pays d’investir beaucoup plus dans la formation de ressources humaines qualifiées à même de maîtriser les hautes technologies mises en œuvre dans l’industrie 4.0.
 
■ Une unité pilote à l’UEMF
«En adossant ce projet à l’Université euro-méditerranéenne de Fès, nous sommes conscients de cette nécessité et parions sur la préparation des jeunes et des moins jeunes aux défis de la 4e révolution industrielle. Nous voulons aussi faire de ce projet une unité pilote pour l’étude, en grandeur nature, des transformations profondes dans les différents domaines attendus de cette révolution», soulignent les initiateurs du projet. Le projet FSF sera composé d’espaces dédiés aux services de transfert de technologie, d’ingénierie, d’innovation et de recherche & développement (R&D) et de recherche technologique (R&T), comprenant un incubateur, un accélérateur de startups, des sociétés d’ingénierie et des entités de R&D et de R&T. La zone comprendra également la première usine modèle 4.0 au Maroc et 93 lots industriels destinés à des usines intelligentes. S’étendant sur une superficie de 11 ha (propriété de l’UEMF), le projet FSF abritera également un bâtiment dédié aux services d’innovation pouvant accueillir environ 40 porteurs de projets, 30 startups, 10 sociétés d’ingénierie, 5 entités de R&D et R&T et une dizaine d’investisseurs dans le business center.
 
■ MCA, Fonzid, CGEM, Alten… des partenaires de choix
En créant ainsi un écosystème de l’industrie 4.0, l’UEMF, le MCA, le Fonzid, la CGEM, la société Alten et le Conseil régional veulent mettre en place un noyau d’usines intelligentes au sein du projet FSF. Ceci, à travers l’accompagnement de porteurs de projets et de startups bénéficiant de services d’ingénierie et de R&D de FSF, ainsi que de son usine modèle, pour qu’ils puissent développer, à leur tour, des unités 4.0. Mettre à profit l’écosystème FSF, à travers le Centre de valorisation, de transfert et d’innovation technologique (CVTIT) permettra d’accompagner les unités industrielles existantes de la région Fès-Meknès et du Maroc pour optimiser leurs performances industrielles, environnementales et sociales. Les secteurs industriels ciblés par les activités de «Fez Smart Factory» sont l’agroalimentaire, l’électrique/électronique, la mécanique/métallurgie, les énergies renouvelables, l’ingénierie digitale et intelligence artificielle, outre la confection textile et cuir. A terme, le projet FSF devrait générer plus de 5 milliards de DH d’investissements et plus de 5.000 emplois directs hautement qualifiés. Pour y parvenir, il profitera de l’appui des compétences de l’UEMF et de ses plateformes à la fine pointe de la technologie (la plus grande plateforme d’impression 3D du pays et la première École d’ingénierie digitale et d’intelligence artificielle en Afrique).

                                                                     

Montage financier

LE budget global prévisionnel du projet FSF s’élève à près de 104 millions de DH. L’Agence MCA-Morocco s’engage à contribuer au projet par un financement maximum de 51,82 millions de DH, soit 49,84% du budget global du projet estimé à la date de signature de l’accord de subvention, le 18 mai 2020. La contribution de l’UEMF (bénéficiaire de la subvention) représente un total de 31,85 millions de DH.
Le Conseil de la Région Fès-Meknès contribue également à hauteur de 20 millions de DH.

Youness SAAD ALAMI

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