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Economie

Budget 2021: Ce que propose l’Istiqlal

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5851 Le 25/09/2020 | Partager
L’Alliance des économistes estime que «le gouvernement ne réagit pas avec vigueur»
Des mesures pour accompagner les entreprises et préserver l’emploi
Exonérations fiscales pour la protection du pouvoir d’achat

Soutenir le tissu économique, sauvegarder l’emploi, préserver le pouvoir d’achat… L’Alliance des économistes istiqlaliens (AEI) estime que ces objectifs doivent constituer le fil conducteur de la prochaine loi de finances. Or, pour l’instant, «le gouvernement ne réagit pas avec la vigueur et le volontarisme nécessaires pour endiguer la crise», selon cette instance.

Pour ses membres, l’exécutif «ne rassure pas». Ils ont ouvertement critiqué les orientations de la lettre de cadrage du projet de loi de finances 2021. Celle-ci est marquée par «des coupes budgétaires sans précédent». In fine, «le gouvernement n’annonce que 20 milliards de DH d’engagements budgétaires directs», précise l’Alliance des économistes istiqlaliens.

Concrètement, la logique de l’équipe El Othmani «ne permet ni de dépasser la crise, ni de préserver les équilibres des comptes publics». Ce qui risque selon ce parti d’opposition, de pousser «le gouvernement à emprunter, dans des conditions de plus en plus difficiles, pour répondre à une dégradation socio-économique prévisible».

■ Comment activer la relance
Pour l’AEI, le gouvernement est appelé à accélérer la mise en œuvre du plan de relance, annoncé par le Souverain, doté de 120 milliards de DH. Ce montant «devrait être directement injecté par l’Etat en appui aux fonds propres des entreprises, publiques ou privées, impactées par la crise». Les économistes istiqlaliens estiment qu’il est «nécessaire de préciser les montants réels directement engagés par l’Etat à cet effet, leur programmation dans le temps et leur répartition territoriale et sectorielle».

                                                          

■ Préserver les emplois

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L’un des principaux objectifs du projet de loi de finances 2021 doit être lié à la sauvegarde des entreprises et la préservation des emplois. Cela doit passer, selon l’AEI, par la mobilisation des investissements de l’Etat, des collectivités locales et des entreprises publiques dans des projets productifs de valeur et créateurs d’emplois durables. Cela devra s’accompagner du «recours systématique à la préférence nationale». Les entreprises doivent bénéficier d’une série de mesures de soutien, selon cette instance. Il s’agit notamment d’exonération de tous droits et taxes des apports des associés pour augmenter les fonds propres d’une entreprise. Pour celles en difficulté, les économistes istiqlaliens proposent d’accorder aux repreneurs les mêmes avantages que ceux donnés aux nouveaux investisseurs. Parallèlement, les TPE doivent avoir un meilleur accès aux marchés publics, via une garantie de la CCG, qui a été transformée en Société nationale de garantie et de financement de l’entreprise. L’AEI plaide pour l’accélération de la mise en marche de ses nouvelles attributions, particulièrement en termes d’accompagnement et d’assistance technique. Pour ce qui est du secteur informel, cette instance plaide pour une régularisation sur la base d’une amnistie fiscale et sociale, en plus de l’accès aux programmes de financement en cours.

                                                          

■ Quid du pouvoir d’achat?

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Pour l’AEI, le PLF 2021 doit apporter des mesures concrètes pour la préservation du pouvoir d’achat. Cela devra s’accompagner du lancement urgent des outils liés à la généralisation de la couverture sociale. L’un des mécanismes mis en avant par cette structure: l’instauration d’une contribution professionnelle unique pour les forfaitaires et les auto-entrepreneurs, et permettre à leurs enfants d’accéder systématiquement aux bourses sociales d’études. Autre mesure proposée: relancer l’accès au logement, via des exonérations en faveur des acquéreurs, notamment en matière de TVA sur les intérêts des crédits immobiliers, sur les droits d’enregistrement… Dans le domaine fiscal, l’AEI plaide pour l’élargissement des tranches de l’IR, afin de réduire la pression sur les moyens et faibles revenus. Cela doit s’accompagner de la déduction, de la base imposable, des dépenses destinées à l’éducation des enfants. Les exonérations doivent également toucher, selon cette instance, la TVA sur toutes les dépenses de santé, dont les actes médicaux, les médicaments éligibles à l’AMO…

                                                          

■ Adapter l’organisation de l’Etat

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La préparation de l’avenir passe, selon les économistes istiqlaliens, par une série de mesures. Il s’agit notamment d’adapter l’organisation de l’Etat aux enjeux du digital. Pour l’AEI, l’effort budgétaire doit chercher notamment à créer une identité digitale du citoyen, notamment en misant sur le programme du Registre social unifié. La numérisation doit également couvrir les services publics, particulièrement les flux des données entre les administrations, en plus de la création de guichets uniques e-gov, jouant le rôle d’interface entre le citoyen et les e-services de l’Etat.

                                                          

■ Profiter des financements internationaux

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L’Alliance des économistes istiqlaliens estime que le Maroc peut profiter de la faiblesse des taux et de la largesse des différés ainsi que de la notation, jusqu’à présent favorables. L’idée est de «préempter des dizaines de milliards de DH en facilités de financement international, dont nous risquons d’avoir besoin dans les prochains mois». Ces efforts doivent s’accompagner de l’accélération de l’adoption de la nouvelle loi cadre fiscale, de la Charte des investissements et de la loi sur les partenariats public privé. C’est décisif, selon l’AEI, pour donner plus de visibilité aux acteurs économiques nationaux et aux investisseurs étrangers.

M.A.M.

 

 

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