×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

International

Protection sociale: Plus de 4 milliards de personnes exclues

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5848 Le 22/09/2020 | Partager
Les pays en développement auraient besoin d’investir environ 1.200 milliards de dollars
Objectif: garantir une sécurité en matière de revenu et en santé, selon l’OIT

Depuis le début de la pandémie de Covid-19, le fossé en matière de financement de la protection sociale a augmenté de près de 30%. C’est ce qu’indique une nouvelle étude de l'Organisation internationale du travail (OIT) intitulée «Déficits de financement de la protection sociale: estimations mondiales et stratégies à l'intention des pays en développement dans le contexte de la crise du Covid-19 et au-delà».

Il s’agit là de la conséquence des besoins accrus en services de santé et de sécurité en matière de revenu pour les personnes ayant perdu leur emploi pendant le confinement et de la réduction du PIB occasionnée par la crise.

La situation est particulièrement critique dans les pays à bas revenu qui auraient besoin de dépenser près de 16% de leur PIB pour combler le fossé existant, soit environ 80 milliards de dollars. Au niveau régional, le fardeau respectif pour combler l’écart est extrêmement lourd en Asie centrale et occidentale, en Afrique du Nord et en Afrique subsaharienne (entre 8 et 9% de leur PIB).

Déjà avant la crise sanitaire, la communauté internationale ne parvenait pas à respecter les engagements politiques et juridiques dans le domaine de la protection sociale qui avaient été pris lors de la crise financière de 2008. Actuellement, 45% seulement de la population mondiale est couverte de manière concrète par au moins une prestation en matière de protection sociale. Le reste de la population, soit plus de 4 milliards de personnes, n’en bénéficie pas.

Pour la seule année 2020, les pays en développement auraient besoin d’investir environ 1.200 milliards de dollars, soit en moyenne 3,8% de leur PIB, selon l’OIT. Et ce, afin de garantir au moins une sécurité minimale en matière de revenu, ainsi que l’accès à des services essentiels en matière de santé.

Des moyens innovants

Des mesures au niveau national et international afin de réduire les conséquences économiques de la crise ont permis de fournir une aide financière à court terme. Certains pays ont cherché des moyens innovants pour accroître l’espace budgétaire et permettre ainsi l’extension de la protection sociale. L’étude cite, par exemple, des taxes sur les profits réalisés sur les ventes des entreprises de haute technologie, l’imposition unitaire des sociétés multinationales, des taxes sur les transactions financières ou sur les billets d’avion. Alors que des mesures d’austérité commencent déjà à voir le jour et que la crise perdure, ces efforts sont plus urgents que jamais.

Fatim-Zahra TOHRY

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc