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Economie

Indemnité Covid-19/Tourisme: Le délai de déclaration prorogé au 24 septembre

Par Hassan EL ARIF | Edition N°:5844 Le 16/09/2020 | Partager
Trois périodes concernées: juillet, août et septembre
Grand cafouillage sur les listes des entreprises éligibles

Les opérateurs touristiques peuvent pousser un ouf de soulagement. Le dernier délai pour la déclaration de leurs salariés en arrêt temporaire de travail vient d’être prorogé au 24 septembre au lieu du 15 du même mois. Avec ce report, il faudra déclarer trois périodes à la fois: juillet, août et septembre.

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Les opérateurs touristiques regrettent que les mesures d’accompagnement des entreprises impactées par la crise économique n’aient pas été élargies à tout leur écosystème, notamment l’artisanat, fortement lié au tourisme, l’événementiel, l’animation touristique… (Ph. Jarfi)

Dès le départ, l’opération a été marquée par un grand cafouillage. L’adresse mail qui avait été communiquée aux opérateurs pour l’envoi de la liste de leur personnel, avec les numéros d'immatriculation à la CNSS, était saturée et ne pouvait plus recevoir de messages avant même l’expiration du délai fixé au samedi 5 septembre. Ce qui a suscité la panique chez les entreprises touristiques qui avaient attendu longtemps avant l’opérationnalisation de la mesure.

Il y a eu cafouillage également au niveau de la liste des entreprises éligibles et qui devait normalement être disponible chez le ministère de tutelle. Or, les listes des quatre activités concernées par l’indemnité Covid-19 sont curieusement  incomplètes ou incohérentes.

Pourtant, c’est le ministère du Tourisme qui délivre en amont l’autorisation d’exercice aux établissements d’hébergement, aux sociétés de transport touristique, aux agences de voyages et aux guides. Il est donc censé disposer de listes complètes (y compris le numéro d’adhésion à la CNSS) et actualisées.

Des dizaines de sociétés éligibles ne remontaient pas sur le portail CNSS en raison des discordances entre les listes. Du coup, le portail de la CNSS demandait aux voyagistes absents des listes de contacter la délégation du Tourisme de leur région et aux transporteurs touristiques d’envoyer un mail à l’adresse touristique. [email protected].

Pour l’instant, seuls les agents de voyages ont une liste actualisée. Pour les autres entités, c’est la pagaille. Dans certains cas, l’agrément (transport touristique) ou le classement (unités d’hébergement) est attribué aux propriétaires et non aux gérants. Ce qui explique  que le classement est au nom de l’enseigne et non de la société de gestion.

Géré par un comité de veille ad hoc, le dispositif reste incomplet. Surtout que le gouvernement n’a pas pensé à mettre en place un service dédié aux réclamations. Pour le cas de Marrakech, qui passe par une conjoncture économique catastrophique, les opérateurs se sont rués vers la délégation du tourisme qui leur a proposé d’envoyer leurs réclamations via le net. Le serveur vocal ne permet pas d’interactivité, sachant que sans accusé de réception, la réclamation risque d’être jetée aux oubliettes.

La confusion qui a marqué la mise en œuvre de la mesure d’accompagnement des entreprises touristiques impactées par la crise du coronavirus renseigne sur la qualité de l’information détenue par le gouvernement sur de larges pans de l’économie nationale et même par les organisations professionnelles. Par ailleurs, la non-actualisation des listes a des implications notamment en matière de collecte de la taxe sur la promotion touristique par l’ONMT et la taxe de séjour par les communes.

                                                              

Les quatre activités bénéficiaires

Le versement d’une indemnité forfaitaire de 2.000 DH aux salariés des entreprises touristiques constitue une composante du contrat-programme signé par le gouvernement avec les opérateurs. Le projet de décret-loi a été transféré, lundi 14 septembre à la Commission des secteurs sociaux depuis le 10 septembre.
La prorogation de cette mesure d’accompagnement de juillet à décembre prochain est conditionnée par le maintien par les entreprises éligibles de 80% des emplois. De plus, il faut enregistrer une baisse du chiffre d’affaires d’au moins 25%. Quatre activités sont éligibles: unités d’hébergement classées, transport touristique, agences de voyages et guides. Mais le reste de l’écosystème touristique reste exclu: événementiel,  bazars, loueurs de voitures, restauration touristique, animation touristique…

Hassan EL ARIF

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