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International

Industrie aéronautique: Comment Airbus gère la crise

Par Amin RBOUB | Edition N°:5843 Le 15/09/2020 | Partager
Le constructeur ajuste sa production d’avions à la demande
285 appareils livrés contre 74 pour l’américain Boeing

Airbus a livré 39 avions au cours du mois d’août. Un volume en baisse par rapport à juillet qui a enregistré 49 livraisons. Désormais, la tendance est de maintenir un rythme autour de 50 avions par mois jusqu’à fin 2020 (décembre prochain).

Ce qui est plutôt une bonne performance compte tenu de la conjoncture actuelle. En effet, même si le transport aérien mondial réduit la voilure, le constructeur Airbus a plutôt bien résisté depuis le début de la crise. Ceci dit, le scénario d’une rechute n’est pas écarté.

A l’instar de l’ensemble du secteur aéronautique, Airbus a été frappé de plein fouet par la crise sanitaire. Le constructeur a enregistré des annulations massives de commandes. Du coup, il s’est résolu à réduire de 40% la cadence de sa production en avril dernier. Mais quelques mois plus tard, la majorité de la flotte mondiale de ce constructeur a repris ses vols. En pleine saison estivale (juillet), l’avionneur a réussi à livrer  49 appareils. Ce qui correspond exactement aux prévisions du management, établies en avril.

Le PDG du groupe, Guillaume Faury, avait annoncé une réduction de la production (de 40%) et tablé sur un volume de 48 appareils par mois. Mais sur les mois d’avril, mai et juin, l’entreprise avait respectivement livré 14, 24 et 36 avions. Pour le mois d’août, le volume avoisine une quarantaine d’appareils, soit pratiquement les mêmes proportions durant le même mois de 2019 (42 unités). Sur les huit premiers mois de 2020, le constructeur a livré quelque 285 appareils contre 74 pour Boeing.

Globalement, même si à peine 25% des avions Airbus volaient en avril, ce taux est monté à  60, voire 65% lors du mois de juillet. Cette situation s’explique essentiellement par le positionnement de l’entreprise avec ses A320 et A220, surtout pour les vols domestiques ou encore ceux intra-européens. A l’international, ce sont surtout  les A350 ou encore le 787 de son rival Boeing qui ont tiré le marché vers le haut.

Toutefois, la  prudence reste de mise sur le reste de l’année, car la reprise des vols de l’activité aérienne ne se fait pas encore avec le volume de passagers attendus. Si cette tendance baissière du nombre de voyageurs se poursuiverait, les compagnies perdront encore plus d’argent d’ici la fin de l’année.

Ce qui risque de se traduire par des annulations de commandes, voire le recours à la location des avions ou encore l’acquisition d’appareils d’occasion auprès de compagnies en faillite.  Selon le baromètre Cirium, «avec 8.750 avions cloués au sol le 10 août, c’est le marché de l’occasion qui pourrait prendre son envol».

                                                                              

Plan social!

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Sur les huit premiers mois de 2020, le constructeur européen a livré quelque 285 appareils contre 74 pour Boeing (Ph. Komonews.com)

Aavant l’été, le constructeur européen Airbus avait annoncé la suppression de 3.600 postes à Toulouse. Ce qui représente le plus lourd tribut en France du plan social de l’avionneur européen. Parallèlement, plusieurs sous-traitants et équipementiers ont dévoilé des plans sociaux et autres licenciements économiques massifs dans le sud-ouest.
L’avionneur européen a également officialisé le lancement d’un plan social touchant sa filiale d’aménagement cabine, Airbus Interiors Services. Une centaine d’emplois sont menacés, soit 71% des effectifs.

                                                                              

Fret aérien: Une rapide reprise attendue

SELON l’IATA (Association internationale du transport aérien), le transport de fret aérien semble s’orienter vers une reprise rapide. Ce qui est de bon augure pour un secteur qui vivote depuis le début de la pandémie du coronavirus. D’après l’Association, le volume de marchandises transporté par avion-cargo ou dans les soutes des avions transportant des passagers était inférieur de seulement 13,5% en juillet 2020 par rapport à la même période en 2019. Par ailleurs, le trafic cargo Trans-Pacifique était même supérieur de 3,7% en juillet 2020 par rapport au même mois en 2019. «Le fret est sans doute l’une des rares lueurs d’espoir que nous voyons dans cet environnement très difficile», tient à préciser l’IATA. Pour 2020, l’Association internationale évalue le manque à gagner au niveau mondial à 419 milliards de dollars pour le transport aérien. Soit l’une des activités les plus touchées par la pandémie qui a cloué au sol la quasi-totalité de la flotte mondiale au plus fort de la crise. L’IATA ne prévoit pas de retour du trafic (aux niveaux de 2019) avant 2024.

A.R.

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