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Economie

Traitement Covid: Changement de cap

Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5837 Le 07/09/2020 | Partager
Le traitement doit démarrer sans confirmation virologique (PCR)
Objectif: éviter une aggravation des casObjectif: éviter une aggravation des cas
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Voilà une réponse aux patients qui attendaient d’être dépistés avant d’être soignés alors que leur situation risquait une véritable aggravation. La circulaire de Khalid Aït Taleb, datée du 2 septembre 2020, autorise le lancement du protocole du traitement avec ou sans PCR (Ph. L’Economiste)

Le ministère de la Santé vient de mettre à jour le protocole de prise en charge des cas d’infection au SARS-CoV-2. Le département de Khalid Aït Taleb a généralisé, le 2 septembre, une circulaire de la direction d’épidémiologie (070 DELM/00) préconisant l’accélération du traitement.

«Compte tenu de la situation épidémiologique nationale actuelle du Covid-19, et conformément aux recommandations du comité technique et scientifique consultatif de la prévention et du contrôle de la grippe et des IRA, le protocole de prise en charge des cas d’infection au coronavirus a été actualisé», écrit le ministre de la Santé aux directeurs des CHU leur demandant large diffusion.

L’objectif de cette mise à jour est, d’une part, réduire le délai de prise en charge en démarrant le traitement le plus rapidement possible et, d’autre part, améliorer les conditions de prise en charge des cas. «Ainsi, le protocole de traitement peut être lancé avec ou sans le test PCR», explique Dr Mohamed Mounir Mikou, réanimateur et anesthésiste, membre de la Société marocaine d’anesthésie, d’analgésie et de réanimation (SMAAR). Selon lui, «cette révision du protocole tend à réduire le délai séparant les premiers symptômes d’infection et le début du traitement… ce qui éviterait une aggravation de la situation des patients confirmés ou suspects».

En fait, chez le cas confirmé, toute personne chez qui une infection au Covid-19 a été attestée par une technique de diagnostic moléculaire (RT-PCR ou autre technique assimilée) doit être prise en charge. En outre, la circulaire du département de la Santé opte pour une nouvelle classification clinique des cas d’infection au SARS-CoV-2. Dans l’ordre, il y a les cas asymptomatiques qui ne présentent aucune manifestation clinique, puis les patients bénins avec des symptômes évocateurs de Covid-19 sans signes de pneumonie, ensuite les cas modérés (avec un ou plusieurs facteurs de risque), sévères (signes de gravité) et critiques. Ces derniers nécessitent une assistance respiratoire (invasive ou non invasive).

S’agissant du principe de base pour le traitement, pour tous les cas nécessitant une prise en charge thérapeutique, le traitement doit être prescrit conformément au protocole recommandé. «Le traitement doit être démarré le plus rapidement possible, sans confirmation virologique pour les cas probables et avant réception du résultat de la PCR pour les contacts présentant des comorbidités», lance Aït Taleb. Car, «attendre le résultat du RT-PCR pour démarrer le traitement, ne fait qu’augmenter le risque de complications, augmenter la probabilité du décès, et prolonger la durée de propagation du virus», ajoute le ministre.

                                                                        

Traitement

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Sur la question du protocole thérapeutique, un bilan pré-thérapeutique, comportant notamment un ECG, doit être éffectué au préalable pour éliminer toute contre-indication au traitement. A noter que les cas asymptomatiques (sans symptômes) sont mis sous traitement de première intention pendant une durée de 7 jours, avec un isolement d’une durée totale de 14 jours.

Pour leur part, les cas symptomatiques sont mis sous traitement de première intention pendant une durée de 10 jours, avec un isolement d’une durée totale de 14 jours. «La durée du traitement peut être prolongée de 5 jours, avant d’envisager le traitement de deuxième intention», selon la circulaire de la DELM.

Signalons enfin que le traitement de première intention est basé sur la chloroquine ou le sulfate d’hydroxychloroquine en association avec l’azithromycine, alors que le traitement de deuxième intention mise sur l’association du Lopinavir/Ritonavir pendant 10 jours.

                                                                        

Critères de guérison

Si les cas asymptomatiques ou symptomatiques sans aucun facteur de risque sont pris en charge à domicile, avec un suivi régulier de leur état de santé, afin de détecter précocement tout signe d’aggravation ou effet indésirable du traitement, les cas montrant des signes d’aggravation sont pris en charge en milieu hospitalier. Notons que les critères de guérison diffèrent. Pour les cas asymptomatiques, la guérison ne peut être évoquée qu’à l’issue des 7 jours de traitement, sans l’apparition du moindre symptôme évocateur de la maladie. En outre, pour les cas symptomatiques, la guérison est déclarée à l’issue de la période du traitement de 10 jours, avec absence de tout signe clinique et apyrexie pendant 3 jours consécutifs.

Youness SAAD ALAMI

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