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International

Des remèdes pour réduire les émissions de GES

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5835 Le 03/09/2020 | Partager
Intégrer les systèmes alimentaires dans les stratégies climatiques
90% des engagements de l'Accord de Paris ne permettent pas d'atteindre les objectifs

En prenant des engagements plus spécifiques pour transformer les systèmes alimentaires nationaux, les décideurs politiques peuvent améliorer les chances d'atteindre les objectifs climat et limiter le réchauffement de la planète à 1,5°C.

C’est ce que recommande «Enhancing Nationally Determined Contributions (NDCs) for Food Systems», un nouveau rapport publié par différentes institutions (Fonds mondial pour la nature, Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), EAT et Climate Focus).

Actuellement, les régimes alimentaires plus sains, les pertes et le gaspillage alimentaires sont largement ignorés, mais en les intégrant dans les plans climatiques nationaux, les décideurs politiques peuvent améliorer de 25% la contribution des systèmes alimentaires à l'atténuation et à l'adaptation climatique.

Dans le cadre de l'accord de Paris de 2015, les pays sont censés réviser ou soumettre à nouveau leurs contributions nationales tous les cinq ans. Cette année, les décideurs ont donc la possibilité d'adopter des solutions liées aux systèmes alimentaires. Regroupant tous les éléments et activités liés à la production, la transformation, la distribution, la préparation et la consommation des aliments, ces derniers représentent jusqu'à 37% de l'ensemble des émissions de gaz à effet de serre.

Si l'on poursuit ce statu quo, on épuisera à lui seul les budgets d'émissions compatibles de 1,5°C pour tous les secteurs. Bien que 89% des contributions déterminées au niveau national (CDN) mentionnent la production agricole, ces objectifs sont principalement inclus dans des objectifs plus larges liés à l’utilisation des terres.

D’autres actions, telles que la réduction des pertes et gaspillage alimentaires ou le passage à des régimes alimentaires plus durables, sont largement oubliés. Ceci alors qu'elles sont une opportunité unique de réduire les émissions de pas moins de 12,5 Gt CO2 équivalence, «ce qui revient à enlever 2,7 milliards de voitures de la circulation».

«La pandémie Covid-19 a mis en évidence la fragilité de nos systèmes d'approvisionnement alimentaire, des chaînes de valeur complexes aux impacts sur nos écosystèmes. Mais elle a également démontré que les entreprises et les individus sont prêts suite à cette crise de reconstruire différemment. Cette crise nous offre une chance de repenser radicalement notre façon de produire et de consommer les aliments», a indiqué Inger Andersen, Directrice Exécutive du PNUE.

«Par exemple, réorienter la consommation en réduisant de moitié le gaspillage alimentaire et en catalysant un changement vers des régimes alimentaires plus riches en plantes, est également un puissant outil d'atténuation du climat dont il faut tirer parti. C'est à nous de saisir cette opportunité et de mettre les systèmes alimentaires durables au cœur de la reprise verte», dit-elle.

                                                                     

Plusieurs actions identifiées

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La réduction du changement d'affectation des terres et la conversion des habitats naturels, ce qui pourrait réduire les émissions de 4,6 Gt CO2 eq par an.

De même, la réduction des pertes et des déchets alimentaires, qui représentent 8% de l'ensemble des émissions de GES, pourrait réduire les émissions de 4,5 Gt CO2 eq par an. Pourtant, seuls 11 pays mentionnent actuellement la perte alimentaire dans leurs plans et aucun ne tient compte du gaspillage alimentaire.

L'amélioration des méthodes de production et la réduction des émissions de méthane liés au bétail pourraient réduire les émissions de 1,44 Gt CO2 eq par an.

Mais des réductions bien plus importantes pourraient être réalisées en adoptant des régimes alimentaires plus sains et plus durables, avec une proportion plus élevée d'aliments d'origine végétale que d'aliments d'origine animale. Ce qui permettrait d'éviter des émissions de 8 Gt CO2 eq chaque année.

Aucun plan national actuel sur le climat ne traite explicitement de régimes alimentaires plus durables.

En 2021, dans le cadre de la Conférence des parties à la Convention des Nations Unies sur la Biodiversité (COP15), les dirigeants mondiaux peuvent convenir d'un «New Deal» pour la nature et les hommes, afin de stopper et d'inverser la perte de la biodiversité.

                                                                     

Financements de recherches
Pas le Maroc

Le ministère tunisien de l’éducation nationale a présenté vendredi 28 août 2020 les résultats obtenus avec le programme Horizon 2020. La Tunisie a obtenu pour 11 millions d’euros (120 millions de DH) de financements européens dans ce cadre. Il s’agit de programmes de recherche dans des domaines tels que «Food», Environnement et Sciences Humaines et Sociales, plus un nouveau venu le secteur de la sécurité. La Tunisie est 1ère parmi les partenaires de la région MENA en termes de financement obtenu dans Horizon 2020. Et elle est 8ème parmi les 16 pays associés à cette coopération d’un nouveau genre, commencée en 2014 au niveau européen, puis étendu à d’autres partenaires. Font partie du programme l’Algérie, la Turquie, des universités brésiliennes, américaines… Mais pas le Maroc.

Fatim-Zahra TOHRY

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