×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Rentrée scolaire: «Chaque école proposera ses scénarios aux parents»

Par Tilila EL GHOUARI | Edition N°:5833 Le 01/09/2020 | Partager
moulay-said-messaoudi-033.jpg

 «Tous les établissements doivent respecter les règles sanitaires et ne pas dépasser le nombre d’élèves autorisés par classe. Dans le cas contraire, ils risquent de perdre leur autorisation d’exercer», souligne Moulay Saïd Messaoudi, président de la Fédération marocaine de l’enseignement et de la formation privés (FMEFP) (Ph. MSM)

A quelques jours de la rentrée scolaire, les écoles sont en pleine organisation des plannings des cours en distanciel et présentiel.    Nombreux sont les parents toujours indécis. Ils s’inquiètent de l’aggravation de la situation épidémiologique, et se posent des questions sur la qualité des cours à distance, surtout que la première expérience n’a pas été très concluante à leurs yeux. «Il est vrai que nous n’étions pas familiarisés avec cette méthode d’enseignement. Cependant, la prestation s’est nettement améliorée au fil du temps. Les écoles se sont dotées d’outils pour assurer un enseignement de qualité», assure Moulay Saïd Messaoudi, président de la Fédération marocaine de l’enseignement et de la formation privés (FMEFP).

- L’Economiste: Comment sera organisée cette rentrée scolaire?
- Moulay Saïd Messaoudi:
Cette rentrée scolaire se tient dans un contexte très particulier. Le ministère de tutelle a présenté les lignes directrices de cette rentrée, à savoir: une offre en présentiel ou en distanciel, en laissant le choix aux parents d’opter pour la formule qui leur convient. Pour leur part, les écoles devront faire preuve d’ingéniosité afin de répondre au mieux aux différentes contraintes posées (préservation de la santé des apprenants, respect des orientations et objectifs pédagogiques, logistique, organisation…). Chaque école proposera, dans les jours à venir, ses scénarios aux parents.

- Si l’application des mesures sanitaires en classe peut être contrôlée, qu’en est-il des cours de récréation, du transport scolaire et autres?
- Chaque école devra, selon son architecture, ses espaces communs et le nombre d’élèves, définir des modes opératoires adaptés au contexte actuel et aux règles sanitaires. Cela comprendra l’organisation d’activités encadrées pour les plus petits, la délimitation d’espace dédiée, ou encore, la programmation de moments de pause dans les classes pour les plus grands. Au niveau du transport scolaire, l’autorité de tutelle, à savoir le ministère du Transport, en régit les normes et les règles auxquelles les écoles se conforment.   

- Pour les parents, la première expérience e-learning n’a pas été satisfaisante. Quels sont les moyens déployés pour remédier à cela?
- En effet, les professionnels ont été pris de court lors de la période de confinement. Nous n’étions pas familiarisés avec cette méthode d’enseignement. Cependant, la prestation s’est nettement améliorée au fil du temps. En partenariat avec des spécialistes en développement informatique, nous avons pris en main plusieurs écoles qui souhaitaient se mettre à niveau. Elles sont désormais munies de plateformes et d’outils collaboratifs qui permettront une meilleure gestion de l’enseignement à distance.

- Les demandes des parents peuvent dépasser le quota autorisé. Que prévoyez-vous pour ce cas?
- Nous ne parlons pas de quota, mais plutôt de règles sanitaires à respecter. Une classe de 60 m² ne prendra pas le même nombre d’élèves qu’une classe de 80 m². Toutes les écoles se doivent de respecter ces normes, sinon elles risquent de perdre leur autorisation d’exercer. En cas de forte demande, les établissements devront élaborer des emplois du temps qui tiendront compte des contraintes sanitaires et des objectifs pédagogiques.

- Les cours à distance ne sont pas évidents pour les plus petits. Que proposez-vous pour cette tranche d’âge?
- Pour les enfants de la maternelle la présence en classe et l’encadrement d’une éducatrice sont indispensables à la réussite de leur apprentissage et leur socialisation. Pour les parents contraints d’opter pour le distantiel, nous leurs proposerons des activités qui devront être encadrées soit par eux, soit par des éducatrices en distanciel.   

- Puisque le e-learning est reconduit, comment prévenir tout nouveau bras de fer avec les parents?
- La situation précédente (lors du confinement) a été imposée à tous. Actuellement, nous sommes mieux préparés. Les parents ont le choix d’envoyer ou pas leurs enfants à l’école, ou d’opter pour un enseignement hybride. Les emplois du temps seront adaptés en conséquence. 

                                                                   

90% des conflits parents/écoles résolus

e-learning-033.jpg

La formule e-learning proposée lors du confinement n’a pas été appréciée des parents. Conscientes de la situation, les écoles ont travaillé sur leur mise à niveau. Elles se disent «suffisamment outillées» pour délivrer un enseignement de qualité, cette fois-ci (Ph. Pexel)

Insatisfaits de la qualité de l’enseignement à distance et touchés par la crise économique, plusieurs parents n’ont pu ou ont refusé de s’acquitter des frais de scolarité du 3e trimestre de l’an dernier. Entre parents d’élèves et écoles, les tensions étaient vives.

Pour les apaiser, le ministre de l’Education nationale, Saaid Amzazi, a tenu des réunions avec les représentants du secteur de l’enseignement privé et la Fédération des associations des parents d’élèves.

«Suite à ces rencontres, les écoles ont appliqué des réductions allant de 30 à 70% pour les parents les plus impactés par la crise. Le traitement a été fait au cas par cas, selon la situation de chacun, et des gratuités ont aussi été accordées. Grâce à cette entente, je peux affirmer que 90% des conflits parents/écoles ont été résolus», assure Moulay Saïd Messaoudi, président de la FMEFP.

Propos recueillis par Tilila EL GHOUARI

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc