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Culture

Cinéma: Le 7e art marocain renaît de ses cendres au Brésil

Par Karim Agoumi | Edition N°:5831 Le 28/08/2020 | Partager
4 courts-métrages présentés cette semaine au Festival inter­national de São Paulo
«Clebs», «Et si les chèvres meurent»… Des oeuvres inti­mistes

En cette période d’agonie culturelle due à l’ouragan Covid, le cinéma marocain est plus affaibli que jamais. C’était sans compter sa participation cette semaine au 31e festival international de court-mé­trage de São Paulo. Un évènement figurant parmi les plus prestigieux du milieu, et auquel prendront part plusieurs films primés, ainsi que des réalisateurs de talent. L’occasion pour le 7e art «Made in Morocco» de rebondir et d’investir à nouveau la scène mondiale.

Prévu jusqu’au 30 août au sein de la plus grande ville brésilienne, cet évènement gratuit -accessible en ligne en raison des restrictions liées à la pandémie actuelle- est marqué par la participation de pas moins de 26 pays représentés par près de 212 films. Des productions rigoureuse­ment sélectionnées sur un total de plus de 3.000 courts-métrages, pour la pertinence du sujet abordé, mais également pour leur capacité à tou­cher émotionnellement parlant le spectateur.

Le Maroc y est plus exactement représenté par quatre films récem­ment ficelés par des talents du mi­lieu. Ainsi, le public aura l’occa­sion d’y visionner le court-métrage multi-récompensé «Clebs». Une production maroco-canadienne de 18 minutes de la réalisatrice Hali­ma Ouardiri, qui dépeint le quoti­dien d’un refuge animalier au sein duquel plus de 700 chiens attendent une famille adoptive, mais surtout un abri.

Une fiction à l’esthétique et à l’ambiance sonore particulièrement soignées, se voulant avant tout une métaphore faisant allusion aux mil­lions d’êtres humains à la recherche d’une terre d’accueil. Une oeuvre multi récompensée avant l’appari­tion du Coronavirus, ayant notam­ment décroché en février dernier l’Ours de Cristal du meilleur court métrage de la 70e édition du Festival international du film de Berlin.

Une participation qui servira de tremplin à ces productions

Autre réalisation également expo­sée, «Et si les chèvres meurent» de Sofia Alaoui, retrace l’histoire d’un berger de montagne obligé de braver neige et autres intempéries pour sur­vivre et sauver son bétail. Une oeuvre réaliste qui fait directement référence aux multiples difficultés quotidiennes auxquelles doit régulièrement faire face la population rurale marocaine.

Une participation qui servira de tremplin à ces productions maro­caines afin de se faire connaître au­près du public brésilien, mais égale­ment mondial. Un moyen également de valoriser le cinéma marocain mais surtout de le soutenir en ces mois dé­licats de crise, en mettant notamment sa principale fonction de «machine à rêves» au profit d’une population mondiale dévastée psychologique­ment, et plus que jamais en quête d’espoir.

Karim AGOUMI

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