×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Entreprises

Crise du Covid-19: L’heure des premiers bilans en Bourse

Par Franck FAGNON | Edition N°:5830 Le 27/08/2020 | Partager
La distribution automobile et le BTP fortement secoués
Envolée du coût du risque dans le secteur bancaire
Les investisseurs fixés après le bal des résultats semestriels

Après six mois d’activité dont trois marqués par le confinement pour enrayer la propagation du coronavirus, les entreprises cotées dressent un premier bilan des impacts. Si seulement quatre entreprises ont  émis une alerte sur les résultats semestriels, les communications financières d’autres émetteurs pour le compte du deuxième trimestre sont  à mettre dans la même case. Il faudra cependant attendre la deuxième quinzaine du mois de septembre pour se faire une idée précise des performances des sociétés cotées sur la première moitié de l’année.

bourse-030.jpg

Les prochaines semaines seront rythmées par les publications des résultats semestriels. Apathique depuis début juillet, le Masi cumule une perte de 16% depuis le début de l’année sous l’influence des secteurs Banques (-23%), Bâtiment et matériaux de construction (-20%), Télécommunications (-10%) et Agroalimentaire (-9%)

En attendant, pour une quinzaine d’entreprises non financières (dont Maroc Telecom, Marsa Maroc, Managem, Sonasid, HPS, Lydec, Disway, Auto Nejma) le chiffre d’affaires à fin juin a baissé de 1,7% à 30,6 milliards de DH. Cette résilience en apparence masque des situations variées selon les secteurs. La distribution automobile et le BTP notamment ont été fortement secoués par la crise sanitaire et les mesures pour contenir la propagation du virus. Les restrictions de déplacement et la dégradation de la situation financière des ménages et des entreprises ont fait chuter les immatriculations de véhicules au premier semestre.

Les ventes d’Auto Nejma ont plongé de 30% dont un repli de 38% sur la période avril-juin. Mais, l’incidence sur le chiffre d’affaires semestriel est atténué par la facturation au deuxième trimestre des véhicules utilitaires ayant fait l’objet de marchés exceptionnels signés en 2019. Au final, les revenus ont baissé de 11% à 950 millions de DH. Ils ont décroché de 26% à 471 millions de DH pour Ennakl qui a été confrontée à la même conjoncture en Tunisie.

L’autre secteur durement touché par la crise est le BTP. En attendant les résultats des cimentiers, ceux de Sonasid ont été plombés par l’arrêt total de la majorité des chantiers de construction. A la baisse des ventes s’ajoute un effet de prix défavorable. Le chiffre d’affaires du sidérurgiste s’est contracté de 34% à 1,2 milliard de DH.

Dans le même secteur, les autres entreprises cotées subissent aussi les effets de la conjoncture. Aluminium du Maroc a vu ses revenus s’effondrer de 30% tandis qu’ils ont décroché de 24% pour Afric Industries. La dégradation de l’environnement économique a également impacté les opérations des entreprises de logiciels et services informatiques au deuxième trimestre. Cependant, les premières ayant publié leurs indicateurs d’activité sont parvenues à améliorer leurs revenus sur la première moitié de l’année.

Parmi les entreprises vedettes du marché, on notera la hausse de 2,7% du chiffre d’affaires de Maroc Telecom à 18,3 milliards de DH. L’Ebitda a augmenté de 2,1% à 9,6 milliards de DH, laissant ressortir une marge d’Ebitda de 52,4%. Néanmoins, le groupe a révisé ses perspectives pour l’ensemble de l’année au regard des incertitudes liées à la crise. Il prévoit une légère baisse du chiffre d’affaires et de l’Ebitda en 2020.

La conjoncture devrait être plus difficile pour les entreprises financières. La production de crédit des banques a été dopée par les prêts Covid-19. Mais, la détérioration des perspectives économiques devrait entraîner une forte dégradation des portefeuilles des banques.

Les provisions pour mauvaises créances ont sensiblement augmenté après les premières publications dans le secteur. Le coût du risque a doublé chez BCP et a été multiplié par trois chez Crédit du Maroc. La crise sanitaire et la contraction de l’économie ont aussi de fortes répercussions sur les activités assurantielles.

Les performances du secteur seront aussi affectées par l’effondrement de la Bourse et la décision de nombreuses entreprises de réduire ou d’annuler la distribution de dividendes cette année. Saham Assurance prévoit une baisse de 14 à 18% de son résultat net social à fin juin.

C’est le même discours chez Wafa Assurance qui anticipe une baisse significative du résultat du 1er semestre 2020. En l’absence d’amélioration dans la conjoncture, les résultats annuels seraient fortement impactés, préviennent les deux compagnies. Toutefois, la solvabilité et la rentabilité à moyen long terme seraient préservées.o
F.Fa

 

Retrouvez dans la même rubrique

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc