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Régions

Comment les Tangérois confinés ont passé leurs vacances

Par Ali ABJIOU | Edition N°:5827 Le 24/08/2020 | Partager
Isolés en zone 2 depuis juin, certains se sont débrouillés pour partir en vacances
Les bus et taxis, peu surveillés, s’avèrent plus utiles que la voiture personnelle
Des moyens détournés pour se rendre à Tétouan, Martil, M’diq…
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Fermées, les plages sont désertes. Les hôtels disposant d’une piscine ont pu tirer leur épingle du jeu lors de ces vacances au goût particulier à Tanger  (Ph. Adam)

Pour Tanger, ville balnéaire, la saison estivale a toujours été synonyme de mer et de plage, sauf en 2020, année du coronavirus. Cet été, c’est bien la première fois que les habitants de la ville aux deux mers en seront privés. Tanger ayant été cataloguée en zone 2 depuis juin dernier, les plages sont restées fermées, provoquant ire et désespoir dans les réseaux sociaux. Alors comment faire pour pouvoir passer une journée à la plage?

A l’exception de la grande majorité des habitants qui ont pris leur mal en patience, quelques-uns ont eu recours au système D. L’une des premières tentatives a été la redécouverte des routes secondaires qui mènent vers les côtes des communes environnantes. Mais rapidement, les forces de police et la gendarmerie ont pu intercepter cette tendance qui a même permis la découverte des pistes utilisées jadis par les trafiquants de drogue et autres contrebandiers.

Très tôt, les habitants ont compris qu’essayer de passer en voiture, sans une autorisation exceptionnelle, impossible à décrocher, était irréalisable. Les autorités avaient signifié aux entreprises de ne pas octroyer d’autorisations de déplacement à leurs employés en dehors du cadre du travail, sous peine de lourdes sanctions.

Pour les jeunes, il suffisait de prendre le bus interurbain qui dessert les plages de la côte méditerranéenne s’étendant jusqu’à Ksar Sghir, le contrôle y était très limité pour ne pas dire inexistant. Pour les familles, c’était plus compliqué. Certains ont eu alors recours aux taxis interurbains dont la fréquentation avait baissé avec la crise du coronavirus.

Du côté de ceux souhaitant se rendre à Tétouan, l’autre ville balnéaire du Nord restée en zone 1 durant toute la durée du confinement, il suffisait de prendre un taxi jusqu’en Hakkama en milieu de route avant de prendre un deuxième tacot pour ne pas réveiller les soupçons. Comme cela, plusieurs familles ont pu se rendre dans les environs de Tanger, surtout à Tétouan, Martil et M’diq pour passer leurs vacances.

Certains ont même préféré tenter leur chance et passer avec leur voiture. Sauf de rares exceptions, la plupart ont été refoulés vers Tanger. Devant leur nombre de plus en plus important, les autorités ont même commencé à verbaliser les voyageurs ne disposant pas d’autorisation exceptionnelle de déplacement, une façon de calmer les ardeurs des vacanciers.

                                                                             

Pour les plus fortunés, les hôtels classés

Malgré la crise et la fermeture des frontières de la province aux touristes nationaux, certains hôtels de la ville de Tanger ont pu tirer leur épingle du jeu. Pour y arriver, ils ont eu recours tout naturellement aux clients locaux. Certains ont pu profiter des piscines des grands hôtels, même ceux situés en plein centre-ville pour un séjour un peu particulier. D’autres unités en périphérie de la ville ont pu bénéficier, elles aussi, de cette clientèle avec des offres promotionnelles discrètes. Selon un opérateur, le client local est très souvent oublié, mais il reste une niche de développement qui a montré son potentiel lors de cette crise sanitaire.

De notre correspondant permanent, Ali ABJIOU

 

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