×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

International

Quand l’éducation des jeunes se voit perturbée!

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5827 Le 24/08/2020 | Partager

Depuis le début de la pandémie, plus de 70% des jeunes qui étudient ou qui combinent études et travail sont durement touchés par la fermeture des écoles, des universités et des centres de formation. Le constat émane de l’Organisation internationale du travail (OIT) qui estime dans une récente étude que les «effets disproportionnés de la pandémie de Covid-19 sur les jeunes ont exacerbé les inégalités et risquent d’affaiblir le potentiel productif de toute une génération».

«La pandémie inflige de multiples chocs aux jeunes. Non seulement elle détruit leurs emplois et leurs perspectives d’emploi, mais elle compromet aussi leur éducation et leur formation et, au final, a de graves répercussions sur leur bien-être mental», prévient Guy Ryder, directeur général de l’OIT. «Face à cette situation, nous ne pouvons pas rester inactifs», dit-il.

Selon le rapport intitulé «Les jeunes et la Covid-19: impacts sur les emplois, l’éducation, les droits et le bien-être mental», 65% des jeunes disent avoir moins appris depuis le début de la pandémie en raison du passage de l’enseignement dispensé en salle de classe à l’enseignement en ligne et à distance durant le confinement.

Malgré leurs efforts pour poursuivre leurs études ou leur formation, la moitié d’entre eux pensent que la fin de leurs études sera repoussée et 9% estiment devoir peut-être les abandonner définitivement. La situation est encore pire pour les jeunes qui vivent dans les pays à faible revenu, où il ne leur est pas toujours facile d’avoir accès à internet, à des équipements et, parfois, à un espace chez eux pour travailler.

Cela met en évidence le large fossé numérique entre régions: «si 65% des jeunes issus des pays à revenu élevé ont pu suivre leurs cours en visioconférence, seuls 18% des jeunes vivant dans les pays à faible revenu ont pu continuer d’étudier en ligne». D’après la même source, «38% des jeunes ont des doutes quant à leurs perspectives de carrière. Et il est probable que la crise crée davantage d’obstacles sur le marché du travail et prolonge la période de transition entre la fin des études et le moment où les jeunes accèdent à leur premier emploi».

Certains ont déjà été directement touchés, un jeune sur six ayant été contraint d’arrêter de travailler depuis le début de la pandémie. Les jeunes tendent généralement à occuper des emplois dans des secteurs fortement touchés par la pandémie, en particulier les services de soutien, les services et les activités liées à la vente. Ce qui les rend plus vulnérables aux conséquences économiques de la crise sanitaire. 42% des jeunes qui ont continué à travailler ont vu leurs revenus diminuer.

                                                                                         

1 jeune sur 4 a fait du bénévolat durant la pandémie

Malgré les circonstances extrêmes, les jeunes utilisent leur énergie pour se mobiliser et s’exprimer dans la lutte contre la crise. D’après l’enquête, un jeune sur quatre a fait du bénévolat durant la pandémie. «Le fait de donner aux jeunes la possibilité d’exprimer leurs besoins et leurs idées dans les processus de prise de décision permet d’améliorer l’efficacité des politiques et programmes et leur offre l’occasion de participer à leur mise en œuvre», estiment les économistes. Ces derniers préconisent également des réponses politiques urgentes. Elles devraient consister entre autres à réintégrer sur le marché du travail les personnes qui ont perdu leur emploi ou subi une réduction de leur temps de travail. Il est question aussi de s’assurer que les jeunes bénéficient des prestations de l’assurance-chômage ainsi que des mesures destinées à stimuler leur santé mentale, que ce soit dans le cadre d’un soutien psychosocial ou d’activités sportives.

F.Z.T.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc